Catégories
Life

Even a dead fish can go with the flow

J’avais déjà raconté comment 2016 avait été l’année où une bonne partie de mes couples d’amis s’étaient séparés. C’est des choses qui arrivent, soit. Là où je ne peux m’empêcher d’avoir une réaction épidermique, c’est quand j’entends certains de mes potes raconter comment à force de tomber dans la routine, ils n’étaient plus vraiment amoureux. C’est là une simplification de ma part, évidemment, les explications que j’entends sont plus longues et plus détaillées que ça, mais l’idée est là : la routine s’installe, et on ne s’aime plus comme au début, la tension retombe, et on se lasse. Et là j’ai envie de distribuer des baffes.

Comment ça se fait que ce soit celui qui a le moins d’expérience de la vie de couple qui doive leur donner des leçons ? Je sais pas, c’est pour ça que je m’abstiens, mais c’est aussi pour ça que je suis en ébullition à l’intérieur, et qu’une fois encore je me défoule ici.

Bien sur qu’une relation change au fil du temps. C’est l’ordre normal des choses. On se connaît mieux, déjà, et oui, la tension retombe à partir du moment où on se sent en sécurité dans cette relation. Là où est l’erreur, c’est que la routine ne s’installe que si on le veut bien, et qu’on se lasse dès lors qu’on se laisse aller à cette routine. Parce qu’encore une fois, on n’a rien sans rien. Une relation, comme toute autre chose, ça s’entretient. Ça demande de la dévotion, du temps, de la créativité et de la passion. Toutes ces choses qui on tendance à disparaître dès qu’on se complaît à prendre cette relation comme un acquis, le genre d’acquis qui finira invariablement par ressembler à un fardeau à un moment.

Alors attention, je ne suis pas en train de dire que ces mêmes potes auraient du faire telle ou telle chose pour sauver leurs couples. Là je ferai un bien mauvais donneur de leçon. Parce que oui, à partir du moment où on n’est plus heureux, c’est le moment de prendre ses distances et assumer la séparation. Le point de non-retour, c’est aussi pour ça que je suis célibataire aujourd’hui. Certaines histoires n’ont aucune bonne fin de possible. Mais encore une fois, qu’on n’aille pas dire que c’est la faute au temps qui passe ou juste le cours naturel des choses qu’on se lasse. C’est un acte parfois conscient, parfois pas, qu’il appartient à chacun de changer (ou de ne pas changer, chacun est libre de ses choix). Et c’est de la responsabilité de chacun de faire en sorte que les choses changent.

Et c’est le fait que certains amis soient incapable d’assumer cette responsabilité qui me donne envie de les gifler. Avec une chaise.

2 réponses sur « Even a dead fish can go with the flow »

Ma soeur m’a dit un jour « mon couple, je l’ai construit ». Ca m’a fait vachement réfléchir, (hélas un peu trop tard pour moi).
Je partage ton point de vue.

Attention, ce que j’essaye de dire, c’est qu’il n’y a pas vraiment de « trop tard ». Si toi aussi tu t’es laissée enfermer dans la routine, ça montre juste que tu as fait comme beaucoup d’autres avant toi. Ça m’est arrivé à moi aussi. C’est dommage, mais ça arrive. Par contre, dire que c’est l’ordre naturel des choses, que c’est la faute au temps, à la routine, ou à quelque chose d’autre, là, non, je m’insurge. Mais ce n’est visiblement pas ton cas.

Les commentaires sont fermés.