Un pas en avant et un pas en arrière

En parlant de mes projets de l’été, je disais que j’avais pas de photo de l’escalier devant chez moi avant que je vire le carrelage. J’avoue que j’oublie toujours de documenter d’où je pars. Mais une âme charitable m’a rappelé que pour ce qui est extérieur, si je ne pense pas à prendre des photos, d’autres s’en chargent pour moi. Par exemple Google Maps.

Bon, c’est vieux, et ça se voit parce que j’ai beaucoup plus de verdure aujourd’hui. Mais ça donne une idée.

Et l’étagère de la salle de bain est terminée. Elle est clairement pas tout à fait droite, et j’ai merdé un paquet de trucs qui sont excessivement bien camouflés. Mais ça fait bien le job, et …

On m’a fait remarquer qu’il y a un canard très heureux sur cette photo…

… j’ai pu accrocher mes mobiles pieuvres fabriqués il y a plus d’un an !

Un pas en avant et un pas en arrière

Les projets de l’été

Une rapide update sur les projets en cours. J’avais prévu de refaire l’auvent, et j’en suis maintenant aux finitions.

Bon, c’est pas super tendu, mais c’était juste pour montrer l’idée.

Reste à savoir comment planter un ou deux pieds de lierre pour mettre un côté végétalisé à la structure. Plus quelques autres finitions au fur et à mesure que j’y penserai.

J’avais aussi comme projet de refaire l’escalier de la porte d’entrée. Il y a pas beaucoup de marches, et c’est parti assez vite, mais bon, c’est quand même pas mal de boulot, pas mal de gravats, et surtout, j’ai découvert avec horreur le prix exorbitant des rebords de marches. Pour 8 marches, ça me coûte presque deux fois plus cher de faire les rebords que le reste du carrelage…

C’est moche, mais ça l’était encore plus avant.

Le dernier truc du moment, puisque de toute façon la météo ne me permet pas de bosser dehors en permanence, c’est de travailler une petite étagère pour ma salle de bain. Ou plus particulièrement pour ma douche. Parce que ma douche, tout autant que je l’apprécie, a été mal conçue, et elle est à peu près deux fois trop grande, avec la moitié de l’espace totalement inutile. J’ai cherché un temps une utilité à cet espace, et finalement, j’ai fabriqué une petite étagère.

Bon, ça n’est qu’un test-fit, je dois encore imperméabiliser le tout avant de le fixer.

C’est déjà pas mal de boulot pour l’instant, même si je vais devoir me trouver d’autres travaux d’intérieur, la météo ne s’arrangeant pas (même si la pluie m’arrange, en cela que je n’ai pas besoin d’arroser le jardin).

Les projets de l’été

Les mangeurs

J’avais parlé il y a maintenant un bon moment de ma nouvelle obsession pour la sculpture du bois. Ce que j’aime avec ça, tout comme avec la peinture de mes murs, c’est la sérénité que ce genre de travaille apporte. Ces tâches, probablement parce qu’elles exigent une forte concentration, font que je fais abstraction de tout le reste. Je suis seul, dans mon monde, avec mon œuvre (que, honnêtement, j’ai souvent copié d’ailleurs), et plus rien d’autre n’a d’importance que l’accomplissement de cette image que je vois sur un support brut. Le calme, la tranquillité d’esprit, et la solitude.

Et donc, en parlant de sculpture, j’avais volontairement éludé l’objet que j’étais en train de créer, parce qu’il s’agissait d’un cadeau. Qui est maintenant entre de bonnes mains. Souvent, quand je prépare des cadeaux pour les autres, je m’inspire de ce qui me plairait potentiellement. Et donc souvent je m’amuse à retravailler cette idée pour moi. Ici, ce que j’ai fait s’appelle un mangeur de cauchemars. C’est un objet issu d’un folklore imaginaire d’une BD qui n’aura pas rencontré son public et aura fini trop tôt (et du coup, mal, parce que bâcler une BD est trop souvent une mauvaise idée). Cet objet se présente sous la forme d’un bracelet, qui contient 7 figures représentant les mangeurs. On glisse le bracelet sous son oreiller, et ils mangent les cauchemars pendant la nuit, pour permettre au dormeur ou à la dormeuse de passer une bonne nuit. En résumé, c’est ça.

