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Un jour comme les autres, un de plus

Couché à deux heures du matin, réveillé à six en pleine forme malgré moi (je sais pas comment je fais ça), ma première action de la matinée aura été de lire quelques chapitres de Transmetropolitan, d’abord parce que je l’ai recommandé à un ami, mais aussi parce que c’est l’une des œuvre que j’aime lire et relire, parce qu’avec le temps qui passe, elle est de plus en plus juste.

Et puis comme c’était un jour férié, j’ai repris ma routine matinale habituelle, juste histoire de dire que c’est pas parce que je bosse pas que je vais faire les choses différemment. Et je suis parti au jardin, parce qu’avec le temps qu’il y a eu, il y a de l’entretien à faire. Et histoire de me donner bonne conscience, j’ai aussi fini de creuser ma tranchée au fond du jardin pour replanter des haies d’ici Octobre. Autant dire qu’avec le temps qu’il fait en ce moment, j’ai perdu quelques litres de flotte dans l’affaire.

J’ai aussi pris un moment pour enfin mettre au point ma fixation modulaire pour un tableau que je bricolais depuis un moment :

C’est un tableau métallique sur lequel j’ai des dizaines de magnets avec des mots ou des bouts de mots pour faire un peu de texte, des fois que j’ai des envolées lyriques. Première déception, je n’ai pas de quoi écrire « Que la force soit avec toi ».

J’ai profité du soleil pour inviter mes voisins à déjeuner dehors, histoire de juste passer un petit moment ensemble et au calme. J’aurai bien besoin de calme en ce moment, mais ce n’est pas parti pour.

J’avais prévu cet après midi de ne rien faire de très intellectuel, comme tester Brave Fencer Musashi sur ma station d’émulation. Et je l’ai fait un moment. Genre une heure avant de recevoir un coup de fil de ma meilleure amie qui s’inquiétait de mon état actuel. Mon état actuel est bon, mais étrangement, en ayant raccroché trois heures plus tard, je ne suis pas sur de pouvoir en dire autant. Je sais que je ne suis pas le type le plus facile à cerner, mais force est de constater que même elle n’arrive pas à entrer dans ma tête. A croire que personne ne le peut. Et pourtant j’essaye d’être encore plus ouvert.

Le fait est que de son point de vue, je me montre très injuste avec tout un tas de personnes. Sauf qu’elle n’a pas réussi à mettre le doigt sur ce que je pense de ces personnes, malgré tout ce que j’ai pu en dire. Et pourtant j’ai été plutôt explicite. De la même manière, je sais que beaucoup de ces personnes s’inquiètent pour moi en ce moment. Mais ça devrait être à moi d’aller les voir pour leur expliquer mes problèmes ; parce qu’eux ne feront pas l’effort de mettre les pieds dans le plat, c’est moi qui doit m’en occuper. J’aimerai dire « très peu pour moi », et pourtant, j’ai envoyé encore quelques messages ce soir. Les réponses que j’ai eu jusqu’à présent sont pour beaucoup du all talk, no show, ce qui me fait dire que mouais, je vais pas non plus me faire du mal pour le plaisir de lui donner tort. Et étrangement, tout ces gens qui s’inquiètent pour moi savent très bien que je m’épanche pas mal ici (enfin, plus probablement sur mon ancienne adresse, mais ils ne la suivaient pas non plus).

Tout ça pourrait me laisser amer, mais je crois que j’ai réussi à dépasser tout ça. Les gens sont ce qu’ils sont, je n’en veux à personne de ne pas me comprendre, de ne pas arriver à se mettre à ma place. J’aime toujours mes amis, quand bien même je suis sur un chemin très différent du leur aujourd’hui. J’aime tous ces gens à qui je pourrai pourtant faire un tas de reproches, mais ça non plus, ça n’avancerai à rien à part provoquer du ressentiment. De toute façon, ce n’est pas à moi de corriger tout un chacun, avant tout parce que je suis peut-être celui qui a tort. Le fait est que je suis le seul à envisager cette possibilité. Mais je me libère de plus en plus facilement de toutes ces choses. J’ai maintenant une facilité extraordinaire à abandonner toutes ces choses qui me pèsent. Et c’est ce calme qui me définit aujourd’hui.

Mais pour le coup, ce soir je suis épuisé, physiquement et moralement. J’espère que ça me permettra de dormir plus de 4h, pour le coup. Si visiblement ça ne change pas grand chose, je reste persuadé que métaboliquement, ça serait mieux.

4 réponses sur « Un jour comme les autres, un de plus »

La fixation modulaire, c’est ce que les anglais appellent le « French cleat », ou traduit, le taquet français. Ca doit pas t’aider plus, dit comme ça. En fait j’ai un morceau de bois coupé en biseau à 45° fixé au mur (avec le biseau qui ramène vers le mur) et j’ai le biseau opposé qui est fixé au cadre. Ca donne une accroche très solide et accessoirement très droite. Et l’avantage c’est que je peux utiliser ça pour plein de supports différents, et que c’est facile de changer le support. Je prévois de faire ça de façon plus poussée dans mon entrée avec les prochains travaux, probablement début d’année prochaine.
Les haies, oui, je vais en mettre de nouvelles. Au fond du jardin, ça sera une haie de noisetiers, parce que ça pousse haut et c’est assez facile d’entretien (et c’est compostable, contrairement au thuya). Entre la cour et le jardin, ça sera une petite haie de hêtres, probablement. Et devant la maison j’aimerai bien une haie de charmilles.

Intéressant cette histoire de fixation modulaire, je vais aller regarder plus avant sur le net.
Sympa cette idée de faire des haies différentes ! 🙂

Regarde par ici : https://youtu.be/WYuoiefb2uk c’est comme ça que j’ai eu l’idée de l’utiliser pour plein de choses chez moi. Et vu que j’ai toujours plein de chutes de bois, c’est pas comme si je manquais de matière pour le faire.

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