A propos du sommeil (ou de son absence)

Ça fait bien un an et demi que Phèdre me répète que je dors pas assez, et que 4 à 6 heures par nuits, ça n’est pas bon pour moi. Le fait est que je n’en ressens absolument aucune fatigue particulière (j’ai récemment compris que mes coups de barre de 13h étaient surtout dus à des soucis de respiration). Donc en soi, j’ai toujours considéré faire partie de ces rares personnes qui n’ont pas besoin de beaucoup de sommeil.

Mais sans trop de raison, je me suis récemment dit « et si… » Et si je dormais différemment avec plus d’heures de sommeil ? Pas mieux, finalement, encore qu’en fait, j’imagine que, n’ayant connu que ce rythme, je ne sais peut être pas ce qu’est « dormir mieux ». Alors je me suis dit que j’allais essayer avec 7h, déjà. Sachant que je me réveille à 6h, ça veut dire extinction des écrans à 22h, et extinction des feux à 23h.

Le résultat sur mon sommeil, deux semaines dans ce défi, c’est que je dors de façon plus hachurée qu’avant. J’ai au début commis l’erreur de regarder l’heure à chaque réveil, pour essayer de comprendre les cycles, mais en fait ça me réveillait plus qu’autre chose.

Par contre, ce qui est amusant, c’est le résultat sur ma productivité. Avec presque 2h en moins chaque soir, je me doutais bien que mes listes diminueraient moins vite. Mais pas tant que ça finalement. Maintenant que j’ai très peu de temps le soir, j’en suis d’autant plus concentré sur les tâches. Ça veut dire qu’il y a plein de petites tâches qui passent à la trappe, et que je vois surtout les grands objectifs. Et que je profite de mon trajet du retour du boulot pour planifier à peu près ce que je peux faire dans le temps qui m’est imparti. C’est parfois frustrant de se dire que j’ai oublié de faire plein de petites choses, mais c’est aussi bien de voir les grandes lignes avancer.

Alors évidemment, il faut que je continue pour pouvoir réellement tirer une conclusion, je pense faire entre 1 et 3 mois, suivant comment ça se passe, mais l’expérience est surprenante, parce que les changements ne sont pas forcément là où on les attend. Reste que je garde à l’œil en priorité mon état de forme.

A propos du sommeil (ou de son absence)

Récup et bricolage

Si j’essaye de ne pas faire le hoarder, il m’arrive quand même de conserver quelques objets, en particulier pour ce qui touche au bricolage. En particulier, j’aime bien récupérer des palettes, parce qu’il s’agit souvent de bon bois, et de bois non traité. Cela dit, il faut quand même en faire quelque chose à un moment, et avec l’espace qui se raréfiait dans mon garage, je me suis enfin attelé à la tâche de les démonter.

Mais il faut bien faire quelque chose avec ce bois. Et donc, comme j’avais une idée assez claire depuis un moment, j’ai commencé à bricoler…

On commence pas compliqué…

D’abord une petite mangeoire à oiseaux. C’est un design ultra simpliste, avec le toit recouvert d’écorce de cerisier (récupérée de morceaux découpés l’an dernier), deux cure-dents collés simplement dans les trous laissés par les clous qui tenaient la palette, et des branches de lilas pour que les petits oiseaux s’y accrochent. Et des quetsches du quetschier voisin en guise de repas, mais tout ce qui se pique sur les cure-dents fera l’affaire, à terme.

Bon, cela dit, mon projet de départ, c’était pas vraiment ça. C’était plutôt ça :

Evidemment, c’est pas encore prêt…

Quatre lattes de palettes assemblées pour faire un panneau, et l’un des morceau où j’ai fait des sillons tous les 2cm. Ca devrait faire, d’ici la fin de la semaine, un nichoir à chauve souris, quand j’aurai coupé les autres morceaux et assemblé le tout. Idéalement, là aussi il faudra que je couvre avec de l’écorce, et j’aurai une plus grande surface à faire. Et on verra pour des nichoirs plus classiques par la suite.

Récup et bricolage

… et des fois, être gentil, ça a du sens

J’ai beau être un enfoiré qui rêve de faire pousser la mauvaise herbe dans je gazon anglais de mes voisins, mon caractère reste ce qu’il est. Et donc, ce matin, alors que je traînais au marché pour chercher quelques victuailles, je suis passé devant une nouvelle épicerie itinérante qui fait du vrac. J’ai pas vraiment été surpris, ma sœur m’en avait déjà parlé. Et comme c’est une initiative que je trouve bien, je me suis pas privé de faire quelques achats, même si à l’improviste comme ça, j’avais pas grand chose à prendre. Et comme il n’y avait personne qui attendait qu’on le serve après moi, j’ai pris le temps de dire à l’épicier que je trouvais son initiative bonne. On a pris le temps de discuter un peu, en particulier, j’ai fait un peu le tour de ce qu’ils avaient qui pourrait m’intéresser. Et au détour de la conversation, on a parlé de ça :

Ceci est un infuseur

En l’occurrence, comme j’ai un nouvel infuseur, qui à priori sait faire du café à froid, je l’ai interrogé sur ses cafés (même si fondamentalement, je bois peu de café). Et il n’était pas convaincu sur la possibilité de faire un café avec de l’eau froide. Mais comme visiblement il appréciait la conversation, il m’a encouragé à tester, tout simplement en me donnant, gratuitement, une bonne grosse poignée de grains de cafés, à charge pour moi de lui faire un retour. Donc oui, être gentil n’est jamais inutile, c’est aussi l’occasion de tester de nouvelles choses !

