Je ne suis pas toujours gentil

On me dit tout le temps que je suis gentil (bon, des fois on me dit « trop bon trop con »). J’estime qu’on n’est jamais assez gentil, et je reconnais aussi que j’ai une certaine empathie qui fait que je comprends assez bien ce que les gens peuvent faire ou dire sous le coup de l’énervement, de la fatigue, ou de la lassitude. Et je ne leur en tiens que rarement rigueur. Donc oui, je suis gentil. En général.

Les petits vieux qui habitent à côté étaient venus me voir l’an dernier, parce que le noisetier qui pousse contre leur clôture fait tomber des feuilles chez eux, et ça ruine leur gazon anglais. Et ils m’avaient gentiment demandé s’ils pouvaient couper les branches qui dépassaient. Je suis gentil, donc j’ai dit oui, de toute façon, la loi est de leur côté (l’arbre ayant 35 ans, ils ne peuvent pas me demander de le couper, mais ils peuvent se charger de ce qui est de leur côté). J’ai dit oui et je ne m’en suis plus occupé. Ils savent que je récupère le bois, donc je m’attendais à ce qu’il balancent les branches dans mon jardin. Et voilà que deux semaines plus tard, j’ai … des branches dans mon jardin. Genre beaucoup de branches. Genre des branches qui font 15 à 20cm de diamètre, et qui ont été coupées largement sous la ligne de la clôture, de mon côté (mon jardin n’est jamais fermé, et ils le savaient). Les petits vieux ont taillé dans le vif, et ils ont descendu la moitié du noisetier. Alors bon, ça m’a surtout fait chier parce que je pouvais pas tout laisser là, ça allait étouffer l’herbe. Je m’inquiétais pas trop pour le noisetier, qui pousse de toute façon comme la mauvaise herbe. Ils m’ont fait ça deux fois de suite, à deux semaines d’intervalle, et j’ai à chaque fois passé mon dimanche après midi à tout débiter et ranger. J’ai hésité à aller les voir pour râler, mais bon, j’aurai peut être du être plus clair. Et puis j’aime pas faire une scène pour ça. Et puis la vengeance est un plat qui se mange froid.

S’il y a des personnes qui se demandent la différence entre la pelouse et le gazon, c’est simple. Le gazon, c’est de la merde. C’est typiquement une à trois variété d’herbes différentes, qui assurent un look uniforme et cassent la biodiversité. La pelouse, à l’inverse, c’est une grande quantité d’herbes, de plantes, de fleurs, de végétaux, qui donnent un look plutôt anarchique, et assurent une biodiversité au top. Donc ma vengeance est toute choisie. Je suis en train de préparer quelques bombes végétales, à base de graines de chardon, de rhizomes de liseron, et d’autres plantes diverses et variées qui poussent trèèèèès bien et qui vont apporter une variété insoupçonnée au gazon de mes voisins. Parce que je suis gentil avec eux.

Je ne suis pas toujours gentil

Ça, c’est vraiment moi !

Ce soir, un instant devant mon PC, je me dis que comme je n’ai rien de planifié pour la soirée, je vais en profiter pour sauvegarder et mettre à jour mon serveur web. Mais d’abord, manger (il est 19h). Je vais donc à la cuisine, à me demander ce que je vais pouvoir faire. Avant de trouver mon repas du soir, je vois mon autocuiseur, et je me souviens qu’il ne marche plus. C’est vrai que je m’étais promis de le démonter pour voir si je pouvais le réparer. Tiens, je vais rajouter ça à ma liste des choses à faire ce soir, mais pour ça, il me faut mon tournevis et tous mes embouts. Qui sont à la cave. Je vais donc à la cave. Je vois mon tournevis et mes embouts, et je vois aussi deux planches sur lesquelles je travaillais cet après midi (more on that later), et que j’avais prévu de fixer ensemble. Tout à l’air sec, alors vite fait, je fais ça. Un coup de colle, quatre chevilles, une dizaine de serre-joints, et c’est parti. J’attrape le tournevis et les embouts, et je vois un grand bout de fil de fer. C’est vrai que je m’étais dit qu’il fallait que je me fasse une petite structure pour tordre un bout de bois vert. J’attrape le fil et une pince, et je remonte le tout.

