Strangers in paradise

J’avais dit que Strangers in paradise (SIP) méritait un article à lui tout seul, et donc voilà, avant que j’oublie tout. Alors donc, pourquoi c’est bien ?

Déjà, c’est Terry Moore. J’ai découvert Terry Moore avec Echo, puis Rachel Rising, puis Motor Girl (je reviendrai un autre jour sur toutes ces séries). Et j’ai tout aimé. Bon, SIP était son premier ouvrage, donc j’avais une petite appréhension. A côté de ça, quand j’ai récupéré les 18 tomes chez mon père, il m’a dit « Ca ? Oh c’est un soap opera, le quotidien de deux filles ». Ce qui me fait dire qu’en fait, il a du lire le premier tome, et mettre le reste de côté en attendant la fin qu’il n’a jamais vu passer.

SIP, c’est du mystère, de l’action, des passés troubles, des enquêtes policières, des crimes, des tonnes de pognon, des trahisons, de la politique, de la violence, … Oui, c’est tout ça. Mais SIP, c’est avant tout une histoire d’amour. Voilà ce que j’en retiens. Et si beaucoup de choses de SIP sont exagérées, hyperboliques, ou juste abusées, la vision que l’auteur a de l’amour me semble… juste ! Loin des délires romantiques hollywoodiens, ou des histoires romancées à outrance, SIP, c’est une vision beaucoup plus terre à terre de l’amour. Et donc c’est compliqué.

Parce que l’amour n’est pas un choix rationnel. L’amour n’est pas un choix tout court. On aime, c’est tout. Il y a des amours qui se réalisent, d’autre pas ; certains qui durent, d’autres pas ; ceux qu’on finit par oublier, et ceux qui restent même quand on sait qu’ils ne seront jamais réciproque ; certains qui correspondent exactement à ce qu’on attendait, d’autres qui s’avèrent bien différents. Et puis il y a les gens, ce qu’ils disent, ce qu’ils ont dit, ce qu’ils n’ont pas dit, ce qu’ils ne disent pas, et ce qu’ils ne diront jamais ; il y a les personnes telles qu’on les voit, telles qu’elles se révèlent, telles qu’elles deviennent en changeant ; il y a nos attentes, les attentes des autres, les envies de chacun. Et il y a les émotions, les peurs, les satisfactions, les craintes, les joies, les pleurs, les soulagements, et le fait qu’on n’a pas tous les mêmes émotions en même temps. Toutes ces choses qui font de l’amour parfois un véritable enfer, parfois un immense paradis, parfois quelque chose dont on ne veut plus entendre parler, et pour la plupart d’entre nous, quelque chose après quoi on court quand même. Parce que par définition, ça reste quelque chose de beau.

SIP, c’est des situations rocambolesques, mais qui sont toujours ancrées dans une certaine réalité des relations humaines, qui font qu’il n’y a parfois pas de « bon » choix. Il y a des choix qu’on a, certains pires que d’autres, mais la plupart qui ne sont qu’histoire de confiance, de pari sur l’avenir, et de réalité de nos convictions ; et il y a les choix qu’on nous enlève. Il y a la raison, et toutes les fois où on ne l’écoute pas parce qu’aucun de nous n’est raisonnable. Il y a ce qu’on fait, ce qu’on se force à faire, ce qu’on choisit de ne pas faire et ce qu’on ne peut pas faire. Il y a la vie, normale, telle qu’on la vit tous au quotidien, tellement triste et pourtant si belle.

Vous noterez que je n’ai rien révélé de l’intrigue de SIP. C’est normal, c’est à vous de la découvrir. SIP est une de ces histoires où j’ai l’impression que révéler le moindre détail concret pourrait faire disparaître la délicate magie qui entoure cette histoire. Si vous ne l’aviez pas encore compris, j’ai vraiment aimé SIP. Est-ce que je vous recommanderai de la lire ? Si ce que je viens d’écrire vous a évoqué quelque chose qui vous rend heureux ou vous a rendu heureux par le passé, alors oui. Si ce n’est pas le cas, j’ai bien peur que cette histoire vous barbe.

