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La tête ailleurs

Je me plaignais l’autre jour de ne pas savoir méditer, ou plutôt d’être incapable de me vider complètement la tête. Et pourtant, j’étais proche d’y arriver ce matin. Je m’en suis rendu compte peu après m’être pris une énorme bûche sur le pied et n’avoir pas osé bronché. Et donc ma réflexion, c’est que j’arrive à me vider la tête en faisant du travail de péon, comme ce matin, où j’ai trimballé 6 stères de bois au domicile de mon libraire. Comme il a des problèmes de hanche, c’est la première année où ça lui semble infaisable tout seul, et donc j’ai pris une journée de congés exprès pour lui filer un coup de main. Et j’ai pris mon travail à cœur ; il avait pas encore fini son café que j’étais déjà en train de trimballer des bûches. Et donc pendant deux heures et demi, j’étais concentré sur la pile de bois à empiler dans la brouette de façon stable, amener ça à l’abri à bois, renverser le tout, demi tour et on recommence. Je me suis accordé un instant de réflexion pour que les bûches en haut du tas ne me tombent pas sur les pieds (c’en est une en équilibre instable sur la brouette qui l’a fait), un autre pour que je ne m’écrase pas les doigts non plus (évidemment je l’ai fait), et un dernier pour faire attention quand je me retournais pour ramasser des bûches, pour ne pas mettre un coup de boule au mur (heureusement, j’ai évité celui-là). Mais en dehors de ça, je m’étais totalement vidé la tête.

Du coup il faudrait que je fasse ça plus souvent (ramasser du bois, pas m’exploser les pieds et les mains)…

Ce qui m’amène à la réflexion suivante, que j’ai eue ce matin après avoir fini de déménager tout ce bois. On a souvent dit de moi que j’étais comme le veut l’expression : « trop bon, trop con« . C’est une façon gentille de dire que je ne sais pas dire non. Y’a six stères de bois à déménager ? I’m in. Un déménagement pourri à faire (samedi prochain) ? Yeap! L’inventaire de la librairie à faire (dimanche prochain) ? Count me in. Il vous manque un sixième coureur pour un marathon par équipe fin Octobre ? Why not? Vu comme ça, forcément, … et en plus, j’aime pas spécialement la course à pieds. Alors pourquoi est ce que j’ai dit oui ? J’ai envie de dire, pourquoi est-ce que j’aurai dit non ? Si on prend ce dernier cas, j’aime peut être pas courir, mais c’est pas rébarbatif non plus, on ne me demande pas de faire un chrono, c’est avec des amis, c’est un moyen de croiser d’autres personnes (qui courent, certes, mais bon), et puis le fait que j’aime pas courir ne veut pas dire que je ne suis pas curieux de voir ce que je suis capable de faire (pour l’instant, j’ai fait deux entraînements un peu sauvages, où j’ai fait 7,7km en 39mn environ chaque fois). Mais de façon plus générale, mon choix se résume à deux choses : 1, c’est des amis. 2, ils ont besoin d’aide pour quelque chose dans mes cordes. Je vais pas me priver !?!