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Les BD de 2015

J’aime bien parler BD parce que c’est quelque chose qui me parle beaucoup, mais je sais aussi que c’est pas le truc qui passionne les foules ici (déjà que…), alors en général j’évite. Ou je me limite. Alors considérons ça comme le seul post BD de l’année. Qu’est ce qui est sorti en 2015 et que j’ai trouvé mémorable (à savoir que je n’ai pas encore tout lu de 2015, d’une part, et que j’évite les séries déjà entamées depuis des lustres, d’autre part) :

The Wake

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Parce qu’une bonne BD fantastique / horreur, c’est pas courant. En plus, c’est du Sean Murphy, dont j’apprécie énormément le travail (Punk Rock Jesus, Off Road, Joe, l’aventure intérieure, …). L’histoire en elle-même est atypique. La moitié de l’histoire est contemporaine, et raconte la découverte d’un être sous-marin que certains qualifient de sirène, même si c’est plus un poisson humanoïde qu’autre chose. La seconde partie se passe dans un futur à la waterworld. Les deux s’articulent très bien, et c’est inventif dans le style. Et bien sur c’est beau. J’adore.

Outcast

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C’est du Robert Kirkman, scénariste de Walking Dead, ce qui n’est pas n’importe quelle référence. C’est de l’horreur paranormale, ce qui n’est pas courant. C’est déjà prévu pour être adapté en série télé, et là j’aurai envie de dire que c’est dommage, j’ai du mal à apprécier les séries adaptées de BD. Mais pour ce qui est de la BD elle-même, elle est terrible, angoissante à souhait, et à mon sens assez originale pour vraiment sortir du lot. Je n’en dis pas plus.

The Infinite Loop

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Cette BD, publiée d’abord outre-Atlantique, et pourtant issue de deux auteurs locaux, elle se résume en quelques mots : Amour, Féminisme, Respect… et probablement d’autres, mais c’est les premiers qui me passent pas la tête. Accessoirement, c’est une histoire de science-fiction, assez étrange pour ce genre de sujet, mais là aussi très bien réalisé. Il est question de voyageurs temporels qui réparent les anomalies de l’espace temps, jusqu’à ce que l’une de ces anomalies prenne la forme d’une femme, et que notre héroïne imperturbable perde un peu de son flegme.

Sex Criminals

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J’en avais parlé précédemment, cette BD là est un très gros délire, et en même temps une ode à l’amour assez surprenante. Le précepte de base est complètement barré : Suzie et Jon ont un pouvoir assez étrange : ils arrêtent le temps lorsqu’ils ont un orgasme. Que faire d’un tel pouvoir ? La réponse est évidemment « plein de choses… » et c’est surtout l’occasion pour nos héros de se culbuter n’importe ou et n’importe quand pour être au plus près de l’action (à plus d’un titre). Sauf que tout ça ne les met pas pour autant à l’abri des problèmes de couple.

R.U.S.T.

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Cette BD m’a fait beaucoup rire au début, parce que le principe de base ressemble beaucoup à Evangelion (pour les vieux qui connaissent encore ça). De gigantesques créatures débarquent de nulle part et déciment l’humanité, dont les survivant se terrent dans des villes souterraines, et puis construisent des robots géants pour combattre ces monstres (oui, c’est résumé à la va-vite). Sauf que, R.U.S.T., c’est le moment où tous les pilotes de ces robots sont morts, et les seuls encore capable de les utiliser sont des criminels, bien dégénérés pour certains.

Lastman

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Une série déjà assez ancienne, que j’avais vu passer, mais qui ne m’avait que moyennement motivé. Et puis on m’en a offert six tomes pour mon anniversaire (il y a deux ans…). Et j’ai commencé à les lire cet automne. Et si j’ai quelques détails qui me travaillent, il faut quand même reconnaître qu’il y a un talent énorme là derrière. L’histoire est assez étrange, et se révèle au fur et à mesure, rendant la tâche d’en faire un résumé assez impossible. Ca commence comme un classique des Shonen, mais ça vire très vite vers … plein de choses simultanément, et pas les plus mauvaises.