… et des fois, être gentil, ça a du sens

Je ne suis pas toujours gentil

On me dit tout le temps que je suis gentil (bon, des fois on me dit « trop bon trop con »). J’estime qu’on n’est jamais assez gentil, et je reconnais aussi que j’ai une certaine empathie qui fait que je comprends assez bien ce que les gens peuvent faire ou dire sous le coup de l’énervement, de la fatigue, ou de la lassitude. Et je ne leur en tiens que rarement rigueur. Donc oui, je suis gentil. En général.

Les petits vieux qui habitent à côté étaient venus me voir l’an dernier, parce que le noisetier qui pousse contre leur clôture fait tomber des feuilles chez eux, et ça ruine leur gazon anglais. Et ils m’avaient gentiment demandé s’ils pouvaient couper les branches qui dépassaient. Je suis gentil, donc j’ai dit oui, de toute façon, la loi est de leur côté (l’arbre ayant 35 ans, ils ne peuvent pas me demander de le couper, mais ils peuvent se charger de ce qui est de leur côté). J’ai dit oui et je ne m’en suis plus occupé. Ils savent que je récupère le bois, donc je m’attendais à ce qu’il balancent les branches dans mon jardin. Et voilà que deux semaines plus tard, j’ai … des branches dans mon jardin. Genre beaucoup de branches. Genre des branches qui font 15 à 20cm de diamètre, et qui ont été coupées largement sous la ligne de la clôture, de mon côté (mon jardin n’est jamais fermé, et ils le savaient). Les petits vieux ont taillé dans le vif, et ils ont descendu la moitié du noisetier. Alors bon, ça m’a surtout fait chier parce que je pouvais pas tout laisser là, ça allait étouffer l’herbe. Je m’inquiétais pas trop pour le noisetier, qui pousse de toute façon comme la mauvaise herbe. Ils m’ont fait ça deux fois de suite, à deux semaines d’intervalle, et j’ai à chaque fois passé mon dimanche après midi à tout débiter et ranger. J’ai hésité à aller les voir pour râler, mais bon, j’aurai peut être du être plus clair. Et puis j’aime pas faire une scène pour ça. Et puis la vengeance est un plat qui se mange froid.

S’il y a des personnes qui se demandent la différence entre la pelouse et le gazon, c’est simple. Le gazon, c’est de la merde. C’est typiquement une à trois variété d’herbes différentes, qui assurent un look uniforme et cassent la biodiversité. La pelouse, à l’inverse, c’est une grande quantité d’herbes, de plantes, de fleurs, de végétaux, qui donnent un look plutôt anarchique, et assurent une biodiversité au top. Donc ma vengeance est toute choisie. Je suis en train de préparer quelques bombes végétales, à base de graines de chardon, de rhizomes de liseron, et d’autres plantes diverses et variées qui poussent trèèèèès bien et qui vont apporter une variété insoupçonnée au gazon de mes voisins. Parce que je suis gentil avec eux.

Je ne suis pas toujours gentil

Ça, c’est vraiment moi !

Ce soir, un instant devant mon PC, je me dis que comme je n’ai rien de planifié pour la soirée, je vais en profiter pour sauvegarder et mettre à jour mon serveur web. Mais d’abord, manger (il est 19h). Je vais donc à la cuisine, à me demander ce que je vais pouvoir faire. Avant de trouver mon repas du soir, je vois mon autocuiseur, et je me souviens qu’il ne marche plus. C’est vrai que je m’étais promis de le démonter pour voir si je pouvais le réparer. Tiens, je vais rajouter ça à ma liste des choses à faire ce soir, mais pour ça, il me faut mon tournevis et tous mes embouts. Qui sont à la cave. Je vais donc à la cave. Je vois mon tournevis et mes embouts, et je vois aussi deux planches sur lesquelles je travaillais cet après midi (more on that later), et que j’avais prévu de fixer ensemble. Tout à l’air sec, alors vite fait, je fais ça. Un coup de colle, quatre chevilles, une dizaine de serre-joints, et c’est parti. J’attrape le tournevis et les embouts, et je vois un grand bout de fil de fer. C’est vrai que je m’étais dit qu’il fallait que je me fasse une petite structure pour tordre un bout de bois vert. J’attrape le fil et une pince, et je remonte le tout.

Me voilà donc avec un ordi à backuper et upgrader, un autocuiseur à réparer, du fil de fer à tordre, mon repas du soir à faire, et il est 19h30. Faciiiile !!