Me voilà donc avec un ordi à backuper et upgrader, un autocuiseur à réparer, du fil de fer à tordre, mon repas du soir à faire, et il est 19h30. Faciiiile !!

L’autre histoire de la journée qui me représente bien, c’est justement que j’ai travaillé un peu mon bois cet après midi. Des planches issues de palettes que j’ai démontées et qui vont me servir à complètement autre chose. J’avais envie de tester une nouvelle technique pour assembler les planches, et j’ai ri quand j’ai monté mon équipement. L’idée était d’utiliser la défonceuse avec une tête un peu particulière :

A droite, une tête de défonceuse normale ; à gauche, le monstre que j’utilise.

L’idée était de rainurer les planches. C’est pas le truc le plus facile à faire, mais ça se tente. Et c’est là que l’histoire se corse. Plutôt que de romancer, je vais montrer le résultat :

Ca va marcher moins bien, forcément !

Inutile de dire qu’avec ce machine là en train de tourner dans la défonceuse, j’ai un peu eu peur que tout m’explose à la gueule. Heureusement, j’ai pu rapidement couper le contact, mais ça n’a pas été simple, parce que les vibrations de cette tête en rotation à un milliers de tout minutes, c’est coton.

Finalement, j’en suis revenu aux bonne vieilles chevilles, au moins celles là ne vont pas me péter à la figure.

Et pour finir, un projet qui touche à sa fin, l’escalier de l’entrée :

Depuis, j’ai fait les joints de carrelage, mais globalement, j’ai plus qu’à tout nettoyer.

Une journée bien remplie, donc.

Ça, c’est vraiment moi !

L’objectif vert

En dehors de mon objectif zéro-déchets et de ma transition végétarienne, j’ai aussi prévu de reverdir mon jardin et mon entrée. Ou du moins de le planifier. J’aimerai le faire l’année prochaine, mais d’une part c’est dur de se projeter à si longue échéance, d’autre part, j’ai forcément besoin d’un peu de temps pour trier les idées, et voir ce qui est faisable et ce qui est intelligent.

Mais une chose est sûre, c’est que mes premiers efforts pour passer d’une végétalisation purement décorative et esthétique, à une végétalisation plus raisonnée et à vocation écologique, ça a eu quelques effets. Il y a plus d’insectes. J’ai maintenant régulièrement des criquets, pas mal d’autres petits trucs, et étrangement ou pas, il y a aussi beaucoup de ça :

Des mantes-religieuse !

C’est déjà la quatrième que je vois cette année. Et la quatrième que je vois de ma vie, en fait. C’est à priori un bon indicateur du biotope. Ça me fait dire que finalement, mes actions vont dans le bon sens.

L’objectif vert

Un pas en avant et un pas en arrière

En parlant de mes projets de l’été, je disais que j’avais pas de photo de l’escalier devant chez moi avant que je vire le carrelage. J’avoue que j’oublie toujours de documenter d’où je pars. Mais une âme charitable m’a rappelé que pour ce qui est extérieur, si je ne pense pas à prendre des photos, d’autres s’en chargent pour moi. Par exemple Google Maps.

Bon, c’est vieux, et ça se voit parce que j’ai beaucoup plus de verdure aujourd’hui. Mais ça donne une idée.

Et l’étagère de la salle de bain est terminée. Elle est clairement pas tout à fait droite, et j’ai merdé un paquet de trucs qui sont excessivement bien camouflés. Mais ça fait bien le job, et …

On m’a fait remarquer qu’il y a un canard très heureux sur cette photo…

… j’ai pu accrocher mes mobiles pieuvres fabriqués il y a plus d’un an !

Un pas en avant et un pas en arrière

Les projets de l’été

Une rapide update sur les projets en cours. J’avais prévu de refaire l’auvent, et j’en suis maintenant aux finitions.

Bon, c’est pas super tendu, mais c’était juste pour montrer l’idée.

Reste à savoir comment planter un ou deux pieds de lierre pour mettre un côté végétalisé à la structure. Plus quelques autres finitions au fur et à mesure que j’y penserai.

