Modern-day currency

J’ai vainement tenté d’expliquer à mon libraire pourquoi il ne me trouvait pas sur Facebook, ni sur Twitter, ni sur les neuf dixièmes des réseaux sociaux (je fais acte de présence sur LinkedIn, mais vraiment juste pour la forme, et pour signaler aux collègues quand ils ont des bots dans leurs cercles). Après, je critique pas, c’est de l’avis de chacun. Lui me vante que j’y gagnerai d’être au courant des derniers événements (sauf que je les ai tous les vendredis soir à la boutique), moi je lui vante tout ce qu’il donne à ce système, et dont il se fout pas mal. C’est son droit.

Mais au delà du débat idéologique autour de la protection de la vie privée, je me suis rendu compte après coup que j’ai un autre angle d’attaque pour expliquer mon choix. En fait, et c’est plus vrai que jamais en ce moment, je dispose essentiellement de deux ressources qui, pour moi, sont essentielles : mon temps et mon attention. Et de ce que je peux en dire, tous les réseaux sociaux que je connais phagocytent ces deux ressources. C’est mon choix d’allouer mon temps et mon attention à d’autres sujets qui me semblent plus important.

Alors soyons clairs, je les alloue parfois à des trucs débiles, parfois à des trucs de peu d’intérêt, mais ça reste mon choix conscient, et un choix que j’assume. C’est moi qui décide quoi, et surtout qui, profitera de mon temps et de mon attention (ou le subira, c’est selon les personnes).

Modern-day currency

I see pandas everywhere

Dans la longue lignée de … 1 autre pièce chez moi, ma chambre a hérité d’une icône au dessus de la porte, à savoir un panda. C’est pas nouveau, ce panda là est présent depuis le début des travaux. J’aime bien la symbolique de l’animal, qui a l’air mignon, placide, herbivore, mais qui, s’agissant d’un ursidé, pourrait quand même te mettre en pièces sans y réfléchir. Et même si je ne me considère absolument pas comme un gros dormeur, ni quelqu’un capable de mettre en pièce une autre personne, au moins pour les personnes qui arrivent jusque là, ça rend la chambre assez facile à distinguer. Et aux personnes qui ont mis ça en corrélation avec le rythme d’accouplement du panda, j’ai répondu « Va mourir« .

Toujours est-il que j’avais envie, comme pour l’autre pièce, de prolonger cette ambiance à l’intérieur de la chambre, et surtout, faut pas se mentir, j’avais envie de peindre quelque chose de cool (à chacun sa définition du cool). Et quoi de plus cool qu’un panda samouraï ? Un panda ninja probablement… J’ai réalisé après coup que ça passerait probablement pour une inspiration WoW, quand bien même je n’ai jamais joué à WoW. Mais ça ne me gêne pas outre mesure, et puis, bon, le graphisme en est assez éloigné quand même (note : ce n’est pas moi qui ai dessiné tout ça à la base, j’ai honteusement copié le design, j’ai pas le talent nécessaire pour créer ça tout seul).

Voilà donc le rendu quasi final. J’ai peut-être quelques retouches à faire, mais plus grand chose. Et j’aime bien le rendu final. Surtout, j’aime bien le fait que ça reste relativement simple, et pas trop lourd visuellement (c’est pas l’envie qui me manquait d’en faire plus). La dernière étape sera d’installer la moustiquaire autour du lit. J’ai le temps, sur le principe, mais comme ça sera artisanal, il va me falloir du temps pour m’assurer que c’est étanche. Et si j’avais plein de possibilités pour sceller le tout, j’ai choisi de jouer avec des aimants en néodyme. Parce que je peux pas m’empêcher de jouer.

I see pandas everywhere

Les travaux de 2018 (qui s’éternisent un peu)

J’ai donné peu de nouvelles, parce que j’étais justement en train de bosser. Maintenant, mes travaux de 2018 touchent à leur fin…

Tous les meubles sont faits. Maintenant, j’attaque les finitions. J’ai fait les plinthes, la tringle à rideaux (qui n’étais pas fixée comme il fallait), et j’ai commencé la peinture. « La peinture ? », me diront les gens qui se souviendront que j’ai déjà passé des heures à peindre mes murs en blanc. Oui, mais voilà, J’avais envie de donner un petit air à cette pièce, en lien avec l’icône choisie au dessus de la porte…

Bon, il n’y a qu’une seule couleur pour l’instant. La suite viendra … par la suite !

