Des projets et de l’informatique

Je ne bricole pas que des choses à la main, il m’arrive toujours de bricoler des choses sur ordinateur, en fonction de ce qui me botte. Mes projets du moment se limitent à peu de choses en comparaison de mes travaux manuels, mais vu la météo, c’est aussi bien de pouvoir travailler en intérieur.

  • Syncthing : J’ai déjà parlé précédemment de Syncthing, c’est un candidat valable pour remplacer (dans mon contexte) des solutions propriétaires comme Dropbox ou Google Drive. C’est d’autant plus amusant qu’on peut vraiment synchroniser comme on veut en fonction des machines. Certains répertoires du PC se synchronisent sur le NAS, certaines répertoires du mobile sur le PC et réciproquement, la tablette sur le PC, et mes serveurs Raspberry Pi un peu partout… J’avance l’installation des différentes instances au fur et à mesure, je joue avec le paramétrage, j’efface et je recommence pour avoir un truc plus propre, et souvent il me prend l’envie de changer mon paradigme de sauvegarde.
  • OpenHAB : Je suis tombé là dessus par hasard en explorant F-Droid. OpenHAB est une plateforme de gestion domotique. Bon, en soi, la domotique ma souvent laissé de marbre parce que j’ai du mal à robotiser mon intérieur, et à consommer plus d’électricité pour faire moins d’efforts physiques. C’est pas le principe, chez moi. Mais… OpenHAB peut s’installer sur un Raspberry Pi, et en soi, c’est prévu pour s’interfacer avec un maximum de choses sans avoir besoin de faire appel à un produit spécifique. Sans trop y réfléchir, ça s’est interfacé avec mon media center, mon ambilight, l’éclairage LED de ma chambre, ma freebox, et quelques autres trucs. Moyennant un peu de bricolage, je peux aussi connecter ma radio internet, par exemple. Et là, je me dis qu’il y a un intérêt certain. Non pas de fainéanter, mais de corriger mes étourderies. Combien de fois je laisse la lumière allumée à la cave par erreur ? Combien d’appareils je laisse branchés à l’atelier ? Combien de fois j’oublie de couper le radio réveil quand je suis en déplacement ? C’est pas garanti que j’arrive à résoudre tous ces problèmes, mais ça vaut le coup de creuser. Et en plus ça m’amuse.
  • Emacs & Orgmode : Celui là, c’est un conseil d’Aline, pour tout ce qui touche à la prise de notes et la gestion de todo. J’ai d’abord douté un peu, parce que j’avais précédemment tenté le frère ennemi d’Emacs, Vim, et j’avais pas réussi à accrocher. Mais il faut dire qu’elle me l’a bien vendu, et que même s’il s’agit d’un mode spécifique à Emacs, ça reste de la manipulation de fichier texte, donc je ne reste pas enfermé dans un outil quelconque (on est d’accord qu’avec Emacs, c’est quand même plus pratique). Comme le gros de l’outil est prévu pour utiliser les milliers de raccourcis claviers, je suis en phase d’apprentissage. Pour l’exercice, je tiens une liste assez exhaustive de mes tâches à faire, et autant dire que j’ai assez rapidement réussi à faire une loooooongue liste de trucs … Ca veut pas dire que ça prendra, mais ça vaut la peine d’essayer.
  • Aria2 : Celui-là, je n’y ai pas encore touché, mais ça me démange de remonter mon serveur de téléchargement sur Raspberry Pi. Et puis surtout je crois que je suis curieux de savoir à quoi ça ressemble une fois en place. Ca veut probablement dire que ça ne tiendra pas longtemps en place, mais peut-être que j’aurai tort. Le seul moyen de le savoir, c’est d’essayer.
  • CardDav & CalDav : Un vieux projet que j’ai pas abandonné, à savoir auto-héberger un outil qui me permette de synchroniser mon téléphone en CalDav et CardDav, pour ne plus dépendre directement de Google pour mes contacts et mon calendrier. J’ai quelques pistes en tête, mais il me faudra un peu de temps pour faire une installation sérieuse et qui devra être proprement backupée si je veux faire un switch définitif.