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Semaine du 18 octobre 2020

Personnes

  • J’ai fait des travaux chez Jo et Manue ce week-end, en prévision de leur changement de cuisine. C’est là qu’on regrette de bosser dans ces appartement où la plupart des murs sont en fait des cloisons en placo.
  • J’ai repris le boulot cette semaine, et soyons honnête, ça m’avait pas manqué. J’ai de nouveau plein de soucis sur les bras, et j’ai toujours plein de projets à la maison. Mais bon, le télétravail, même partiel, permet d’avancer quand même pas mal de choses.

Base de connaissance

  • J’ai fait turbiner plein gaz ma base de connaissance. J’ai réussi à installer mon serveur de fichiers sur le nouveau Raspberry Pi 4 (mes problèmes de script ont été finalement résolus quand je me suis souvenu qu’il fallait rendre exécutable les fichiers à … exécuter), du coup j’ai noté vraiment tout ce que j’ai fait.
  • J’ai aussi commencé à reprendre mon serveur web sur un RPi4. Si vous voyez ce message, c’est parce que j’ai décidé de faire un rollback quand j’ai compris que mes sites n’étaient accessible que sur la boucle interne… Encore un merdier qu’il va falloir que je débugge, et surtout que je documente.

Empreinte carbone

  • J’ai plein de nouveaux thés à tester à mon épicerie en vrac ! Et dire que j’étais pressé samedi matin (pour aller bosser chez Jo et Manue), et me voilà au marché à causer avec Irfan du contenu de chaque mélange…
  • J’ai profité d’un moment de libre pour aller cueillir des cerises chez les voisins. Oui, je sais, c’est pas la saison… des cerises à manger. Par contre, quand on veut récupérer les noyaux, c’est un peu tout le temps la saison. Reste à trouver comment faire pour enlever la chair séchée des noyaux.

Écosystème du jardin

  • En parlant de noyaux de cerises, il y en a tout un paquet que j’avais laissé à l’extérieur, dans un petit silo, en espérant que la nature fasse son effet. Et ça marche plutôt bien (enfin, 3 mois après, quoi), sauf que maintenant, il faut que je fasse le tri entre ce qui est du compost, ce qui est des insectes, et ce qui est des noyaux de cerises…

Média

  • J’ai fini les 37 tomes d’Air Gear. J’avais oublié toute une partie de l’histoire (d’où le plaisir de la relecture), et je dois dire que je reste sur l’impression initiale : C’est divinement dessiné, c’est plein d’humour, plein de choses assez inhabituelles pour ce genre d’œuvre (et plein de choses bien trop habituelles pour un manga), mais surtout, on sent que l’auteur a changé d’idée à peu près à chaque épisode, sans trop savoir où il allait. Moi j’aime bien.
  • J’ai un peu avancé Advanced Bash Scripting, mais entre le boulot et la reprise de mes serveurs, j’ai manqué de temps (pour ça et pour tout le reste).
  • Au registre des découvertes musicales, notons Brian Fallon, Evanescence (c’est plus une découverte en soi, juste un nouveau morceau qui me plait plus que les précédents), et Dynazty (parce qu’il faut bien un peu de metal, même si celui là est gentil).

La rando, à vélo

Aujourd’hui, c’était la dernière session de chasse aux balises pour le challenge Au boulot à vélo. Et comme je suis dévoué à la cause, j’avais posé ma journée pour aller chasser un max.

J’ai suivi mon horaire habituel, comme quand je pars bosser à 7h30, et quatre heures plus tard, me voilà de retour avec 12 balises en plus (j’en aurai eu 15 si des petits malins n’étaient pas passés quelques minutes avant moi sur certaines). Je totalise donc sur les 4 sessions… 42 balises. Et je l’ai pas *totalement* fait exprès. J’étais curieux de voir si j’arriverai à en faire la moitié à moi tout seul, mais ça aurait pas été cool pour les collègues qui participent (oui, je sais, 42, c’est pas très cool pour eux non plus, mais ça l’est pour moi).