Les travaux de 2018 (qui s’éternisent un peu)

My little T-Rex

Ca c’est le modèle souriant, mais ils sont pas tous comme ça… C’est des T-Rex après tout

Encore une heure passée au Fablab, pour faire des trucs qui… ne servent à rien mais que j’aime bien quand même. En l’occurrence, j’avais envie de faire ça, et je me suis dit après coup que je pourrai les distribuer à mes collègues qui ont des enfants. Bon, j’ai de la marge, parce qu’à fabriquer sans compter, j’en ai 52…

My little T-Rex

Quelques réalisations sur le minimalisme

Je suis à peu près convaincu qu’il y a autant de façon d’être minimaliste qu’il y a de minimalistes. Chacun sa façon de voir, chacun sa façon de ressentir, et de faire le ménage par le vide dans son bazar. Ou peut-être pas tant par le vide que ça. To each their own.

Mais c’est en commençant à faire le tri qu’on se rend compte la sérénité qu’on peut trouver dans l’absence d’objets, probablement plus que dans leur présence. C’est ce calme, cette satisfaction, et cette impression d’être un peu meilleur que j’ai finalement découvert avec le minimalisme. C’est presque aussi puissant pour moi que la créativité (mais j’avoue, créer garde la première place sur le podium de ma santé mentale).

Et j’entends qu’il y a des choses dont il est difficile de se débarrasser. Des choses personnelles, des choses liées à des émotions, des choses qu’on ne veut pas perdre. C’est là que je ressors souvent l’expression que m’a sortie une fois une amie : l’impermanence de choses. On peut l’interpréter de plein de façon différentes, mais moi je vois ça comme la non-nécessité de s’attacher de façon outrancière à tout un tas de choses.

Ma dernière réalisation (mais elle date un peu maintenant), aura été par rapport à justement, ces objets très émotionnels. Pour moi, ça aura été cette petite boite en carton (fabriquée à la main par quelqu’un qui avait un colis à m’envoyer) et qui contient tout un tas de lettres, de faire-parts, et de petits mots que j’ai reçu. Toutes ces choses qui me rappellent des bons moments, des bons amis, des bonnes amies, des événements uniques… Tout ça est parti au feu sans l’once d’un remord (au contraire, il faisait froid, j’avais besoin de quelque chose pour allumer le poêle à bois).

Parce que finalement… La plupart de ces amis, je ne les vois plus aujourd’hui. Les cartes postales de vacances, elles ne racontent rien de réellement intéressant. Les mots de la famille, on les a déjà eu de vive voix mille fois. Les événements passés appartiennent justement au passé. Je ne vénère pas mon passé. Je pense parfois à lui avec affection, mais sa place est derrière moi, là où il ne me prendra aucune de ces deux ressources qui me sont précieuses aujourd’hui : mon temps et mon attention.

Et honnêtement, si la seule fois où je repense à ces gens qui m’ont accompagné dans ces lettres, c’est quand je relis tout ça, c’est justement qu’ils ne font plus partie de mon présent, et seules les personnes auxquelles je peux penser sans tous ces reminders méritent que je me souvienne d’elles. Et il y en a un paquet.

Je n’ai pas besoin de tout ça pour penser à vous, je n’ai pas besoin de ça pour me rappeler des gens qui un jour m’ont aimé et pour une partie, m’aime toujours. J’ai besoin de ces personnes, pas de tout ces papiers. Comme me l’a appris la sémantique générale il y a une vingtaine d’années maintenant, la carte n’est pas le lieu, et les cartes postales ou les lettres ne sont pas les personnes.

Alors je n’ai pas de scrupule. Les trucs qui trainent au fond d’un tiroir ou d’un carton , et qui n’ont aucune réelle utilité pour moi, autant tout mettre au feu, et verser les cendres froides dans le potager pour alimenter ma récolte de l’année prochaine. De cette façon, ces personnes seront un peu plus proches de moi. Et mon chez moi sera un peu plus vide.

C’est aussi ça, ma vision du minimalisme.

Quelques réalisations sur le minimalisme

Pour bien commencer 2019

Des discussions que j’ai pu avoir hier soir, 2018 aura été épuisant pour tout le monde. Je n’aurai pas été le seul, mais j’ai été bien épuisé ces derniers temps. Que ce soit les fêtes de fin d’année, la prise de tête des cadeaux de Noël, le cancer de papa, les gens qui demandent mon attention, les gens qui demandent mon aide, et tous mes projets perso, autant de choses qui ont fait que la notion de repos est un peu rentré dans la catégorie « légende urbaine » pour moi. Mais on ne dit pas de moi que je suis cray-cray pour rien.