Et surtout, tout ces projets sont une bonne raison de faire une pause dans un autre projet que j’ai démarré récemment, et qui m’a déjà bien gonflé en très peu de temps, en l’occurrence refaire l’auvent dans mon jardin. Le problème de base était que le toit de cet auvent était en vieux plastique, qui était à la base transparent, mais avec les années, était devenu totalement opaque. Et abîmé. J’ai vite compris que c’était pas juste du plastique, mais probablement du PRV. Je l’ai compris quand, en essayant de dévisser le tout, j’ai commencé à avoir des démangeaisons persistantes sur les bras. Le fait est que la surface était tellement flinguée que je frottais les bras sur la fibre de verre, et c’est une trèèèès mauvaise idée en général. Mais je reparlerai de ce projet là un peu plus tard.

Des projets et de l’informatique

Le hasard et la bande dessinée

Depuis le début de l’année, mon libraire a organisé des soirée « Apéro BD » mensuelles, où les volontaires se retrouvent au magasin, avec de quoi faire un apéro, et une bande dessinée à présenter aux autres. Le concept est sympa, même si c’est réalisé dans la désorganisation la plus totale. Et au delà du fait de parler de bande dessinée, c’est aussi l’occasion de rencontrer des gens, de discuter, et de partager. Je me souviens de l’apéro de Février, où en discutant des anciens de la BD, une personne s’est rappelé m’avoir croisé pendant des années avec mon père dans la précédente librairie (et j’avais le vague souvenir de l’avoir déjà vu moi aussi), une autre m’a demandé si on s’était pas déjà croisé quelque part (mais après avoir énuméré les lieux où on me trouve généralement, on en a déduit que non), et une troisième m’a demandé si j’avais pas un blog (si, mais je le mets à jour assez rarement, en fait). Et le soir même, en rentrant chez moi, j’avais un message sur Habitica me demandant si c’était pas moi qui était à la librairie le soir même.

Je me souviens assez bien de cette soirée-là, parce que c’était une véritable aventure dès le départ. Pour ma part, je rentrais d’une réunion à Paris, avec un train qui partait en retard, et un début d’allergie au pollen qui ne me mettait pas au mieux de ma forme. Je suis arrivé en retard, et au milieu d’une assemblée que je connaissais à peine, à part le libraire, un des clients, et Terkel qui se pousse pour me faire une place et me propose une bière. Je me suis assis, et j’ai écouté les gens parler, parce que je commençais à avoir une migraine assez terrible, en partie due au pollen, et en partie due au fait qu’après une journée en salle de réunion, et une soirée apéro, j’étais vraiment en train de me déshydrater (ça je ne l’ai compris qu’après). C’est donc un miracle que je me souvienne de tout ça, et même que j’ai réussi à finir la soirée. En fait, je me souviens de pas mal de choses, même des mois après. Mais il y a un truc dont je me souviens parfaitement.

Je ne suis jamais à l’aise de me retrouver au milieu de tout un tas d’inconnus, c’est bien pour ça que je me mets dans ce genre de situation. Comme on écoutait une personne parler d’une BD, moi j’en profitais pour faire le tour de l’assemblée, de repérer les gens que je connaissais, ceux que je croyais avoir déjà vu, ceux que je n’avais jamais vu, et … Et il y avait cette fille à l’autre bout du cercle qu’on formait. Je ne la connaissais clairement pas, ça c’était une certitude. Par contre, elle avait quelque chose d’indescriptible, ce petit truc qui fait que même en continuant à faire le tour de l’assemblée du regard, je revenais vers elle à la moindre occasion. C’est pas juste qu’elle était mignonne, il y avait autre chose, comme une aura de curiosité. Le genre de curiosité qui fait que j’ai attendu impatiemment qu’elle prenne la parole, parce qu’elle ne parlait pas en dehors de ça. Ce qui était amusant aussi, c’est que régulièrement, l’une ou l’autre personne se levait pour chercher un truc dans ses affaires, pour prendre un verre à boire ou un morceau à manger, ou présenter sa BD, et qu’en se rasseillant à une autre place, je me retrouvais à me décaler et à me rapprocher toujours un peu plus de cette fille.

C’est quand j’ai presque fini à côté d’elle que je me suis dit que je devais passer pour un creeper, et que bon, elle devait avoir quoi, 25 ans, donc qu’il était temps que je me calme un peu (mon mal de crâne s’en chargeait bien, d’ailleurs). C’est pas grave, je peux bien être sous le charme de cette fille pendant une soirée, profiter du plaisir de cette attirance primitive, et ne rien faire de plus. Ca a beau être un instinct animal qui me poussait à apprécier sa présence, ça veut pas dire que je me comporte comme une bête. J’ai assez de jugeote pour savoir où est ma place dans tout ça. En plus alors que tout le monde était en train de remballer, j’ai eu l’impression qu’elle était hésitante, et pas forcément à l’aise. Et c’est pas ce que j’ai envie de provoquer chez les gens alors j’ai finalement tourné mon attention ailleurs.

