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Un peu de contexte : l’amour

Cet article est remonté dans mes flux.

C’est court, c’est concis, mais c’est aussi juste d’une certaine manière. Et pas forcément. Oui, ça m’est arrivé de jeter toutes mes forces à rendre les autres heureux, en espérant que ça me rende heureux moi-même. C’est d’ailleurs toujours le cas, pour le premier point. Mais ça fait longtemps que je ne crois plus que le bonheur des autres fera le mien. Non, il n’y a que moi qui puisse contribuer à mon bonheur. La vraie question est de savoir comment, et comment arriver à m’aimer.

Et là je rejoins mon coup de gueule précédent, à propos de ces auteurs qui me font chialer. Si ces histoires me touchent tout particulièrement, c’est parce qu’elles posent la bonne question, la question à laquelle je n’aurai jamais vraiment de réponse moi-même (c’est d’ailleurs souvent pour ça que les protagonistes de ces histoires trouvent la réponse à leur mort). Ai-je bien agit ? La question qui tue, d’autant plus que la notion de bien et de mal est tout sauf binaire.

Mais pour en revenir à moi, oui, c’est de ça dont j’ai besoin pour arriver à m’aimer. De savoir que j’ai bien fait. Appelez ça comme vous voulez, ma morale, mes convictions, ma propre définition de ce qui est bien, c’est le compas qui me guide vers ce que je dois faire ; c’est comme ça que je me retrouve à faire l’un de mes pires déménagement EVER, parce que je ne sais pas laisser mes amis dans la merde ; c’est comme ça que je me retrouve à taire ce que je pense, parce qu’en l’état, le dire à la personne qui en a besoin fera un carnage ; c’est comme ça que je me retrouve à avaler des quantités monstrueuses de travail au boulot, juste parce que j’ai le sentiment que je suis le plus à même de faire ce qui doit être fait.

Alors, où est-ce que je trouve ce self-love ? Qui pourra un jour me donner cette réponse ? Oh, on m’a déjà dit souvent que oui, j’ai fait ce qu’il fallait ; j’ai bien agi, que ça ait porté ses fruit ou non ; je suis un bon gars ®. Mais ce qui est vrai à un instant ne l’est plus forcement la minute qui suit. C’est l’image d’ensemble qui me donnera ce self-love. Sauf que je suis toujours en train de la dessiner, cette image d’ensemble, et je ne la finirai probablement jamais.

2 réponses sur « Un peu de contexte : l’amour »

Pourquoi terminer cette note sur un doute ?
Avec le recul que me donne le fait d’être maintenant de plain pied dans la cinquantaine, je pense qu’on se construit bien plus longtemps qu’on ne le croit, et l’estime de soi participe de cette construction. Lorsqu’on est ado, on pense que parvenu à la vingtaine, on sera adulte. Or entre vingt et trente, on est encore très jeune, et en pleine construction de soi-même. Personnellement, j’ai préféré ma quarantaine à ma vingtaine et, maintenant que j’entame la cinquantaine, je me trouve encore bien mieux, en bonne voie de réconciliation avec moi-même.
Et si j’ai bonne mémoire, c’est bien toi qui m’a dit qu’il fallait être bienveillant envers soi-même ? 😉

Oh mais je suis bienveillant avec moi même. Le fait que je ne trouve pas de réponse à ma question ne me fait pas dire que je suis quelqu’un de mauvais. Je m’estime à peu près bien (même si je suis de l’aveu de plein de gens trop critique vis-à-vis de moi-même.) Mais l’un n’empêche pas l’autre.
Et sinon, oui, j’ai moi aussi compris il y a quelques années qu’on ne s’arrête pas de grandir, de mûrir, d’évoluer. Encore que, certaines personnes sont capable de s’arrêter d’apprendre, et de stagner, mais j’essaye de ne pas en faire partie.

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