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La randonnée test

Après ma rando d’anniversaire, j’avais envie d’en faire un peu plus, j’avais apprécié ces heures passées en pleine nature, au calme (bien que ce calme soit relatif vu les trois gus qui m’accompagnaient). Mais j’avais aussi envie de voir de quoi j’étais capable, vu que sur cette rando là, je m’étais surtout adapté au rythme des autres.

Finalement, l’idée a germé début septembre quand je me suis senti le besoin de m’évader un peu tout seul, et le temps de trouver un trajet qui me semblait convenir, j’avais une piste de 25km partant d’Urmatt, montant jusqu’au rocher de Mutzig, et redescendant vers Schirmeck. Ca c’était le plan initial. Comme tout ça était pas loin de chez mes parents, l’idée était donc de faire ce trajet, probablement en sens inverse en revenant de chez eux. Et comme j’avais deux semaines de congés qui approchaient, j’ai pensé faire ça à ce moment là.

Et puis d’un coup, les choses se sont précipitées. Le timing pour aller chez mes parents est devenu court, la météo n’était pas très favorable pour la fin de mon séjour, bref, tout s’est enchaîné un peu vite, et c’est finalement hier que j’ai fait ça, en allant chez les parents. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça ne s’est pas passé comme prévu.

Au début, le plan était globalement respecté. J’ai marché d’un bon train, sous la pluie, sans trop d’hésitation, en passant par la cascade sur Soultzbach, puis après quelques méandre, par le petit Katzenberg, la porte de pierre, et enfin le rocher de Mutzig.

Et donc en deux heures et demi, j’avais fait l’ascension, ce qui me laissait une petite marge sur la descente. La pluie aidant, j’ai pas croisé qui que ce soit sur la montée. Et la montée terminée, le soleil est apparu. A noter, certains passages que j’ai utilisé semblaient tellement peu empruntés qu’il y avait même des arbres qui poussaient tranquillement au milieu.

Entre deux ornières, comme si de rien n’était…

La descente par contre… j’aimerai dire que j’ai gentiment trottiné dans la descente, la réalité était plutôt qu’il s’agissait d’une chute contrôlée, au moins au début. Je dis au début, parce qu’il y a deux choses qui ont joué.

  1. D’abord, mes genoux m’ont rappelé que j’avais plus 20 ans, et que sautiller joyeusement dans la descente, et freinant pour pas non plus partir à toute vitesse, c’était pas quelque chose qui leur plaisait.
  2. Ensuite, dans la descente, il s’est avéré que des chemins prévus n’existaient pas, des chemins inexistants étaient présents, et parfois, mon GPS driftait tellement que je ne savais plus dans quel sens je devais aller.

Beaucoup plus chaotique pour la descente, donc, et surtout beaucoup plus long que prévu, puisque je suis arrivé à Schirmeck après 35km au lieu des 25 prévus. Là, j’avoue que mes genoux commençaient à me demander grâce, et les efforts se reportaient sur les hanches qui n’en demandaient pas tant, et sur les chevilles qui ont bien tenu (probablement un effet secondaire du vélo).

Sauf que du coup, je suis arrivé à destination à 16h. Et le premier train qui faisait les deux stations jusqu’à chez mes parents arrivait à 18h. A côté de ça, j’étais à 10km à vol d’oiseau de chez mes parents. Et le trajet le plus court pour y aller passait par le chemin que j’avais initialement prévu pour ma rando d’anniversaire. Donc bon, je me suis dit que je pouvais pousser à pieds. Il fait dire qu’avec le soleil, même si j’étais moins haut, le paysage était plus agréable.

Mais c’était évidemment pas aussi simple que ça. Parce qu’il fallait passer par la tête du renard. Et là, ça monte très sérieusement.

La photo ne rend pas justice à ce qui s’apparentait, dans les faits, à un mur d’escalade…

Là, clairement, mes genoux m’ont dit merde, et j’ai parcouru tout le chemin dans un état second, entre les clairières ensoleillées et les chemin où il faisait presque nuit tellement les arbres étaient touffus. J’ai là aussi eu affaire à des chemins inexistants, et j’ai fait des détours un peu larges juste pour être sur de retrouver une route. J’ai péniblement fini ce chemin, en me disant que je comprenais maintenant mieux les histoires d’heroic-fantasy, où les aventuriers, après une longue journée à parcourir les landes désolées et à trucider les orcs, finissaient à l’auberge, avec une miche de pain, un gros morceau de fromage, un bol de ragoût et une énorme choppe de bière. Sur le coup, c’est cette idée là qui m’a fait tenir jusque chez les parents.

Finalement, même si mes genoux sont partis en villégiature chez leur grand-mère pour la semaine, la ballade fut sympa. J’y ai surtout appris que je peux faire 15/20 km sans problème, 30/35 en forçant un peu, mais au delà, ça commence à faire beaucoup, et si j’ai pas plusieurs jours de repos derrière, ça fait trop, en tout cas pour l’instant. A voir si avec un peu d’entraînement, je suis plus à l’aise.