J’avais aussi comme projet de refaire l’escalier de la porte d’entrée. Il y a pas beaucoup de marches, et c’est parti assez vite, mais bon, c’est quand même pas mal de boulot, pas mal de gravats, et surtout, j’ai découvert avec horreur le prix exorbitant des rebords de marches. Pour 8 marches, ça me coûte presque deux fois plus cher de faire les rebords que le reste du carrelage…

C’est moche, mais ça l’était encore plus avant.

Le dernier truc du moment, puisque de toute façon la météo ne me permet pas de bosser dehors en permanence, c’est de travailler une petite étagère pour ma salle de bain. Ou plus particulièrement pour ma douche. Parce que ma douche, tout autant que je l’apprécie, a été mal conçue, et elle est à peu près deux fois trop grande, avec la moitié de l’espace totalement inutile. J’ai cherché un temps une utilité à cet espace, et finalement, j’ai fabriqué une petite étagère.

Bon, ça n’est qu’un test-fit, je dois encore imperméabiliser le tout avant de le fixer.

C’est déjà pas mal de boulot pour l’instant, même si je vais devoir me trouver d’autres travaux d’intérieur, la météo ne s’arrangeant pas (même si la pluie m’arrange, en cela que je n’ai pas besoin d’arroser le jardin).

Les projets de l’été

Les mangeurs

J’avais parlé il y a maintenant un bon moment de ma nouvelle obsession pour la sculpture du bois. Ce que j’aime avec ça, tout comme avec la peinture de mes murs, c’est la sérénité que ce genre de travaille apporte. Ces tâches, probablement parce qu’elles exigent une forte concentration, font que je fais abstraction de tout le reste. Je suis seul, dans mon monde, avec mon œuvre (que, honnêtement, j’ai souvent copié d’ailleurs), et plus rien d’autre n’a d’importance que l’accomplissement de cette image que je vois sur un support brut. Le calme, la tranquillité d’esprit, et la solitude.

Et donc, en parlant de sculpture, j’avais volontairement éludé l’objet que j’étais en train de créer, parce qu’il s’agissait d’un cadeau. Qui est maintenant entre de bonnes mains. Souvent, quand je prépare des cadeaux pour les autres, je m’inspire de ce qui me plairait potentiellement. Et donc souvent je m’amuse à retravailler cette idée pour moi. Ici, ce que j’ai fait s’appelle un mangeur de cauchemars. C’est un objet issu d’un folklore imaginaire d’une BD qui n’aura pas rencontré son public et aura fini trop tôt (et du coup, mal, parce que bâcler une BD est trop souvent une mauvaise idée). Cet objet se présente sous la forme d’un bracelet, qui contient 7 figures représentant les mangeurs. On glisse le bracelet sous son oreiller, et ils mangent les cauchemars pendant la nuit, pour permettre au dormeur ou à la dormeuse de passer une bonne nuit. En résumé, c’est ça.

Si on met de côté l’aspect purement superstitieux, j’aimais bien l’idée, parce que tout rationnel que je suis, j’aime bien un peu de fantaisie. Au delà de ça, ça me semble un objet très personnel, c’est pour ça que j’ai jusqu’à présent essayé d’y mettre une part de la personne à qui ce bracelet était destiné. Donc en toute logique, quand j’ai fait le mien, j’ai joué sur mes références, et j’ai fait un peu n’importe quoi.

Il est un peu long, mais il est prévu pour faire deux tours.

Alors oui, j’ai mis un peu plus que 7 figures, parce que j’ai ressenti le besoin d’avoir des séparateurs, en particulier pour donner un peu plus de corps à l’objet. Et comme ça semble être un jeu pour beaucoup de monde autour de moi, jouons ici aussi. Qui ici (et à qui je n’ai pas déjà révélé la signification de mes 7 figures) sera capable de trouver à quoi elles font référence ? Si vous voulez, je prendrai des photos plus détaillées de chacune. Il y a certaines figures qui sont évidentes. Il y en a une qui est une interprétation très personnelle (et un peu déviée) mais étrangement, les gens la trouvent assez facilement. Il y en a une qui est totalement misleading, parce qu’elle ressemble un peu à une autre référence qui a fait les grands titres ces dernières années. Et il y en a une qui est une référence très obscure à un comics que je pensais que personne ne connaissait, mais au moins une personne l’a déjà trouvée. Donc techniquement, c’est jouable. Tentez votre chance si vous voulez, et si quelqu’un trouve, je m’arrangerai pour faire un cadeau, parce que ça sera un sacré accomplissement.

