Inconnu, souffrance et satisfaction

Tout apprentissage implique par définition une part d’inconnu. C’est le principe même de l’apprentissage que de chercher à connaître cet inconnu.

L’apprentissage, c’est aussi une part de douleur, parce qu’il est bien rare qu’on apprenne quelque chose sans d’abord se casser les dents dessus.

Mais ultimement, l’apprentissage, c’est une certaine satisfaction, parce qu’avec un peu de persévérance, on arrive à atteindre un à un les objectifs qu’on s’était fixé.

L’outil le plus important ici est la main. Et la tasse de thé.

Parmi mes apprentissages du moment, il y a la sculpture du bois, parce que j’ai un nouveau projet bien débile qui nécessite que je sache faire ça. Et parce que ça explique pourquoi je récupère de vieux bouts de bois depuis un an.

Un des premiers trucs qu’on apprend, ici, c’est à voir ce qu’il y a dans le prolongement du ciseau à bois. Parce que le bois est une évidence, mais la main qui est derrière ne l’est pas toujours. Et c’est important d’éviter de faire déraper le ciseau à bois sur la main, justement. Ca, c’est quelque chose que j’avais assez bien anticipé, vu que j’ai développé une certaine vision des accidents à venir (notez le « assez bien » qui signifie que oui, je me suis déjà planté le ciseau dans la main).

Le second truc à apprendre, mais ça aussi je le connaissais assez bien, c’est d’utiliser le bon outil pour la bonne tâche. Enfin, je connais le principe. Il a quand même fallu que je me plante un certain nombre de fois pour avoir une vision assez claire de quand changer d’outil.

Un autre truc que j’ai appris, c’est à tester les différentes essences de bois. Parce qu’un bois léger se découpe super facilement, tellement facilement qu’un mauvais geste suffit à tout flinguer en profondeur. Les bois plus durs laissent plus de place à l’erreur, mais par contre, ils fatiguent les mains comme personne.

Bref, tout ça pour dire que ça avance, que j’ai toujours pas le sens artistique, mais je le compense par un bon stock d’idées piquées ailleurs et que je remets à ma sauce. L’art, c’est aussi savoir copier les bonnes idées.

Inconnu, souffrance et satisfaction

2 réflexions sur “Inconnu, souffrance et satisfaction

  1. Acanthe

    Le sens artistique… De Michel Ange au Facteur Cheval, il y a de la place, tu dois pouvoir trouver la tienne. Et de toute façon le plus important, c’est le plaisir de faire 🙂 Profite ! (et garde du sparadrap à portée de main 😉 )

    1. bleu

      Je ne mets du sparadrap que quand je risque de faire des taches partout. Sinon, je suis plutôt du genre à laisser le corps se débrouiller tout seul, comme un grand 🙂

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