C’est là qu’elle est venue me demander si par hasard j’avais pas un blog.

J’aimerai dire que ce que j’ai réussi à balbutier ensuite était causé par mon mal de crâne, mais non, c’est juste que je suis pas doué. Bon, le fait est que c’est quand même vrai que mon blog est un peu moribond ici, en tout cas comparé à ses débuts (les tous premiers, il y a … la vache, bientôt 17 ans !). Je ne crois pas avoir fait forte impression, je m’en suis voulu pendant deux minutes, et puis je me suis rappelé que je me faisais probablement des idées, et que le fait qu’une fille me parle n’était que ça, une conversation, sans la moindre intention derrière. Et donc l’histoire s’arrête là.

Ou pas, puisque j’ai eu le soir même ce curieux message sur Habitica me demandant si c’était moi qui était à la librairie ce soir-là. Ca aurait pu être Louis, celui qui se demandait si on s’était déjà croisé, ou Julien, celui qui m’avait déjà croisé avec mon père. Mais non, c’était bien Aline, qui avait fait le lien entre mon profil Habitica, mon blog, et ma tronche de migraineux pollinisé.

Suite à ça, on a un peu échangé, et assez rapidement on s’est revu pour manger un morceau, boire un verre, et discuter un peu. Ca m’a suffit pour me rendre compte qu’il y avait plein de choses chez elle qui me plaisaient, au delà de cette attirance primitive. Alors dans un élan de courage assez peu commun de ma part, je lui ai dit ce que je pensais, et je lui ai demandé ce qu’elle en pensait (notez que, mon courage étant en quantité limité quand il s’agit de sujet personnel, j’ai attendu le lendemain pour demander ça). Et elle en pensait que l’idée lui plaisait bien. Et d’une certaine manière, l’histoire s’arrête là. Parce que pour tout un tas de raisons, on a convenu d’attendre un peu. On continue de se voir, on continue de discuter, de se découvrir un peu, mais on attend. Je ne prétendrai pas que l’attente est une chose simple, mais c’est quelque chose que je sais faire, et vu que j’ai toujours un million de projets en tête, c’est pas vraiment un effort surhumain de ma part. Et pour la suite, advienne que pourra.

En attendant, je t’avais promis d’un jour te raconter ce que j’avais pensé ce soir là, c’est chose faite, j’espère que ça t’aura fait rire autant que j’en rigole rétrospectivement !

Le hasard et la bande dessinée

Une inauguration et de l’amour

Le week-end n’est pas fini qu’il est déjà riche en événements. Ca aura commencé samedi très tôt avec un retour post-apéro d’anniversaire où mon vélo aura commencé à faire des bruits bizarres, puis un bruit indiquant clairement que quelque chose n’allait pas. Ca faisait plusieurs jours déjà que les vitesses arrière n’étaient plus bien alignées et je sentais quelque chose venir. Mais à une certaine heure, on a juste envie de dormir, et comme j’étais pas loin de la maison, j’ai juste posé le vélo en me disant que je regarderai au réveil. Et au réveil, j’ai regardé.

Il ne devrait pas y avoir autant de pièces, en temps normal.

Au registre des pièces de vélo que j’ai inhabituellement cassées au cours des années, il y avait la chaîne, la pédale, les roulements à bille de la fourche, et il y a maintenant l’axe de la roue arrière. Ca expliquait bien le boucan infernal que faisait le vélo à la fin. Et donc, en voyant ça, la question évidente, c’est « Et maintenant, je fais quoi ? »

Je me souviens d’une discussion assez vive avec Phèdre qui, en bonne minimaliste, me demandait pourquoi est ce que j’avais deux vélos à la maison alors que je n’en utilisais qu’un seul. La réponse est là : le second sert à prendre le relai du premier en cas d’accident de ce type. En l’occurrence, comme je dois encore changer les freins du second, j’ai juste échangé les roues arrière. Elles ne sont pas super bien alignées au niveau du dérailleur, mais ça fait l’affaire le temps de trouver une solution plus pérenne. Une solution plus pérenne qui devait attendre, parce que samedi, j’avais un déménagement, et je me voyais mal dire à Kemal « Je peux pas venir, j’ai cassé mon vélo ». Ca fait un peu cliché du type qui ne veut juste pas venir.