J’ai eu le plaisir aujourd’hui en plus de faire une partie du trajet avec un autre joueur acharné, un certain Dom qui joue pour le compte de l’eurométropole, et qui m’a dit être maître nageur à Schiltigheim. On avait 4 balises en commun, et c’était amusant de faire ça à deux, parce qu’on a du coup pris des trajets que j’aurai pas forcément pris, et je pense pareil pour lui, mais surtout parce qu’il avait plus un œil de lynx que moi, et qu’il a vite trouvé deux des balises que j’aurai cherché pendant quelques minutes de plus s’il n’avait pas été là. Merci Dom, donc.

J’ai aussi rencontré des employés de l’eurométropole dans la forêt derrière chez moi, qui m’ont interrogé sur ce dont il s’agissait. Je leur ai expliqué le concept. Et c’est là que j’ai appris que cette forêt est une réserve naturelle, et que ce genre de truc peut être considéré comme un événement sportif, et qu’il leur faut donc une autorisation de l’eurométropole (ça serait étonnant qu’ils ne l’aient pas, vu que c’est géré en commun avec eux). Ca m’a fait penser à Phèdre qui avait fait des études dans ce domaine, je la voyais bien en garde-champêtre, à dire « Hop hop, mec, qui t’a donné le droit de faire chier le animaux ?! »

Et donc, au final, je pensais avoir fait moins de kilomètres que la dernière fois, mais non, j’en ai fait plus, en presque autant de temps de déplacement (mais un peu plus de temps d’arrêt). Je continue de m’impressionner par la quantité de kilomètres que je peux faire sans y réfléchir, alors que j’ai l’impression d’être un petit joueur et de me traîner à vélo (ou à pieds d’ailleurs). Il ne me reste plus qu’à préparer ma prochaine rando à pieds. Ou alors il faut que je suive l’exemple d’Aline et que je me mette au trail !

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Semaine du 11 octobre 2020

Personnes

  • J’ai passé l’essentiel de la semaine dans mon atelier, donc je n’ai en toute logique pas vu grand monde de la semaine.
  • Pour autant, j’avais un repas d’équipe vendredi soir. Les collègues avaient choisi une épicerie italienne qui proposait des planchettes de charcuterie et de fromage. J’avoue que le manque de légumes (à part quelques olives et quelques tomates séchées) s’est fait ressentir. Surtout que s’agissant d’un repas payé par le CE, ça a été l’orgie de bouffe. Finalement, j’en retiens les quelques fromages que j’ai acheté à la fin et qui agrémenteront sympathiquement la semaine.

Woodworking

  • J’ai enfin fini mon canapé lit !! J’y ai passé le plus gros de la semaine, mais je suis bien content du résultat.
  • J’ai fait un aller-retour entre chez mes parents et chez moi pour ramener du bois de chauffage et au passage, j’ai récupéré du bois pour un prochain projet (probablement cet hiver), à savoir, j’avais depuis longtemps envie de construire un banc dans mon jardin avec des morceaux de troncs. Et papa en a plein, tellement qu’il ne sait plus quoi en faire. Allez hop, j’ai aussi ramené ça !
Y’a bien 3m de long. Il faudra forcément ajuster, mais ça va faire une belle surface. Reste à savoir comment mettre tout ça à niveau.
  • J’ai aussi eu une idée sur des petits meubles à faire pour mon poêle à bois. Encore un truc qui m’occupera cet hiver.

Script

  • J’ai enfin récupéré assez de Raspberry Pi 4 pour mettre à niveau toute mon installation (et trouver une utilité aux anciens). Sauf que bon, j’en reste coincé au point de départ, à savoir qu’il serait bon de booter non plus sur une carte SD qui risque facilement de se corrompre, mais sur une clé USB plus résiliente (c’est à priori plus facile avec un RPi4). Mais évidemment, « à priori » signifie que moi je galère ! Mais bon, je n’abandonne pas, j’y arriverai.
  • Au passage, j’ai de nouveaux boîtiers pour ces RPi. Les anciens n’étaient pas compatibles, et de toute façon, le RPi4 chauffant un peu plus, c’était pas inutile de prévoir des boîtiers qui rafraîchissent la machine. Sauf qu’évidemment, il faut alors scripter l’utilisation des ventilateurs, ou accepter qu’ils tournent à plein régime tout le temps. Bon, les scripts existent déjà, hein. Mais en terme de documentation, c’est pas encore ça. J’ai donc passé un peu de temps sur GitHub a commenter des issues et tester des workaround.
Si vous trouvez qu’il y a beaucoup de câbles, dites-vous bien qu’il n’y a qu’un seul RPi qui est branché…
  • J’ai un peu avancé la lecture de Advanced Bash Scripting, mais clairement pas autant que je l’aurai voulu, la faute à beaucoup de bois qui réclamait mon attention. Cela dit, j’ai déjà appris des choses, et ça vient agrémenter ma base de connaissance.
  • Je n’ai pas non plus eu le temps de mettre les pieds sur mon Arduino, et ça m’ennuie beaucoup. Par contre, j’ai déjà deux ou trois idées de ce que je peux faire avec. On verra si je mets mes idées à profit ou pas. D’autant plus que je vais avoir quelques RPi 2 et 3 en rab, donc y’a moyen de faire des projets assez corsés.