A tel point que, pendant le rituel 1er janvier où on se retrouve entre amis pour comater et regarder des films de merde, j’ai comme chaque année ramené mon PC (facile quand le rendez-vous est à 3m de chez moi), et j’ai bossé. Au programme cette année, de la sécurisation, et j’ai donc utilisé un outil qui m’est bien utile depuis un moment, à savoir Bitwarden, pour faire le tour de la plupart de mes mots de passe (Disclaimer : je ne suis pas payé par Bitwarden pour dire du bien d’eux, je trouve juste leur service parfait, et dans l’esprit du logiciel libre). Passer à 10, voir 12, voir 16 caractères pour mes mots de passe, en utilisant tous les caractères possibles, activer l’authentification double-facteur quand c’était possible, avoir un backup de ces authentifications, autant que possible, avec FreeOTP (un autre service qui ne me paye pas), s’assurer que chaque mot de passe est unique, supprimer les accès obsolètes, fusionner les doublons (en particulier quand il y a de l’authentification sur navigateur et sur Android), … Bref, j’ai été occupé jusqu’à 18h, mais je suis plutôt bien couvert, et si c’est pas impossible de hacker mes accès, c’est certainement plus compliqué que ça ne l’était.

J’ai aussi sérieusement commencé à limiter les accès de Google à mon activité en ligne. J’avais déjà eu la bonne idée d’utiliser des ROM Android alternatives (AOKP en ce moment), d’utiliser Qwant, Protonmail, Notes, j’ai commencé à utiliser MAPS.ME à la place de Google Maps, je commence doucement à chercher des solutions (idéalement open-source) pour synchroniser les contacts et le calendrier, et dans un registre assez similaire, j’aimerai bien trouver une alternative viable à Dropbox.

Et pour la partie plus personnelle, en dehors de la fatigue constante des derniers mois, j’ai quand même fait quelques belles avancées en 2018. Je suis toujours très loin de mes ultimes objectifs (et je ne parle pas des objectifs permanents qui par définitions ne sont jamais atteints), mais j’ai réussi à me sociabiliser plus que je ne le faisais auparavant, j’ai agrandi mon cercle de connaissances, et d’amis par la même occasion, j’ai amélioré mes méthodes de travail (et je ne parle pas que du côté professionnel), j’ai créé pas mal de choses, j’en ai accompli d’autres, et j’ai une bonne vision de ce que je peux encore améliorer, et de comment le faire. Alors on va rester positif pour cette nouvelle année, on va pas se mettre de pression inutile, on va déjà faire avec les projets en cours (et il y en a un paquet), et on laissera les choses se dérouler au fur et à mesure.

Pour bien commencer 2019

Pour bien finir 2018…

J’ai toujours plein de choses que je pourrai raconter ici, mais toujours aussi peu de temps pour écrire. Mais ça devrait doucement commencer à se calmer… pour un temps, du moins.

Les travaux dans ma chambre avancent enfin à nouveau quand je trouve assez de temps libre pour m’y attaquer. Mais il se pourrait que j’ai aussi un peu plus de motivation pour bricoler, maintenant que le père Noël m’a apporté un aspirateur industriel de chantier pour aspirer toute la sciure que je fais et qui se balade invariablement dans toute la maison. En attendant, j’ai quand même réussi à faire ça :

Bon, la luminosité est un peu pourrie, mais c’est justement parce que je photographie l’éclairage au plafond de ma nouvelle chambre. Plein de poutres pas trop mal fichues à 10cm du plafond, pour soutenir les rubans de LED qui éclairent le plafond (et pour donner un style, aussi, mais bon, ça c’est du goût de chacun).

Mis à part ça, Noël aura été très classique, et totalement prévisible, puisque pour éviter les impairs (et les bibelots qui finissent dans une caisse à la cave), je donne maintenant une wishlist à ma famille. Et comme je manquais d’idées, ma wishlist cette année était courte, juste, mais pas très originale, et finalement, ça aura été un simple week-end prolongé où je me débarrasse enfin des divers cadeaux que j’avais accumulé jusque là. Et où je récupère des objets pratico-pratiques pour moi.

Du coup, je commence à avoir pas mal d’idées pour l’année prochaine, et certaines idées que j’aimerai mettre en pratique encore cette année, dans les jours qui restent, même si ça s’annonce trèèès compliqué… Mais je ne suis pas effrayé par la difficulté, et ça me ferait du bien de ne pas reporter une énième fois ces choses là. On verra, je reste serein.

Pour bien finir 2018…

Registre créatif de Décembre

Avec tout ça, je n’ai pas été inactif en Décembre. Entre autres choses, j’ai fait ça :

Des mobiles/boules de Noël version Game Of Thrones pour mon neveu.
Des mobiles/boules de Noël My Little Pony pour ma nièce.
Des mobiles/boules de Noël chats pour ma soeur.
Des photophores chats (ok, ça se voit pas sur le second, j’ai merdé mon motif) pour ma soeur, toujours.
Une icône de panda au dessus de la porte de ma chambre. Ca sera le thème de la chambre.
Un porte-télécommande panda, parce que c’est le thème de la chambre, après tout.
Des tableaux pokemon d’inspiration sud-américaine, inspiré par la talentueuse Monarobot.

Et… c’est déjà pas mal pour l’instant. Il reste d’autres choses, mais rien qui ne doive être révélé avant Noël.

Registre créatif de Décembre