Que de bois, la suite

J’ai maintenant un nichoir dehors.

On voit pas grand chose, mais c’est parce que c’est acrobatique de monter assez haut pour le prendre de près.

Evidemment, c’est plus en cette saison que les oiseaux vont venir dedans. Mais de ce que j’ai lu, il faut de toute façon un temps pour qu’ils se fassent à sa présence. Là, il va prendre la pluie, l’hiver, le vent, et au final, il va s’intégrer au décors. Et j’ai une vue pas trop dégueu depuis la véranda.

Pour l’anneau, j’ai aussi pas mal avancé, et après avoir raté trois tentatives pour en faire un autre, la dernière semble un peu plus fructueuse :

Alors oui, à cette étape, le second anneau a l’air très moche. Il l’est.

Le premier anneau, lui et il est maintenant lisse et ciré. Le seul défaut, c’est que j’ai fait ça un peu pour le fun au départ, et que même avec mes gros doigts, il a du mal à tenir. Il n’y a qu’à un endroit où il tient correctement.

Oui, l’autre est là juste pour me rendre encore plus con.

Alors, j’ai eu quelques remarques sur le fait que je porte des anneaux aux doigts, et ma réponse est toujours la même : non, je ne les porte pas. Je les fabrique, oui, mais mon réflexe instinctif quand j’ai un anneau au doigt, c’est de l’enlever, et de jouer avec. C’est pour la même raison que je ne porte pas de montre, et mon mangeur de cauchemars est une exception, même si je passe la plupart de mon temps à l’enlever.

Pour les actuels travaux de mon ancienne chambre, ça avance, et comme je m’en doutais vu mes trouvailles précédentes, je découvre un papier peint vintage qui me donne la nausée en dessous des lambris que j’enlève…

Rendez-vous compte, des gens ont vécu ici, lorsque ce papier peint était la couverture principale de cette pièce ! Et ils l’ont fait volontairement !

J’ai avancé beaucoup moins que je ne le voudrai, mais je sais que je vais vite me retrouver coincé par faute de matériel. Et du coup, j’ai perdu un peu de temps pour partiellement régler une partie de mon principal problème : qu’est ce que je fais de tous ces lambris ?? Oui, je pourrai emmener tout ça à la déchetterie (à vélo, ça va être simple), mais bon, j’ai le vieux réflexe de « c’est du bois, je vais bien pouvoir en faire quelque chose ». Alors, j’ai de quoi en faire des tonnes, et c’est du bois peint… Mais avec un peu d’imagination et deux heures et demi de temps, ça donne déjà ça :

Bon,c ‘est pas QUE du lambris, il y a aussi des morceaux de palette.

A côté de ça, je cours toujours autant après le temps. Et pourtant, c’est pas les choses à raconter qui manquent. J’aimerai bien parler de l’assassin royal, la série de romans dont je suis en train de finir le second cycle, et qui est bien pour des raisons assez étonnantes. J’aimerai bien répondre à la question qu’on m’a posé il y a peu, à savoir « c’est qui ton super-héros préféré ? » ; la réponse courte, c’est « aucun », mais il y a un personnage qui a une place toute particulière dans mon cœur et qu’on retrouve beaucoup en BD en ce moment (avec plus ou moins de succès). J’aimerai parler de tout ce que je recommence à faire maintenant que mon poêle à bois fonctionne à nouveau, de ma chasse aux punaises invasives à travers la maison, de mon papa qui est de nouveau plongé dans les problèmes de santé, du fait que j’ai encore 6 semaines de congés à prendre avant la fin de l’année, … la liste des sujets à aborder ici est longue. Et elle attendra.

Que de bois, la suite

Que de bois !

Quelques projets qui se terminent, et d’autres qui commencent. Dans le désordre :

J’ai pas encore le logo de batman dessus, mais le look & feel me plait.

Le nichoir à chauves-souris est opérationnel. Il me reste encore quelques finitions, mais j’ai besoin d’un peu d’écorce et d’outils particuliers pour ça.

Ca se voit que les planches ne sont pas tout à fait plates, mais ça fera amplement l’affaire.

Le nichoir à mésanges est lui aussi opérationnel. Là aussi il faudrait quelques finitions, mais ça devrait être rapide. Et je le mettrai en place avant l’hiver, histoire que les animaux puisse s’y habituer.

En terme de nouveau projet, j’ai une idée qui me travaille depuis un moment…

Mon précieux… !

L’idée de faire des anneaux en bois (ici en chêne), est tout sauf simple. Je pourrai évidemment en fabriquer un sur le tour à bois, mais de façon évidente quand on connaît les propriétés mécaniques du bois, c’est susceptible de casser au moindre choc (parce que dans cette optique là, il y forcément un moment où on va être perpendiculaire aux fibres). Du coup, la seule solution viable, c’est un truc que j’avais encore jamais tenté, à savoir du bois plié. Ma première tentative ci-dessus est pas trop mal, mais encore pleine de défauts. Cela dit, j’ai des pistes d’amélioration assez claires.

Le dernier projet, qui sera de plus grande ampleur, ça sera de refaire complètement l’ancienne chambre. Et quand je dis complètement, ça veut dire les murs, le revêtement de sol, le plafond, et même les meubles. Et pour une fois, j’ai pensé à prendre quelques photos *avant* les travaux, histoire de pouvoir montrer l’évolution.