Quant aux perles qui séparent les figures, elles ont leur propre signification, mais je doute que qui que ce soit puisse la trouver. Alors disons simplement que c’est une façon de porter chance, d’encourager, d’apporter de bonnes choses. Ça aussi, c’est uniquement de la superstition, mais encore une fois, j’aime la fantaisie, et ça fait jamais de mal de souhaiter du bien.

Et ça ne surprendra pas forcement, j’ai maintenant des commandes. Alors bon, je travaille à mon rythme, et ça reste très personnel, donc ça va prendre du temps, surtout que j’ai envie de tester d’autres choses. Mais pas tout de suite, j’ai d’autres projets en cours pour le moment.

Les mangeurs

La prochaine étape

Avec l’accomplissement d’un des projets que j’ai à cœur qui approche, je me rends compte qu’étrangement, je ne me suis pas autant abruti dans mes projets que je ne l’imaginais. En fait, j’ai justement passé trop peu de temps sur mes projets, et trop de temps à répondre à toutes les sollicitations extérieures. Et c’est là que ma nature refait rapidement surface. Il arrive un moment où j’ai juste besoin d’être avec moi-même, et ce moment est arrivé. C’est pour ça que j’ai prévenu tout le monde : je prends mon mois d’Août pour moi. Non, je ne pars pas en vacances à l’autre bout du monde (en fait je n’ai pas de vacances tout court), non je ne vais pas m’isoler dans ma grotte ; je vais prendre le temps, tout seul. Rien de nouveau sous le soleil, c’est plus une découverte que plus je passe du temps à me sociabiliser, plus j’ai finalement envie d’être tranquille dans mon coin. Dont acte.
Et comme souvent, c’est à cette période que les choses changent. Quelque part, j’ai envie de dire que c’est pas nouveau non plus, que j’ai suffisamment raconté comment j’intègre le changement dans mon quotidien pour que ça en devienne une habitude (j’aime ce genre de paradoxe débile). Mais si j’aime le changement, il faut reconnaître que ce n’est pas (dans mon cas) une action permanente qui a lieu à chaque instant. C’est une évolution par plateau. Et me voilà devant cette falaise à gravir pour me réinventer à nouveau.
Alors je vais pas faire le détail de tout ce que j’ai envie de faire/devenir, je vais me contenter des grandes lignes. En gros, j’ai envie de développer mon empreinte écologique. Ça fait suite à tout un tas de lectures que j’ai eues, et qui, si elles n’ont pas révolutionné ma façon de voir les choses, ont mis en exergue un truc que je prêche depuis longtemps : chaque petite action, aussi simple soit-elle, contribue à plus grande échelle, et c’est pas parce qu’on n’arrive pas à mesurer ce qu’on accomplit au delà de la part infinitésimale que ça n’en vaut pas la peine.
Ma première réflexion touche à ma consommation. Ça fait déjà quelques années que j’ai commencé à faire du ménage par le vide, et à tendre vers une certaine forme de minimalisme, mais j’ai encore plus envie de dégager des choses de chez moi. Au delà de ça, ça passe aussi par une rationalisation de mes achats. Il y a certains efforts que je continue, comme la rationalisation de mes livres, où j’apprends à mieux détecter si un bouquin va me plaire au delà du pitch accrocheur. Ça ne fait pas forcément la joie de mon libraire, mais bon, j’ai déjà trop de bouquins qui semblaient bons au départ et me paraissent maintenant surfaits. De la même manière à l’atelier, j’ai envie de faire un grand ménage pour vraiment avoir le bon outil pour la bonne tâche. Mais plus distinctement, c’est mes courses ménagères que j’aimerai voir changer. Je crois avoir déjà parlé de comment je cherchais à adapter mes choix d’achats à la quantité d’emballage, mais je cherche à aller plus loin, à ne pas céder à la facilité ou à la simplicité ; j’ai envie de faire le marché plutôt que d’aller au supermarché ; j’ai envie de tester les magasins bio et les zéro déchets. Et globalement, j’ai envie de consommer mieux et moins. Ça va en faire hurler certains qui trouvent que je suis déjà un écolo limite extrémiste (oui, je retire toujours les agrafes des journaux pour les mettre au recyclage métallique). Et je m’en fous, j’ai envie d’en faire plus.