Et des fois je me dis qu’il faudrait que j’arrête d’aller à tous les déménagements où je suis gentiment invité. Parce que depuis 15 ans que je connais Kemal, par exemple, et pour l’avoir déjà déménagé à son appartement actuel (au 5ème sans ascenseur), je savais très bien ce qui m’attendait. Kemal et sa famille sont tout sauf des minimalistes. Samedi, le but était de transbahuter les cartons à leur destination, pour qu’ils aient de nouveau la place de faire d’autres cartons. Et on se demande comment tout ça tenait là au départ… Quand on s’est retrouvé à descendre les cartons de 30kg de comics que je me souvenais avoir monté à l’époque, j’ai comparé ça au fait de confronter une personne au serial killer qui aurait tué ses parents sous ses yeux étant enfant. Un vague sentiment de terreur et une défiance certaine.

Alors pourquoi est-ce que je m’inflige ça ? Parce que comme avec tous mes amis, j’aime Kemal. Et j’aime aussi toute sa famille. Ils font partie de cette catégorie de personnes pour qui je donnerai un rein sans réfléchir. Et donc je les déménage sans y réfléchir non plus. De toute façon, c’est la chose à faire, alors pourquoi y réfléchir ? Au delà de l’amour que je lui porte, Kemal est quelqu’un de fascinant, qui évolue dans une monde qui est très loin du mien, mais qui est tellement appréciable par sa diversité que j’ai toujours plaisir à m’y confronter.

Et puis il y a la petite histoire qu’il avait déjà utilisée à son dernier déménagement. Après les deux premiers trajets, alors que la quinzaine de personnes présentes (que je ne connaissais absolument pas) étaient à table, et que ça discutait du programme de l’après midi, quelqu’un a évoqué la possibilité de vider la mezzanine. Kemal s’y est opposé, parce que la mezzanine était remplie de ses précieuses figurines, et, debout devant l’assemblée, il ajoute « Il n’y a qu’une personne en qui j’ai assez confiance pour déplacer mes figurines, c’est Benoit, personne d’autre ne touchera mes figurines », dit-il en me pointant du doigt. Moi qui avait espéré me fondre dans l’arrière-plan et dans le bruit de fond, c’était foutu, tous les yeux étaient braqués sur moi à cet instant. J’étais évidemment pas à l’aise, mais c’est toujours amusant de se retrouver face à une situation qu’on n’aime pas spécialement.

C’est aussi pour ça que je m’attends à avoir un coup de fil de lui dans la journée, pour demander si je peux passer pour lui filer un coup de main (justement avec les figurines, je pense) aujourd’hui. C’est normal, je lui avais dit que je m’étais réservé le week-end pour l’aider, et il sait qu’il peut compter sur moi. De toute façon, j’ai eu le temps hier soir d’aller en vitesse racheter une roue arrière, faire installer mes anciens pignons dessus, et réparer complètement le vélo. Donc je suis prêt à en découdre.