Écosystème du jardin

  • J’ai voulu faire un grand nettoyage dans le jardin. J’ai donc retiré tout ce qui était mort. Mais il me reste un plant de courgettes qui fait encore des fleurs, tous mes pieds de tomates donnent encore, et s’ils ne donnent rien, le poivron et l’aubergine sont en très jolie forme, alors j’ai pas eu le courage de les arracher… Au final, j’ai surtout ramassé une bonne quantité de quetsches qui continuent de tomber de trop haut pour que je les cueille.
  • J’ai aussi voulu passer un coup de coupe-fil dans le gazon pour faire du ménage, mais tout ce que j’ai, c’est un vieux coupe-fil avec presque plus rien dans la bobine et un fil qui casse comme rien, donc ça sera pour une autre fois…

Média

  • J’ai avancé la (re)lecture d’Air Gear. Je me souvenais plus de grand chose, mais ce que j’adore avec cet auteur, c’est que ça part à priori normalement, et arrivé à la moitié de la série, il pète un fusible et ça part dans tous les sens. Ca se sent qu’il avait prévu un concept simple et qu’il a fini par partir dans un délire profond qu’il n’avait jamais imaginé au départ, mais c’est très drôle à lire.
  • J’ai lu Savage Avengers. Comment dire… Wolverine, le Punisher, Venom, Elektra, Brother Voodoo et… Conan le barbare !!! Ce qui est énorme, c’est l’autodérision assumée de l’œuvre, avec des phrases énormes comme « Pourquoi il y a un symbiote sur un culturiste à moitié nu ? » C’est pas sérieux, mais qu’est ce que je rigole !
  • J’ai aussi redécouvert Faith No More, et ça aussi, qu’est ce que ça me fait rire… Les clips des années 80, ça ne se démode pas.

La randonnée test

Après ma rando d’anniversaire, j’avais envie d’en faire un peu plus, j’avais apprécié ces heures passées en pleine nature, au calme (bien que ce calme soit relatif vu les trois gus qui m’accompagnaient). Mais j’avais aussi envie de voir de quoi j’étais capable, vu que sur cette rando là, je m’étais surtout adapté au rythme des autres.

Finalement, l’idée a germé début septembre quand je me suis senti le besoin de m’évader un peu tout seul, et le temps de trouver un trajet qui me semblait convenir, j’avais une piste de 25km partant d’Urmatt, montant jusqu’au rocher de Mutzig, et redescendant vers Schirmeck. Ca c’était le plan initial. Comme tout ça était pas loin de chez mes parents, l’idée était donc de faire ce trajet, probablement en sens inverse en revenant de chez eux. Et comme j’avais deux semaines de congés qui approchaient, j’ai pensé faire ça à ce moment là.

Et puis d’un coup, les choses se sont précipitées. Le timing pour aller chez mes parents est devenu court, la météo n’était pas très favorable pour la fin de mon séjour, bref, tout s’est enchaîné un peu vite, et c’est finalement hier que j’ai fait ça, en allant chez les parents. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça ne s’est pas passé comme prévu.

Au début, le plan était globalement respecté. J’ai marché d’un bon train, sous la pluie, sans trop d’hésitation, en passant par la cascade sur Soultzbach, puis après quelques méandre, par le petit Katzenberg, la porte de pierre, et enfin le rocher de Mutzig.