Ma seconde réflexion touche aussi ma consommation, mais de façon différente, puisque j’envisage de passer plus sérieusement à un régime végétarien. Je savais déjà que l’élevage intensif en général avait une empreinte carbone énorme comparé à l’agriculture. Et honnêtement, mon régime alimentaire était déjà proche de celui d’un végétarien. Concrètement, ça se résumera surtout à changer mes habitudes du midi, parce que la cantine du boulot ne facilite pas forcément la vie aux végétariens (encore moins aux vegans), et à réfléchir différemment quand je suis de sortie (fort heureusement, ça devrait arriver moins en Août). Et accessoirement, c’est un régime qui se prêt assez bien au recyclage des déchets (allez chercher des emballages recyclable pour de la viande, vous verrez que ce n’est pas simple). Et puis ça sera une bonne excuse pour céder à un truc que je pourrai bouffer à longueur de journée : les fruits secs !
Ma troisième réflexion est à plus long terme, mais comme c’est quelque chose qui se prépare, autant y réfléchir maintenant. J’ai toujours travaillé mon jardin par étape, mais je me rends compte que comme je passe plus de temps à l’intérieur, c’est surtout une excuse pour ne pas m’attaquer au sujet. Or j’ai dans mon jardin trois arbres : un petit lilas qui, certes, est joli et sent bon… une semaine par an, mais ne sert à rien ; un noisetier sauvage qui pousse depuis 35 ans contre le muret qui sépare mon jardin de celui des voisins, et qui fait de l’ombre à ma véranda ; un quetschier qui n’a jamais été entretenu et dont les fruits poussent maintenant presque tous hors de portée. Depuis que je suis là, j’ai envie d’abattre ces arbres, et de replanter d’autres choses. Je l’ai d’ailleurs déjà fait pour mes haies de thuya qui étaient un véritable enfer. Et si j’avais prévu de replanter (genre « un jour ») surtout des petits arbres fruitiers, j’ai fini par comprendre à quel point un grand arbre apporte de la fraîcheur en période de canicule, et mon plan actuel inclurait plus un tilleul, un érable champêtre, un mirabellier et un prunier. Mais surtout, j’envisage aussi pas mal de petits arbustes, des fleurs, et des plans divers pour permettre une meilleure biodiversité (et tant qu’à faire, on va viser les plantes mellifères, comme la lavande, le seringuât, la bruyère, les roses trémières, etc).
Ma dernière réflexion, elle, est pour l’instant plus floue. Parce que dans mes lectures, à la question « qu’est ce qu’on peut faire pour améliorer l’environnement », une des réponses régulières était « En parler autour de soi, encourager les autres à faire de petites choses eux aussi, etc ». J’ai pas envie de devenir un militant chiant, mais j’ai des opportunités à saisir. Par exemple, mes voisins mitoyens, et amis de longue date, veulent eux aussi virer des choses de leur jardin, et c’est à moi de les convaincre de replanter des choses, de pas juste bétonner leur gazon, et de les orienter pour avoir un peu de biodiversité. De la même manière, il faudrait que je trouve le temps de leur installer le composteur que je leur ai acheté il y a déjà deux mois… Et juste parce que je suis un connard, que mes voisins de l’autre côté sont un peu des intégristes du gazon anglais et se plaignent des feuilles qui volent jusqu’à chez eux, j’envisage de semer des chardons et plein d’autres plantes bien vivaces dans leur jardin (et j’ai quelques connaissances en seed bombs).
Comme je le disais au début, c’est pas parce qu’on accueille le changement sans crainte que c’est forcément facile de se réinventer. Et je sais qu’il va y avoir pas mal d’embûches sur le chemin. Ça serait d’ailleurs pas marrant s’il n’y en avait pas. Au moins je pourrai dire que j’ai essayé, et que j’ai pas fait semblant.

La prochaine étape