Si on met de côté l’aspect purement superstitieux, j’aimais bien l’idée, parce que tout rationnel que je suis, j’aime bien un peu de fantaisie. Au delà de ça, ça me semble un objet très personnel, c’est pour ça que j’ai jusqu’à présent essayé d’y mettre une part de la personne à qui ce bracelet était destiné. Donc en toute logique, quand j’ai fait le mien, j’ai joué sur mes références, et j’ai fait un peu n’importe quoi.

Il est un peu long, mais il est prévu pour faire deux tours.

Alors oui, j’ai mis un peu plus que 7 figures, parce que j’ai ressenti le besoin d’avoir des séparateurs, en particulier pour donner un peu plus de corps à l’objet. Et comme ça semble être un jeu pour beaucoup de monde autour de moi, jouons ici aussi. Qui ici (et à qui je n’ai pas déjà révélé la signification de mes 7 figures) sera capable de trouver à quoi elles font référence ? Si vous voulez, je prendrai des photos plus détaillées de chacune. Il y a certaines figures qui sont évidentes. Il y en a une qui est une interprétation très personnelle (et un peu déviée) mais étrangement, les gens la trouvent assez facilement. Il y en a une qui est totalement misleading, parce qu’elle ressemble un peu à une autre référence qui a fait les grands titres ces dernières années. Et il y en a une qui est une référence très obscure à un comics que je pensais que personne ne connaissait, mais au moins une personne l’a déjà trouvée. Donc techniquement, c’est jouable. Tentez votre chance si vous voulez, et si quelqu’un trouve, je m’arrangerai pour faire un cadeau, parce que ça sera un sacré accomplissement.

Quant aux perles qui séparent les figures, elles ont leur propre signification, mais je doute que qui que ce soit puisse la trouver. Alors disons simplement que c’est une façon de porter chance, d’encourager, d’apporter de bonnes choses. Ça aussi, c’est uniquement de la superstition, mais encore une fois, j’aime la fantaisie, et ça fait jamais de mal de souhaiter du bien.

Et ça ne surprendra pas forcement, j’ai maintenant des commandes. Alors bon, je travaille à mon rythme, et ça reste très personnel, donc ça va prendre du temps, surtout que j’ai envie de tester d’autres choses. Mais pas tout de suite, j’ai d’autres projets en cours pour le moment.

