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Life is a balance of holding on and letting go

Bon, 2017 a déjà trouvé moyen de me casser les couilles. Ou pas, allez savoir. Comme d’habitude, c’est compliqué.

Flashback : il y a cinq mois, après avoir remis de l’ordre dans ma vie, après avoir changé de boulot, et commencé à me lancer dans des projets qui comptaient pour moi, me voilà requis par une bonne amie qui était en galère pour son déménagement.

Flashback plus lointain : je la connais depuis 12 ans, et je connais son futur ex-mari depuis 34 ans. Je les aime tous les deux, mais eux ne s’aiment plus assez pour vivre ensemble.

Flashforward à il y a cinq mois, donc : Je suis pas comme ça, j’aide mes amis, je réponds présent. Pour faire court parce qu’il y a cinq mois d’historique, on devient très proches. Non, pas proches à ce point là. Je fais d’ailleurs vite face à un freakout parce qu’elle veut s’assurer que je ne l’aide pas dans l’optique d’obtenir des faveurs quelconques. Non, mais comme souvent, l’amitié entre un mec et une fille, ça semble impossible à certaines personnes. Bref, on en profite pour bien définir notre relation, à savoir que je joue le rôle du grand frère (ça tombe bien, elle est fille unique, moi j’ai une sœur qui a eu des galères dans le style et qui a pu compter sur moi à l’époque). Je dirai bien que tout va bien dans le meilleur des mondes, mais c’est un gros mensonge, puisqu’elle gère mal sa situation, et on finit l’un chez l’autre deux à trois fois par semaine. J’en apprends des vertes et des pas mûres, des choses que je ne raconterai pas ici parce que ça n’a pas d’importance. Ce qu’il faut retenir, c’est que ma petite sœur et moi sommes beaucoup plus proches qu’il y a cinq mois, et comme on a eu la chance de mettre les choses au clair entre nous très tôt, on a acquis une liberté de parole rafraîchissante. Il y a peu de choses qu’on ne se dit pas. Et elle ne se prive pas de me dire que je l’ai aidée à se sortir du merdier dans lequel elle s’enfonçait (c’est contestable, mais pas devant elle).

Flashforward : c’est la nouvelle année, et pour des raisons qui lui appartienne, ma petite sœur ne peut pas être avec nous pour fêter ça. Moi, j’ai préparé un mail long comme le bras comme je sais les faire pour lui rappeler que, OK, j’ai été là pour elle, mais elle ne se rend pas compte de ce qu’elle a fait pour moi elle aussi. Parce que sans mentir, moi aussi j’ai changé. En meilleur ou pas, je suis mauvais juge ; mais j’ai changé. Et le changement le plus significatif, c’est qu’avoir quelqu’un aussi régulièrement à la maison, ça m’a donné envie de retrouver ça, d’une autre manière. J’ai maintenant envie d’avoir quelqu’un dans ma vie. Je ne me satisfais plus de mon côté célibataire assumé. Alors je préviens ma petite sœur que je vais avoir besoin de son aide. J’ai des choses à améliorer. L’image que je donne, la confiance que j’ai en moi, et il me faudra probablement aussi un gros coup de pied au cul pour que je me mette en marche. Elle est enthousiaste, elle a plein de plans pour que je rencontre des gens filles, des idées qui me laissent dubitatif, mais bon, c’est pas comme si je pouvais me targuer d’une grande expérience, on va l’écouter (ça sert aussi à ça une petite sœur).

Mais je l’ai dit, rien n’est jamais simple.

Entre temps, ma petite sœur n’est plus célibataire non plus. Et elle n’est pas vraiment en couple non plus, ça serait trop simple ; elle est l’incarnation du statut Facebook c’est compliqué. Mais toujours est-il qu’elle est heureuse, et je suis ravi pour elle. Mais… L’homme de sa vie est légèrement jaloux de la relation qu’elle a avec moi. C’était prévisible. Elle lui explique qu’il n’y a rien à envier, que notre relation n’empiète pas sur la sienne, ni ne lui prend toute ou partie de la place qui lui revient. Mais il n’en démord pas. Ça la fait chier mais elle est folle amoureuse, et je ne vais certainement pas gâcher ça.

Et nous voilà aujourd’hui, alors qu’elle fait de son mieux pour se reconstruire avec l’homme de sa vie, et que les conseils, la complicité et l’écoute de ma petite sœur me manquent. Je n’abandonne pas mes projets pour autant, mais ils ont l’air plus imposant sans son soutien. Ça me casse grave les couilles, mais alors à un point… Ou alors en fait, ce qui me casse grave les couilles, c’est que je ne peux que lui donner raison de poursuivre ses rêves. L’homme de sa vie est bien plus important que moi et je ne veux pas lui enlever ça. Je suis heureux pour elle et ça c’est vraiment chouette. Mais j’ai perdu en grande partie celle avec qui je pouvais parler et monter des plans débiles. Ça me gonfle au plus haut point, mais le lui dire reviendrai à me comporter comme un con. Alors je me défoule ici.

Note : je n’ai jamais vu ce film…

Comme souvent, je sais encaisser, me relever, et continuer à avancer. On n’a pas non plus complètement coupé les ponts (même si je crains que ça ne soit une étape nécessaire), et on se réaffirme régulièrement l’importance qu’on s’attache. J’en viens presque à me dire que ça rend les choses plus difficiles, mais je m’en fous, j’ai une petite sœur géniale (j’en ai même plusieurs en fait, mais on parlera de mes vraies sœurs une autre fois). Alors ça me mène où, tout ça ? Je travaille mon apparence (et ça aide pour le boulot aussi, au passage). J’ai plus de mal à travailler ma confiance en moi, mais ça viendra. J’avance aussi beaucoup mes projets, comme les travaux du salon (quel rapport ? Ça m’oblige à me concentrer, ou plutôt ça m’empêche de gamberger). Je suis content d’avoir pu avoir un impact significatif dans la vie de quelqu’un qui m’est cher. Je suis encore plus content de la savoir heureuse. Et je suis grave emmerdé de devoir prendre mes distances pour lui laisser l’espace dont elle a besoin.

J’avais presque oublié ce que ça faisait d’être un bon grand frère.

2 réponses sur « Life is a balance of holding on and letting go »

Moi, je n’ai pas envie d’un amoureux, ce dont je manque, c’est un/e ami/e proche. J’ai été très proche de mes frères et soeur, la vie fait que ce n’est plus le cas, et ça me manque grandement, je te comprends donc ! Bon courage !
ps : si besoin, tu as mon adresse mail 😉

Moi, mes envies fluctuent d’un jour à l’autre, mais elles sont actuellement assez claires. Reste à trouver comment je vais y arriver. Ça sera le défi de cette année !

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