Et donc en deux heures et demi, j’avais fait l’ascension, ce qui me laissait une petite marge sur la descente. La pluie aidant, j’ai pas croisé qui que ce soit sur la montée. Et la montée terminée, le soleil est apparu. A noter, certains passages que j’ai utilisé semblaient tellement peu empruntés qu’il y avait même des arbres qui poussaient tranquillement au milieu.

Entre deux ornières, comme si de rien n’était…

La descente par contre… j’aimerai dire que j’ai gentiment trottiné dans la descente, la réalité était plutôt qu’il s’agissait d’une chute contrôlée, au moins au début. Je dis au début, parce qu’il y a deux choses qui ont joué.

  1. D’abord, mes genoux m’ont rappelé que j’avais plus 20 ans, et que sautiller joyeusement dans la descente, et freinant pour pas non plus partir à toute vitesse, c’était pas quelque chose qui leur plaisait.
  2. Ensuite, dans la descente, il s’est avéré que des chemins prévus n’existaient pas, des chemins inexistants étaient présents, et parfois, mon GPS driftait tellement que je ne savais plus dans quel sens je devais aller.

Beaucoup plus chaotique pour la descente, donc, et surtout beaucoup plus long que prévu, puisque je suis arrivé à Schirmeck après 35km au lieu des 25 prévus. Là, j’avoue que mes genoux commençaient à me demander grâce, et les efforts se reportaient sur les hanches qui n’en demandaient pas tant, et sur les chevilles qui ont bien tenu (probablement un effet secondaire du vélo).

Sauf que du coup, je suis arrivé à destination à 16h. Et le premier train qui faisait les deux stations jusqu’à chez mes parents arrivait à 18h. A côté de ça, j’étais à 10km à vol d’oiseau de chez mes parents. Et le trajet le plus court pour y aller passait par le chemin que j’avais initialement prévu pour ma rando d’anniversaire. Donc bon, je me suis dit que je pouvais pousser à pieds. Il fait dire qu’avec le soleil, même si j’étais moins haut, le paysage était plus agréable.

Mais c’était évidemment pas aussi simple que ça. Parce qu’il fallait passer par la tête du renard. Et là, ça monte très sérieusement.

La photo ne rend pas justice à ce qui s’apparentait, dans les faits, à un mur d’escalade…

Là, clairement, mes genoux m’ont dit merde, et j’ai parcouru tout le chemin dans un état second, entre les clairières ensoleillées et les chemin où il faisait presque nuit tellement les arbres étaient touffus. J’ai là aussi eu affaire à des chemins inexistants, et j’ai fait des détours un peu larges juste pour être sur de retrouver une route. J’ai péniblement fini ce chemin, en me disant que je comprenais maintenant mieux les histoires d’heroic-fantasy, où les aventuriers, après une longue journée à parcourir les landes désolées et à trucider les orcs, finissaient à l’auberge, avec une miche de pain, un gros morceau de fromage, un bol de ragoût et une énorme choppe de bière. Sur le coup, c’est cette idée là qui m’a fait tenir jusque chez les parents.

Finalement, même si mes genoux sont partis en villégiature chez leur grand-mère pour la semaine, la ballade fut sympa. J’y ai surtout appris que je peux faire 15/20 km sans problème, 30/35 en forçant un peu, mais au delà, ça commence à faire beaucoup, et si j’ai pas plusieurs jours de repos derrière, ça fait trop, en tout cas pour l’instant. A voir si avec un peu d’entraînement, je suis plus à l’aise.

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Catégorisé comme Rants

Il a tout compris…

Lundi dernier, j’ai eu un réveil très désagréable à coup de buzzer, ce qui signifie généralement que mon réveil n’a pas trouvé d’internet et repasse en mode buzzer par défaut. Le temps d’émerger et de descendre, je me rends compte que ma box cycle les étapes 1 à 4 suivi d’un reboot. Bon, j’avoue, j’ai jamais eu ces symptômes. Mais je me suis dit, sans trop y croire, que ça remarcherait peut être d’ici à ce que je revienne du boulot le soir. En attendant, ma seule connexion au réseau était mon téléphone, rendant ce site totalement indisponible.