Une inauguration et de l’amour

Un peu de fatigue et de vieilles habitudes

Je me retrouve depuis plusieurs jours à réintégrer mes petits rituels du soir pour un meilleur sommeil. Entendons nous bien, je dors vite (moins de 5mn), facilement, et je ne suis pas outrageusement fatigué.
Mais ce que l’expérience m’a appris, c’est à écouter mon corps plus que mon cerveau (qui ne raconte que de la merde la plupart du temps de toute façon). Et là, mon corps me dit qu’il y a un truc qui ne colle pas. C’est difficile de définir des sensations, mais clairement, je subis une certaine tension, et j’ai pas trop de doute sur ce qui la cause.
Depuis un peu plus de deux semaines, je me suis remis en tête de faire un gros ménage de printemps dans la maison, et dans mes vieux cartons de déménagement à la cave, j’ai retrouvé de vieilles figurines de Warhammer 40000.
Force est de constater que je déménage ce carton depuis 20 ans, et que pour autant que j’ai apprécié ce jeu à l’époque, aujourd’hui, je n’ai ni les personnes avec qui y jouer, ni le temps pour y jouer, ni même finalement l’envie… (comme souvent, je m’intéresse plus au lore du jeu qu’à ses mécaniques).
Pour autant, j’ai découvert un ami qui y joue beaucoup avec ses collègues de boulot… Il n’a pas fallu beaucoup plus pour que je me lance dans la vente de ces figurines. Et tant que j’y suis, j’ai aussi mis en vente mes figurines X-wing (parce que je n’y jouerai plus non plus), et Zombicide va probablement subir le même sort. Après quoi, j’ai aussi des figurines (qui ne font pas partie d’un jeu) qui prennent la poussière, et probablement deux ou trois autres trucs.
Ceci dit, j’aime pas ça. Non pas que je sois attaché à ces figurines, je m’en fous un peu. Mais c’est toute la logistique qui m’emmerde. Il faut que je trie, que je classe, que je trouve des cartons, que je protège, que je définisse comment je mets en vente, que j’attende que les gens prennent le temps de répondre, que j’aille à la poste… que des trucs qui me gonflent royalement. J’y mets du sérieux, parce que c’est bon de faire le vide, de recycler des trucs qui ne me servent pas, et, soyons honnête, de se faire un peu d’argent avec. Mais ça me gave…
Le résultat, c’est que je me sens tendu, probablement un peu stressé, et j’ai hâte d’avoir fini.
En attendant, mes vieux rituels font un peu effet, et là aussi soyons honnête, y’a probablement 80% de placebo dans cet effet. Peut-être même plus. Mais c’est bien parce que ça a été un rituel un jour que ça remarche rapidement aujourd’hui. C’était une bonne idée à l’époque, ça le reste aujourd’hui.
Whatever, quelqu’un veut une figurine Goldorak pas cher ?

Un peu de fatigue et de vieilles habitudes

Inconnu, souffrance et satisfaction

Tout apprentissage implique par définition une part d’inconnu. C’est le principe même de l’apprentissage que de chercher à connaître cet inconnu.

L’apprentissage, c’est aussi une part de douleur, parce qu’il est bien rare qu’on apprenne quelque chose sans d’abord se casser les dents dessus.

Mais ultimement, l’apprentissage, c’est une certaine satisfaction, parce qu’avec un peu de persévérance, on arrive à atteindre un à un les objectifs qu’on s’était fixé.

L’outil le plus important ici est la main. Et la tasse de thé.

Parmi mes apprentissages du moment, il y a la sculpture du bois, parce que j’ai un nouveau projet bien débile qui nécessite que je sache faire ça. Et parce que ça explique pourquoi je récupère de vieux bouts de bois depuis un an.

Un des premiers trucs qu’on apprend, ici, c’est à voir ce qu’il y a dans le prolongement du ciseau à bois. Parce que le bois est une évidence, mais la main qui est derrière ne l’est pas toujours. Et c’est important d’éviter de faire déraper le ciseau à bois sur la main, justement. Ca, c’est quelque chose que j’avais assez bien anticipé, vu que j’ai développé une certaine vision des accidents à venir (notez le « assez bien » qui signifie que oui, je me suis déjà planté le ciseau dans la main).

Le second truc à apprendre, mais ça aussi je le connaissais assez bien, c’est d’utiliser le bon outil pour la bonne tâche. Enfin, je connais le principe. Il a quand même fallu que je me plante un certain nombre de fois pour avoir une vision assez claire de quand changer d’outil.

Un autre truc que j’ai appris, c’est à tester les différentes essences de bois. Parce qu’un bois léger se découpe super facilement, tellement facilement qu’un mauvais geste suffit à tout flinguer en profondeur. Les bois plus durs laissent plus de place à l’erreur, mais par contre, ils fatiguent les mains comme personne.

Bref, tout ça pour dire que ça avance, que j’ai toujours pas le sens artistique, mais je le compense par un bon stock d’idées piquées ailleurs et que je remets à ma sauce. L’art, c’est aussi savoir copier les bonnes idées.

Inconnu, souffrance et satisfaction

La vie en vert

Après un début de semaine maussade, on a eu droit à un magnifique soleil toute la journée, ce qui en a fait un moment de repos idéal. Et quelque part, c’est pas tant le soleil que la végétation qui fait que j’ai apprécié. Mes haies de noisetiers sont en forme, les charmilles au mieux de leur forme, les hêtres ont encore un peu de mal mais ça vient, les groseilliers, cassis, framboisiers, mûriers, fraisiers s’éclatent comme des petits fous, les légumes dans le jardin commencent à pointer le bout de leur nez, les plantes d’intérieur reprennent les couleurs du printemps, bref, la vie reprend ses droits.

