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J’aime défier la logique

… encore faut-il que la logique ait un sens. C’est la réflexion que j’ai eu il y a peu, mais qui fondamentalement revient régulièrement.

Ça fait plusieurs mois maintenant que je sers de soutien à quelques amis et amies proches, qui en on bien besoin. Des copines qui sont gravement malades, d’autres qui ont des situations personnelles très compliquées, la majorité d’entre elles qui sont en pleine détresse émotionnelle, … vous noterez que je parle des copines et pas des copains, d’une part parce qu’ils sont moins nombreux, mais aussi parce qu’ils ne font pas les remarques qui amènent la réflexion à laquelle j’arrive dans un instant.

J’essaye de bien faire les choses, d’apporter un peu de réconfort (dans la mesure de mes moyens, parce que la plupart du temps, à part un câlin et des mots rassurants, j’ai pas grand chose à offrir), mais pour autant de pousser ces personnes à garder leur autonomie, bref, ne pas me rendre indispensable. Les faits me laissent penser que je fais pas trop mal. Et du coup, j’enchaîne les compliments et les remerciements à un rythme effréné. J’ai appris à accepter les compliments. Par contre, ça finit invariablement par ce moment embarrassant où je m’entends dire que je suis le mec extraordinaire que toutes les filles voudraient avoir pour elle. Ha ha ha !! Et pourtant, je continue de défier cette logique là de façon implacable.

De plus en plus, histoire de prouver ce qu’il en est réellement, je commence à jouer la provocation, avec des « c’est une invitation ?« , « quand est-ce que tu m’épouses ? » (ça marche bien avec les « t’es bon à marier« , ça), « qu’est ce que tu attends ?« , bref, vous avez compris l’idée. Je ne prends pas beaucoup de risque avec ça, vu qu’elles sont toutes casées/mariées, et la seule qui ne l’est pas, well, disons qu’elle l’est quand même. Ça ne les empêche pas de chercher péniblement à se justifier, tout ça pour ne pas admettre que c’est pas vraiment ça que cherchent les filles. Être un gentil garçon, ou comme dit maman, un bon gars, ça fait de moi un bon ami, pas le genre de mec avec qui les filles veulent se caser.

Il m’aura fallu pas mal d’année pour m’en rendre compte, et 2016 a plus ou moins été une révélation en ce sens. Mais pour autant, je ne changerai pas ma façon de me comporter. Je suis qui je suis, et je suis assez fier de ce que je suis (mais pas trop quand même, je garde mon arrogance sous surveillance). J’ai quelques changements que j’aimerai réaliser en 2017, mais rien de très fondamental, juste quelques petits ajustements.

Tout ça pour en arriver où ? C’est probablement pas en 2017 que je retrouverai chaussure à mon pied ; mais j’ai la satisfaction d’être assez proche de la personne que j’ai envie d’être. Volontaire, créatif, et pas trop con.