Le soir même, évidemment, aucun changement. Grmbl… J’ai appelé mon voisin qui est chez le même FAI, histoire de voir si on pouvait faire des tests croisés. 30mn plus tard, il s’avère que mon alimentation a visiblement mal supporté la chaleur. Comme j’ai une sainte horreur de faire appel à des services de support, j’ai cherché sur le site s’il y avait moyen de rapporter le problème. J’ai réussi à ouvrir un ticket et programmer le passage d’un technicien le lundi suivant. C’est mieux que rien.

Mardi, en discutant avec Jo, il me dit de tenter de les contacter par visio, parce que le tech qui passe n’aura peut être pas d’alim de secours. Ca m’enchante pas plus, mais bon, l’idée se tient, donc je vais faire un effort. Et donc jeudi, je tente ma chance (oui, j’ai poireauté deux jours). Je lance l’appel depuis le téléphone, et s’agissant d’une appli web, ça me demande une autorisation d’utiliser le micro. Allez zou. Et j’attends. Et j’attends. Et j’attends. Un quart d’heure plus tard environ, ça bippe pour me dire que visiblement, je vais avoir un être humain au bout de la ligne. Et là, l’application me demande une nouvelle autorisation. Puis une seconde. Puis une troisième. J’ai arrêté de compter à la troisième et j’ai appuyé frénétiquement sur tous les boutons pour tout autoriser pendant que mon téléphone restait silencieux. Puis j’ai tenté un « Allo ? » juste avant que la liaison ne coupe. Raaah, je sais pourquoi j’aime pas ça. Allez, j’y crois, je relance un appel. Au passage, j’ai remarqué que ça prenait la vidéo de ma caméra arrière, ce qui était pas spécialement utile. Donc dans le doute, je lance l’appli photo pour basculer sur la caméra avant voir si ça change quelque chose. Sinon, c’est pas grave, ils verront mes pieds pendant la conversation. Et là, mon téléphone se bloque en mode paysage… Vraiment tout pour me casser les couilles. Je m’excite sur mon téléphone, au passage, je ferme par accident le navigateur où l’appel était en cours. A ce niveau là, il faut m’imaginer en train de m’arracher les cheveux par poignées entières.

Et alors que je commence à essayer de ne pas trop m’exciter sur ce téléphone qui veut ma mort à petit feu, je reçois un appel. C’est l’assistance, qui a du remarquer que je galérais ! Je ne suis donc pas totalement maudit ! J’explique mon soucis, lui explique qu’effectivement, le technicien ne va pas pouvoir faire grand chose. J’ai donc bien fait d’essayer, mais mon problème demeure. Il ne met pas en doute mes tests croisés, mais bon… cela dit, le reboot semble indiquer un soucis d’alimentation. Et puis là, il me dit un truc qui me vaudra de me dire à moi-même « Mais qu’il est con » (je parle bien de moi-même, pas de l’assistance, hein). Il me dit « Vous avez essayé avec l’alimentation du boîtier télé ? » Pourquoi est ce que j’y avais pas pensé ? Probablement parce que ce boîtier n’a jamais quitté la boite en carton dans lequel je l’ai reçu. Test fait, ça marche, j’ai une solution de secours. Ils m’envoient quand même une nouvelle alimentation, mais mes serveurs sont de nouveau en ligne (même s’il m’aura fallu un quart d’heure pour me rappeler que j’avais débranché tous mes cables ethernet pour les tests).

J’ai pu remercier copieusement le mec que j’avais en ligne, et me promettre à moi-même que la prochaine fois, je passerai par là pour mes besoins d’assistance. Et je ne dirai plus de mal du fait d’avoir un être humain en face de soi. Merci à toi !