Je suis assez content de ce que j’arrive à faire pousser, de comment ça prospère, et de chaque feuille que je vois sortir de son bourgeon. Ca participe à mes accomplissements du moment.

Et du coup, j’ai profité de tout ça pour aller m’installer dehors, au milieu de la verdure, avec mon bout de branche, mes ciseaux à bois, et mon papier à poncer. J’ai réussi à ne pas me planter un ciseau à bois, mais ça ne m’a pas empêcher de me mettre un coup de scie sur les doigts. Mais je dois dire que je suis plutôt content de ce que j’ai réussi à faire. Je sais pas encore comment le capitaliser sur mon projet d’Octobre, mais je pense qu’il y a moyen de faire un truc sympa. J’en parlerai plus sérieusement quand il sera l’heure.

La vie en vert

Pour s’occuper jusqu’à l’été

Mon défi Habitica de trois mois étant fini en avance, et la fin du défi étant reportée jusqu’à l’été, ça me laisse presque deux mois sans objectif majeur à atteindre. En fait, c’est un peu faux, parce que j’ai toujours vingt millions d’objectifs majeurs en cours, mais bon, j’en fais un peu à chaque fois plutôt que de me concentrer sur l’un d’eux.

Alors what’s next ? Bah comme souvent dans ce genre de situation, je vais me mettre en situation d’apprentissage plutôt qu’en situation de réalisation. Y’a plein de cordes que j’aimerai ajouter à mon arc, et j’ai un peu de temps pour faire tout ça. Alors, dans le désordre :

  • Apprendre quelques nouvelles façon de cuisiner. C’est grandement inspiré par Aline qui m’apprends des choses que j’ignorais sur la nutrition, et la façon de l’améliorer, essentiellement en terme d’ingrédients. Y’a des choses à intégrer dans ma façon de faire, et j’ai envie de tester ça. Parce que je pense que mes petits problèmes de coup de barre de midi sont plus provoqués par mon alimentation que par mon sommeil (ou son absence en l’occurrence).
  • Apprendre à faire des queue d’aronde. Des propres, j’entends. Parce que mon premier essai de cet après midi a l’air pas trop mauvais en photo, mais en fait il est grave à chier.
On ne dira pas que j’ai en fait cassé un coin qui ne tient pour la photo que par la théorie de la gravité. Non, on ne le dira pas.
  • Apprendre à sculpter le bois. Parce que j’ai un autre projet qui implique des formes beaucoup plus tordues, et un talent artistique qui me fait encore défaut, mais sur lequel je travaille. C’est un projet qui, là tout de suite maintenant, me travaille beaucoup, et pour lequel je me suis fixé une deadline plus ou moins arbitraire à fin Octobre. Et là, c’est sur du bois brut que je travaille, genre, des branches que j’ai ramassé sur mon chemin l’année dernière. Heureusement ou pas, je sculpte pas de gros trucs.
  • Apprendre encore et toujours à changer mes habitudes, à les améliorer, et à chercher encore et toujours la solution ultime. En particulier dans le domaine informatique, où j’ai été bien occupé cet après midi, suite à une discussion qui m’a fait repenser une nouvelle fois ma méthode de prise de notes. J’ai déjà testé plein de choses, et j’avais il y a des années une appli qui marchait bien mais qui a été arrêtée. J’étais récemment passé sur Notes, mais encore une fois, c’est une solution que j’utilisais finalement peu. Donc j’ai tenté Markor, et parce qu’il me fallait une solution de synchro et que Dropbox était à la fois trop compliqué et que finalement je cherche à m’en débarrasser, j’ai installé Syncthing. La solution semble fonctionnelle et répondre à mon besoin, mais la config est très foireuse (pas possible de changer les chemins d’accès sous Ubuntu, les hôtes supprimés qui réapparaissent sous Android, etc…) Bref, rien d’impossible, mais de la config à ne plus savoir qu’en faire. Et pour éditer les notes en local, je suis repassé sur Atom, qui évidemment n’était pas à la bonne version et me faisait des bugs (probablement un soucis de backport).
  • Quelques question existentielles, par exemple sur les pistes d’évolution que j’ai pour réduire ma consommation de plastique. Il y a évidemment des questions de choix d’emballage, mais peut être aussi d’endroits où je fais mes achats.

Bref, je suis pas au chômage, surtout si on se dit que c’est la période où il faut s’occuper du potager…

Pour s’occuper jusqu’à l’été