L’autre histoire de la journée qui me représente bien, c’est justement que j’ai travaillé un peu mon bois cet après midi. Des planches issues de palettes que j’ai démontées et qui vont me servir à complètement autre chose. J’avais envie de tester une nouvelle technique pour assembler les planches, et j’ai ri quand j’ai monté mon équipement. L’idée était d’utiliser la défonceuse avec une tête un peu particulière :

A droite, une tête de défonceuse normale ; à gauche, le monstre que j’utilise.

L’idée était de rainurer les planches. C’est pas le truc le plus facile à faire, mais ça se tente. Et c’est là que l’histoire se corse. Plutôt que de romancer, je vais montrer le résultat :

Ca va marcher moins bien, forcément !

Inutile de dire qu’avec ce machine là en train de tourner dans la défonceuse, j’ai un peu eu peur que tout m’explose à la gueule. Heureusement, j’ai pu rapidement couper le contact, mais ça n’a pas été simple, parce que les vibrations de cette tête en rotation à un milliers de tout minutes, c’est coton.

Finalement, j’en suis revenu aux bonne vieilles chevilles, au moins celles là ne vont pas me péter à la figure.

Et pour finir, un projet qui touche à sa fin, l’escalier de l’entrée :

Depuis, j’ai fait les joints de carrelage, mais globalement, j’ai plus qu’à tout nettoyer.

Une journée bien remplie, donc.

Ça, c’est vraiment moi !

L’objectif vert

En dehors de mon objectif zéro-déchets et de ma transition végétarienne, j’ai aussi prévu de reverdir mon jardin et mon entrée. Ou du moins de le planifier. J’aimerai le faire l’année prochaine, mais d’une part c’est dur de se projeter à si longue échéance, d’autre part, j’ai forcément besoin d’un peu de temps pour trier les idées, et voir ce qui est faisable et ce qui est intelligent.

Mais une chose est sûre, c’est que mes premiers efforts pour passer d’une végétalisation purement décorative et esthétique, à une végétalisation plus raisonnée et à vocation écologique, ça a eu quelques effets. Il y a plus d’insectes. J’ai maintenant régulièrement des criquets, pas mal d’autres petits trucs, et étrangement ou pas, il y a aussi beaucoup de ça :

Des mantes-religieuse !

C’est déjà la quatrième que je vois cette année. Et la quatrième que je vois de ma vie, en fait. C’est à priori un bon indicateur du biotope. Ça me fait dire que finalement, mes actions vont dans le bon sens.

L’objectif vert

Un pas en avant et un pas en arrière

En parlant de mes projets de l’été, je disais que j’avais pas de photo de l’escalier devant chez moi avant que je vire le carrelage. J’avoue que j’oublie toujours de documenter d’où je pars. Mais une âme charitable m’a rappelé que pour ce qui est extérieur, si je ne pense pas à prendre des photos, d’autres s’en chargent pour moi. Par exemple Google Maps.

Bon, c’est vieux, et ça se voit parce que j’ai beaucoup plus de verdure aujourd’hui. Mais ça donne une idée.

Et l’étagère de la salle de bain est terminée. Elle est clairement pas tout à fait droite, et j’ai merdé un paquet de trucs qui sont excessivement bien camouflés. Mais ça fait bien le job, et …

On m’a fait remarquer qu’il y a un canard très heureux sur cette photo…

… j’ai pu accrocher mes mobiles pieuvres fabriqués il y a plus d’un an !

Un pas en avant et un pas en arrière

Les projets de l’été

Une rapide update sur les projets en cours. J’avais prévu de refaire l’auvent, et j’en suis maintenant aux finitions.

Bon, c’est pas super tendu, mais c’était juste pour montrer l’idée.

Reste à savoir comment planter un ou deux pieds de lierre pour mettre un côté végétalisé à la structure. Plus quelques autres finitions au fur et à mesure que j’y penserai.

J’avais aussi comme projet de refaire l’escalier de la porte d’entrée. Il y a pas beaucoup de marches, et c’est parti assez vite, mais bon, c’est quand même pas mal de boulot, pas mal de gravats, et surtout, j’ai découvert avec horreur le prix exorbitant des rebords de marches. Pour 8 marches, ça me coûte presque deux fois plus cher de faire les rebords que le reste du carrelage…

C’est moche, mais ça l’était encore plus avant.

Le dernier truc du moment, puisque de toute façon la météo ne me permet pas de bosser dehors en permanence, c’est de travailler une petite étagère pour ma salle de bain. Ou plus particulièrement pour ma douche. Parce que ma douche, tout autant que je l’apprécie, a été mal conçue, et elle est à peu près deux fois trop grande, avec la moitié de l’espace totalement inutile. J’ai cherché un temps une utilité à cet espace, et finalement, j’ai fabriqué une petite étagère.

Bon, ça n’est qu’un test-fit, je dois encore imperméabiliser le tout avant de le fixer.

C’est déjà pas mal de boulot pour l’instant, même si je vais devoir me trouver d’autres travaux d’intérieur, la météo ne s’arrangeant pas (même si la pluie m’arrange, en cela que je n’ai pas besoin d’arroser le jardin).

Les projets de l’été