Les mangeurs

La prochaine étape

Avec l’accomplissement d’un des projets que j’ai à cœur qui approche, je me rends compte qu’étrangement, je ne me suis pas autant abruti dans mes projets que je ne l’imaginais. En fait, j’ai justement passé trop peu de temps sur mes projets, et trop de temps à répondre à toutes les sollicitations extérieures. Et c’est là que ma nature refait rapidement surface. Il arrive un moment où j’ai juste besoin d’être avec moi-même, et ce moment est arrivé. C’est pour ça que j’ai prévenu tout le monde : je prends mon mois d’Août pour moi. Non, je ne pars pas en vacances à l’autre bout du monde (en fait je n’ai pas de vacances tout court), non je ne vais pas m’isoler dans ma grotte ; je vais prendre le temps, tout seul. Rien de nouveau sous le soleil, c’est plus une découverte que plus je passe du temps à me sociabiliser, plus j’ai finalement envie d’être tranquille dans mon coin. Dont acte.
Et comme souvent, c’est à cette période que les choses changent. Quelque part, j’ai envie de dire que c’est pas nouveau non plus, que j’ai suffisamment raconté comment j’intègre le changement dans mon quotidien pour que ça en devienne une habitude (j’aime ce genre de paradoxe débile). Mais si j’aime le changement, il faut reconnaître que ce n’est pas (dans mon cas) une action permanente qui a lieu à chaque instant. C’est une évolution par plateau. Et me voilà devant cette falaise à gravir pour me réinventer à nouveau.
Alors je vais pas faire le détail de tout ce que j’ai envie de faire/devenir, je vais me contenter des grandes lignes. En gros, j’ai envie de développer mon empreinte écologique. Ça fait suite à tout un tas de lectures que j’ai eues, et qui, si elles n’ont pas révolutionné ma façon de voir les choses, ont mis en exergue un truc que je prêche depuis longtemps : chaque petite action, aussi simple soit-elle, contribue à plus grande échelle, et c’est pas parce qu’on n’arrive pas à mesurer ce qu’on accomplit au delà de la part infinitésimale que ça n’en vaut pas la peine.
Ma première réflexion touche à ma consommation. Ça fait déjà quelques années que j’ai commencé à faire du ménage par le vide, et à tendre vers une certaine forme de minimalisme, mais j’ai encore plus envie de dégager des choses de chez moi. Au delà de ça, ça passe aussi par une rationalisation de mes achats. Il y a certains efforts que je continue, comme la rationalisation de mes livres, où j’apprends à mieux détecter si un bouquin va me plaire au delà du pitch accrocheur. Ça ne fait pas forcément la joie de mon libraire, mais bon, j’ai déjà trop de bouquins qui semblaient bons au départ et me paraissent maintenant surfaits. De la même manière à l’atelier, j’ai envie de faire un grand ménage pour vraiment avoir le bon outil pour la bonne tâche. Mais plus distinctement, c’est mes courses ménagères que j’aimerai voir changer. Je crois avoir déjà parlé de comment je cherchais à adapter mes choix d’achats à la quantité d’emballage, mais je cherche à aller plus loin, à ne pas céder à la facilité ou à la simplicité ; j’ai envie de faire le marché plutôt que d’aller au supermarché ; j’ai envie de tester les magasins bio et les zéro déchets. Et globalement, j’ai envie de consommer mieux et moins. Ça va en faire hurler certains qui trouvent que je suis déjà un écolo limite extrémiste (oui, je retire toujours les agrafes des journaux pour les mettre au recyclage métallique). Et je m’en fous, j’ai envie d’en faire plus.
Ma seconde réflexion touche aussi ma consommation, mais de façon différente, puisque j’envisage de passer plus sérieusement à un régime végétarien. Je savais déjà que l’élevage intensif en général avait une empreinte carbone énorme comparé à l’agriculture. Et honnêtement, mon régime alimentaire était déjà proche de celui d’un végétarien. Concrètement, ça se résumera surtout à changer mes habitudes du midi, parce que la cantine du boulot ne facilite pas forcément la vie aux végétariens (encore moins aux vegans), et à réfléchir différemment quand je suis de sortie (fort heureusement, ça devrait arriver moins en Août). Et accessoirement, c’est un régime qui se prêt assez bien au recyclage des déchets (allez chercher des emballages recyclable pour de la viande, vous verrez que ce n’est pas simple). Et puis ça sera une bonne excuse pour céder à un truc que je pourrai bouffer à longueur de journée : les fruits secs !
Ma troisième réflexion est à plus long terme, mais comme c’est quelque chose qui se prépare, autant y réfléchir maintenant. J’ai toujours travaillé mon jardin par étape, mais je me rends compte que comme je passe plus de temps à l’intérieur, c’est surtout une excuse pour ne pas m’attaquer au sujet. Or j’ai dans mon jardin trois arbres : un petit lilas qui, certes, est joli et sent bon… une semaine par an, mais ne sert à rien ; un noisetier sauvage qui pousse depuis 35 ans contre le muret qui sépare mon jardin de celui des voisins, et qui fait de l’ombre à ma véranda ; un quetschier qui n’a jamais été entretenu et dont les fruits poussent maintenant presque tous hors de portée. Depuis que je suis là, j’ai envie d’abattre ces arbres, et de replanter d’autres choses. Je l’ai d’ailleurs déjà fait pour mes haies de thuya qui étaient un véritable enfer. Et si j’avais prévu de replanter (genre « un jour ») surtout des petits arbres fruitiers, j’ai fini par comprendre à quel point un grand arbre apporte de la fraîcheur en période de canicule, et mon plan actuel inclurait plus un tilleul, un érable champêtre, un mirabellier et un prunier. Mais surtout, j’envisage aussi pas mal de petits arbustes, des fleurs, et des plans divers pour permettre une meilleure biodiversité (et tant qu’à faire, on va viser les plantes mellifères, comme la lavande, le seringuât, la bruyère, les roses trémières, etc).
Ma dernière réflexion, elle, est pour l’instant plus floue. Parce que dans mes lectures, à la question « qu’est ce qu’on peut faire pour améliorer l’environnement », une des réponses régulières était « En parler autour de soi, encourager les autres à faire de petites choses eux aussi, etc ». J’ai pas envie de devenir un militant chiant, mais j’ai des opportunités à saisir. Par exemple, mes voisins mitoyens, et amis de longue date, veulent eux aussi virer des choses de leur jardin, et c’est à moi de les convaincre de replanter des choses, de pas juste bétonner leur gazon, et de les orienter pour avoir un peu de biodiversité. De la même manière, il faudrait que je trouve le temps de leur installer le composteur que je leur ai acheté il y a déjà deux mois… Et juste parce que je suis un connard, que mes voisins de l’autre côté sont un peu des intégristes du gazon anglais et se plaignent des feuilles qui volent jusqu’à chez eux, j’envisage de semer des chardons et plein d’autres plantes bien vivaces dans leur jardin (et j’ai quelques connaissances en seed bombs).
Comme je le disais au début, c’est pas parce qu’on accueille le changement sans crainte que c’est forcément facile de se réinventer. Et je sais qu’il va y avoir pas mal d’embûches sur le chemin. Ça serait d’ailleurs pas marrant s’il n’y en avait pas. Au moins je pourrai dire que j’ai essayé, et que j’ai pas fait semblant.