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Catégorisé comme Rants

L’heure du bilan 2019

En fait non, c’est pas l’heure du bilan 2019. Le bilan 2019 est comme chaque année : du bon et du moins bon. Le contraire serait étonnant. J’ai tendance à croire que 2019 pourrait se résumer en 1 mot : « Stress », mais c’est probablement parce que je projette les derniers mois sur toute l’année. Nan, comme d’hab, j’ai eu des succès, j’ai eu des échecs, je ne me suis pas reposé sur mes succès, et j’ai appris de mes échecs (reste à savoir si j’ai appris les bonnes choses, on verra ça en 2020). Plus globalement, j’ai aussi appris pas mal de choses, j’en ai réappris d’autres, j’en ai mise certaines en pratique, j’ai planifié d’autres, bref, j’avance, et ça c’est devenu essentiel pour moi.

Mais assez parlé de 2019. C’est une année de plus que je ne changerai plus, alors autant se concentrer sur celle à venir. Et si sur Habitica, beaucoup de gens me réclament le défi annuel des bonnes résolutions, je me suis dit que pour ma part, je n’allais pas faire de résolution cette année. Pas que ça ne marche pas, au contraire, jusqu’à présent j’ai toujours réussi à m’y tenir. Mais j’ai envie d’essayer autre chose, et au hasard de mes lectures, j’ai trouvé une méthode qui me plait, à savoir non pas définir un objectif, mais plusieurs pistes d’amélioration, plusieurs tendances que j’aurai envie de suivre. Alors voilà ce que j’aimerai faire en 2020.

  • Rencontrer / passer plus de temps avec des personnes passionnées. C’est une révélation qui m’est venu il y a plusieurs années maintenant, mais rencontrer des gens qui vivent leur passion, s’est avéré être une véritable motivation pour moi. Je parle surtout de développement personnel (mon voisin qui est passionné de jeux vidéo, c’est plus du consumérisme), même quand c’est pas un domaine qui me concerne ; pour ne citer que quelques exemples, qu’il s’agisse de Kemal et la photographie, d’Aline et le trail, de Phèdre et le zéro-déchet, de Steph l’UX, … la passion est contagieuse, et être au contact de gens passionnés m’encourage à aller plus loin dans mes propres passions. Alors j’aimerai rencontrer encore plus de personnes comme ça, et passer encore plus de temps avec celles que je connais.
  • Créer une base de connaissances. C’est un projet que j’ai depuis longtemps, mais que j’ai toujours eu du mal à rendre utilisable, parce que le plus souvent je créais des notes que je n’allais plus relire ensuite. J’ai essayé de gérer autrement en début d’année, à base de syntaxe markdown et todo.txt, et avec une synchro basique, d’abord par dropbox, puis par Syncthing. Et juste quand ça commençait à prendre, j’ai découvert org-mode. Alors bon, la courbe d’apprentissage sur org-mode n’est pas neutre, mais j’y arrive de mieux en mieux, et je commence à avoir les idées claires sur mon organisation. Et si au départ c’était surtout une façon de gérer plein de petite choses, quasiment tout ce qui m’arrive (genre par exemple, une chaudière qui tombe en carafe un 25 Décembre, et qui est réparée en 5 minutes avec un bout de plastique par le réparateur) me fait dire qu’il faudrait que je me fasse une base avec tout ces petits trucs qui gravitent autour de moi et que j’oublie presque aussi vite.
  • Améliorer mes acquis. Parce qu’en fait, rien n’est jamais acquis. Pour le coup, je pense surtout à trois activités : le woodworking, où j’ai découvert plein de façon de faire des choses que je bricolais à la va-comme-j-te-pousse avant ; le scripting, où j’ai redécouvert les joies de coder des petites choses pour automatiser pas mal de mes tâches ; la dataviz, qui commence à devenir une part essentielle de mon boulot et où il y a tout un art (bien absent de mon métier aujourd’hui) à développer.
  • Continuer de minimiser mon empreinte carbone. C’est un sujet que j’ai vraiment à cœur depuis l’année dernière, et où j’ai fait pas mal de grands pas. Bien que ça ne soit pas directement lié, je case le minimalisme là dedans aussi, parce qu’arrêter d’accumuler des choses chez moi fait partie de ces choses qui me rendent plus serein, réduisent ma quantité de déchets, et ultimement améliorent mon bilan carbone. Mais j’ai pas mal de choses qui pourraient encore être améliorées, des choses simples comme passer intégralement à un éclairage LED, à un peu de domotique pour palier à mes oublis (la lumière de l’atelier, encore et toujours), a simplement faire la majorité de mes courses au marché, en prenant des produits en vrac, locaux, bio… Il y a pas mal de choses que je pourrai encore faire, et certainement plein auxquelles je ne pense pas encore.
  • Rétablir un véritable écosystème dans mon jardin. Ça m’a travaillé une partie de l’été, alors que je refaisais la terrasse. J’ai toujours projeté de refaire complètement le jardin, mais il m’a fallu un peu de recul pour voir que je le gérais toujours en mode automatique, sans réfléchir, et que c’était clairement pas ce qu’il y avait de mieux pour l’écosystème local. Alors, tout ce que je vois à faire ne sera probablement pas fait cette année, mais ça me semble important de m’y mettre, et d’avoir cette réflexion plus basée sur la cohabitation avec la faune et la flore, et comment établir un écosystème capable de s’entretenir tout seul. Et de façon assez contre-intuitive, ça passera invariablement par ruiner l’écosystème existant, en particulier virer les arbres existants, pour en placer d’autres, plus nombreux, mieux choisis, mieux placés, mieux intégrés. Et un peu de réorganisation des espaces.
  • Découvrir, imaginer, rêver, créer, partager, contribuer. Je dirai bien que c’est quelque chose que je fais déjà, mais par essence, c’est quelque chose qui disparaît très vite quand on arrête de le pratiquer. Et donc c’est une activité qui doit se pratiquer en permanence. Il reste que j’ai l’impression de m’être ouvert à beaucoup de choses au court de cette année, d’avoir réalisé beaucoup de choses, qui bien souvent m’étaient inutiles, mais trouvaient un intérêt chez d’autres personnes. Et j’ai toujours autant de plaisir à gâter les gens qui comptent pour moi, à les surprendre avec des idées souvent loufoques, qui me sont venues de la façon la plus incongrue qui soit. C’est quelque chose que je ne veux surtout pas perdre.

