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Peut-être que je me répète, ou peut-être pas…

L’humeur du moment est variable. Je parlais hier d’événements récents (dont je n’ai toujours pas envie de parler), et c’est un peu eux qui me font évoluer quelque part entre la sérénité et le blues (c’est pas pour rien que le surnom bleu est approprié, même s’il n’a jamais été pensé comme ça). C’est toujours un peu pénible, mais comme le dit un de mes dictons préférés, « pain is unavoidable, suffering is optional » (on dira ce qu’on veut, mais ces citations/dictons m’ont toujours aidé à garder la tête hors de l’eau), et ça, je le gère bien.

Donc non, je ne suis pas là pour parler de comment j’en suis là, parce que c’est un dilemme intérieur que je règle tout seul comme un grand pour l’instant. Je suis là parce que je repensais cet après midi à deux trois trucs qui m’ont toujours bien guidé, dont j’ai peut-être (ou peut-être pas) déjà parlé ici, mais qui sont toujours utiles à rappeler (et comme souvent, ça m’ancre bien les idées de l’écrire).

Ces piliers qui m’ont guidé jusqu’à présent, ils sont venus au fur et à mesure. Le premier que j’ai reconnu, c’est celui que j’ai nommé volonté (à défaut d’un meilleur terme, mais allez traduire un sentiment, c’est tout aussi compliqué que de traduire proprement mindfullness). A l’époque (ça remonte à quelques années), c’était pour moi une prise de conscience que j’avais plein d’envies, plein de projets, plein de rêves, et que si rien ne se passait, c’était entre autre parce que j’attendais que les choses arrivent, et je ne les provoquais pas assez. C’est là que j’ai compris que je devais trouver ma force dans ma capacité à vouloir suffisamment les choses pour faire en sorte qu’elles se réalisent. C’est aussi comme ça que j’ai arrêté de réfléchir et que j’ai commencé à faire ce que j’avais en tête.

Mais vouloir faire tout et n’importe quoi au fur et à mesure que les idées me viennent, c’est rarement un bon plan. C’est là que j’ai reconnu mon second pilier, que j’ai nommé (lui aussi à défaut d’un meilleur terme) équilibre. Parce que tout ce que je fais doit aller dans le sens de m’apporter l’équilibre entre ce que je veux et ce dont j’ai besoin. Ca veut dire parfois faire une pause pour prendre du recul, parfois savoir distinguer ce que je contrôle de ce qui n’appartient pas à mon contrôle, parfois de reconnaître que, toute aussi géniales qu’elles soient, parfois mes idées sont débiles. C’est comme ça que j’ai compris que ma volonté n’était pas aveugle et devait avoir un but, qui était de m’apporter la sérénité, la joie, cet équilibre entre l’objectif et les moyens déployés.

Star Trek to the rescue !

Et plus récemment, j’ai reconnu un troisième pilier. Parce que malgré tout ce que je savais déjà, ça ne signifiait pas que j’allais trouver ce que je cherchais (la révélation tardive…). Et malgré les échecs, il faut continuer. Mais pour ça, il faut un carburant qui nous pousse à ne pas baisser les bras, et je l’appelle l’espoir (mais ça aurait aussi bien pu être l’optimisme). Malgré tout, j’entretiens cette certitude que jour après jour, je m’améliore, que des choses merveilleuses vont m’arriver, et que ce que j’ai raté à un moment, je ne le raterai pas la prochaine fois que j’y serai confronté. C’est utopique, parfois illusoire, mais ça reste la plus belle motivation que j’ai trouvé, celle qui me pousse à afficher un sourire même quand quelque part au font de moi, ça fait mal.

« All will be well » — Saint Walker

4 réponses sur « Peut-être que je me répète, ou peut-être pas… »

Tiens, je ne connaissait pas cette maxime (pain is…..) et je la trouve pas mal. Je vais y réfléchir à tête reposée.
D’accord avec toi pour cette histoire de volonté (que, appliquée à moi-même, je qualifie plutôt d’organisation), et je suis d’accord, oh combien, sur le fait qu’il est nécessaire d’avoir des piliers, quels qu’ils soient, je pense qu’on a pas forcément tous les mêmes. Si tu as besoin de discuter, tu as mon adresse mail. L’humeur variable, comme tu le sais, je connais. Variable comme le temps en ce moment d’ailleurs, et ceci n’est peut-être pas tout à fait étranger à cela, du reste.

C’est con à dire, mais en fait mes piliers sont pensés en anglais : willpower, balance, hope, des termes qui évoquent Green Lantern pour le premier (et un lien avec ma dernière citation du coup) et Star wars pour les deux suivants (mais c’est ma vision des choses). Mais « organisation » est trop neutre pour moi et ne véhicule pas la résolution qu’on peut avoir à faire quelque chose.
Tu as aussi mon mail (et je sais que c’est compliqué pour toi aussi en ce moment), donc réciproquement, n’hésite pas non plus.

J’ai dit organisation, je voulais dire discipline en fait ! Comme le fait de me lever plus tôt qu’avant, par exemple. Volonté, j’ai toujours l’impression de n’en n’avoir aucune 🙁

Je te rassure, la volonté (dans le sens où on l’entend visiblement tous les deux ici) est une chose difficile à acquérir. C’est pour ça que c’est tellement satisfaisant quand on arrive à en faire preuve.

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