La prochaine étape

La grosse radio – suite

J’avais déjà parlé de la grosse radio, une web-radio qui tourne très régulièrement à la maison, en particulier pour le réveil. Je parlais déjà à l’époque de comment ça me faisait découvrir des artistes que je ne connaissais pas. Et ce matin, justement, j’entendais un truc qui me plaisait bien. J’ai trouvé la force de lever la tête avant que ça finisse pour voir de quoi il s’agissait (c’est bien fait, c’est affiché sur le petit écran de mon radio réveil)… et en fait il s’agit d’un groupe que je connais bien.

Ca m’a fait bizarre, parce que Skunk Anansie, c’est un peu ma jeunesse (qui d’ailleurs à pris un an de plus dans les dents aujourd’hui), et j’ignorais totalement qu’ils tournaient encore, tout comme j’ignorais qu’ils continuaient à sortir de nouvelles choses (ça parait pourtant évident).

Bref, ça aura été la bonne surprise du jour, et un titre de plus à mon immense playlist générale.

La grosse radio – suite

Une semaine après

Une semaine de congés, c’était pas du luxe, s’agissant de la première de l’année. C’était nécessaire. Et ça a été compliqué !

Comme prévu, je suis allé en région parisienne voir Phèdre. Ca s’est passé un peu comme je l’avais imaginé, c’est à dire pas terrible au début, puisque Phèdre et moi, on a la fâcheuse habitude d’être en opposition. Moi qui cherchait un peu de quiétude, j’ai eu droit à quelques pics de stress. Mais bon, au delà de ça, on arrive toujours à régler nos différents, à revenir sur des discussions constructives, et puis le cadre chez elle est franchement agréable, avec de la forêt à perte de vue de tous les côtés. J’ai donc pu remplir mon objectif principal, qui était de trouver quelques beaux bouts de bois pour faire un peu de sculpture.

Et quelques graines à replanter ici, pour la variété.

Parce que oui, je me suis trimballé une scie là bas !! Ca n’étonnera vraiment personne… J’ai même réussi à ne pas trop passer pour un psychopathe. J’avais aussi un bouquin à lire, et il n’aura pas beaucoup avancé parce que le premier soir, Phèdre m’aura mis sur les bras un bouquin d’organisation que je devais absolument lire. C’était finalement beaucoup de GTD en français, mais assez bien écrit pour que j’y trouve quelques idées d’organisation, et d’aménagement pour mes propres tâches. Je vais juste avoir besoin de plein de temps pour mettre ça en place.

Et du temps, je n’en aurai pas eu beaucoup, puisqu’à peine rentré, j’ai enchaîné les sorties, d’abord vendredi soir avec le trio de mes libraires d’origine (d’il y a 15 ans) que j’ai enfin pu rassembler à un même endroit et un même moment. Et le lendemain, un gros repas d’anniversaire chez l’ami dont l’épouse (et mon amie) nous a quitté le mois dernier, tellement gros repas que ça aura en fait été deux repas. Le tout suivi par l’anniversaire de l’Excalibur, mon bar de toujours à Strasbourg.

J’ai trouvé un peu de temps dimanche, finalement, mais entre la fatigue et la quantité de choses à préparer, j’aurai finalement assez peu avancé. Et les quelques bombes qui sont tombées au boulot en mon absence me laissent à penser que la semaine va être trop courte, comme d’habitude. Mais justement, j’ai l’habitude.

Une semaine après

What we can never have

J’aimerai dire que ma vie se résume à ça. Ca serait un horrible mensonge, parce que ma vie est un cirque, pleine de clowns, de fauves, d’acrobates, de tours de prestidigitation, dans un spectacle que je suis toujours heureux de pouvoir raconter. Mais ce soir, j’avais juste envie de n’entendre plus que ça pendant un instant.

What we can never have