C’est déjà pas mal, et je vais essayer de me canaliser là dessus, parce que ça me semble réalisable, mais ça pourrait ne plus l’être si je rajoute d’autres choses. J’aviserai de toute façon au fur et à mesure de l’année, et c’est tout l’intérêt de ne pas avoir une résolution définie. Et pour les personnes qui lisent ça, comme je sais que vous êtes formidables, j’espère pouvoir compter sur vous pour soutenir mes efforts tout au long de l’année.

Une occupation pour quand il fait froid

Pour avoir passé quelques soirs collé au poêle à bois, en attendant mes nouveaux vélux, j’ai trouvé une occupation qui m’amuse beaucoup, et que j’aurai du reprendre il y a déjà un moment : le filtrage. En l’occurrence, le filtrage de tous les flux RSS que je suis.

J’avais déjà récemment fait pas mal de ménage dans mes flux, et il doit m’en rester une bonne centaine, mais ça veut pas dire pour autant que tous les articles m’intéressent, en particulier sur les flux assez généralistes (je pense en particulier à ce qui touche la tech). J’avais bien quelques filtres déjà en place, mais il faut dire que c’était plus rapide de dérouler les articles et simplement zapper ceux qui ne m’intéressaient pas. Enfin, ça c’est en réfléchissant à court terme. Reste que par mon boulot, je suis le premier à dire qu’on gagne du temps en éliminant les faux-positifs à la source, plutôt que de les soumettre à l’avis du public.

Et donc, j’ai commencé à tagger de façon plus agressive les articles qui en l’état ne m’étaient d’aucun intérêt. Et ensuite, il faut trouver quelle expression régulière (et quel critère) va permettre d’éliminer l’article du flux sans éliminer des articles pertinents. Et d’avoir la surprise, en testant, de voir qu’en fait j’élimine plein d’articles que j’avais oublié de tagger mais qui sont finalement aussi de peu d’intérêt.

Tout ça commence déjà à me faire gagner un peu de temps sur mes lectures quotidiennes. Et j’ai bon espoir qu’avec un peu de patience, j’arrive à y passer encore moins de temps, et à n’avoir que la substantifique moelle des informations qui m’intéressent. Tout ça en m’amusant.

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