En toute logique, la première étape sera de dégager les meubles existants, qui n’ont absolument pas vocation à être repris. Et après, virer le radiateur, les lambris, le parquet, le papier peint… Bref, ça promet.

Que de bois !

A propos du sommeil (ou de son absence)

Ça fait bien un an et demi que Phèdre me répète que je dors pas assez, et que 4 à 6 heures par nuits, ça n’est pas bon pour moi. Le fait est que je n’en ressens absolument aucune fatigue particulière (j’ai récemment compris que mes coups de barre de 13h étaient surtout dus à des soucis de respiration). Donc en soi, j’ai toujours considéré faire partie de ces rares personnes qui n’ont pas besoin de beaucoup de sommeil.

Mais sans trop de raison, je me suis récemment dit « et si… » Et si je dormais différemment avec plus d’heures de sommeil ? Pas mieux, finalement, encore qu’en fait, j’imagine que, n’ayant connu que ce rythme, je ne sais peut être pas ce qu’est « dormir mieux ». Alors je me suis dit que j’allais essayer avec 7h, déjà. Sachant que je me réveille à 6h, ça veut dire extinction des écrans à 22h, et extinction des feux à 23h.

Le résultat sur mon sommeil, deux semaines dans ce défi, c’est que je dors de façon plus hachurée qu’avant. J’ai au début commis l’erreur de regarder l’heure à chaque réveil, pour essayer de comprendre les cycles, mais en fait ça me réveillait plus qu’autre chose.

Par contre, ce qui est amusant, c’est le résultat sur ma productivité. Avec presque 2h en moins chaque soir, je me doutais bien que mes listes diminueraient moins vite. Mais pas tant que ça finalement. Maintenant que j’ai très peu de temps le soir, j’en suis d’autant plus concentré sur les tâches. Ça veut dire qu’il y a plein de petites tâches qui passent à la trappe, et que je vois surtout les grands objectifs. Et que je profite de mon trajet du retour du boulot pour planifier à peu près ce que je peux faire dans le temps qui m’est imparti. C’est parfois frustrant de se dire que j’ai oublié de faire plein de petites choses, mais c’est aussi bien de voir les grandes lignes avancer.

Alors évidemment, il faut que je continue pour pouvoir réellement tirer une conclusion, je pense faire entre 1 et 3 mois, suivant comment ça se passe, mais l’expérience est surprenante, parce que les changements ne sont pas forcément là où on les attend. Reste que je garde à l’œil en priorité mon état de forme.

A propos du sommeil (ou de son absence)

Récup et bricolage

Si j’essaye de ne pas faire le hoarder, il m’arrive quand même de conserver quelques objets, en particulier pour ce qui touche au bricolage. En particulier, j’aime bien récupérer des palettes, parce qu’il s’agit souvent de bon bois, et de bois non traité. Cela dit, il faut quand même en faire quelque chose à un moment, et avec l’espace qui se raréfiait dans mon garage, je me suis enfin attelé à la tâche de les démonter.

Mais il faut bien faire quelque chose avec ce bois. Et donc, comme j’avais une idée assez claire depuis un moment, j’ai commencé à bricoler…

On commence pas compliqué…

D’abord une petite mangeoire à oiseaux. C’est un design ultra simpliste, avec le toit recouvert d’écorce de cerisier (récupérée de morceaux découpés l’an dernier), deux cure-dents collés simplement dans les trous laissés par les clous qui tenaient la palette, et des branches de lilas pour que les petits oiseaux s’y accrochent. Et des quetsches du quetschier voisin en guise de repas, mais tout ce qui se pique sur les cure-dents fera l’affaire, à terme.

Bon, cela dit, mon projet de départ, c’était pas vraiment ça. C’était plutôt ça :

Evidemment, c’est pas encore prêt…

Quatre lattes de palettes assemblées pour faire un panneau, et l’un des morceau où j’ai fait des sillons tous les 2cm. Ca devrait faire, d’ici la fin de la semaine, un nichoir à chauve souris, quand j’aurai coupé les autres morceaux et assemblé le tout. Idéalement, là aussi il faudra que je couvre avec de l’écorce, et j’aurai une plus grande surface à faire. Et on verra pour des nichoirs plus classiques par la suite.

Récup et bricolage

… et des fois, être gentil, ça a du sens

J’ai beau être un enfoiré qui rêve de faire pousser la mauvaise herbe dans je gazon anglais de mes voisins, mon caractère reste ce qu’il est. Et donc, ce matin, alors que je traînais au marché pour chercher quelques victuailles, je suis passé devant une nouvelle épicerie itinérante qui fait du vrac. J’ai pas vraiment été surpris, ma sœur m’en avait déjà parlé. Et comme c’est une initiative que je trouve bien, je me suis pas privé de faire quelques achats, même si à l’improviste comme ça, j’avais pas grand chose à prendre. Et comme il n’y avait personne qui attendait qu’on le serve après moi, j’ai pris le temps de dire à l’épicier que je trouvais son initiative bonne. On a pris le temps de discuter un peu, en particulier, j’ai fait un peu le tour de ce qu’ils avaient qui pourrait m’intéresser. Et au détour de la conversation, on a parlé de ça :

Ceci est un infuseur

En l’occurrence, comme j’ai un nouvel infuseur, qui à priori sait faire du café à froid, je l’ai interrogé sur ses cafés (même si fondamentalement, je bois peu de café). Et il n’était pas convaincu sur la possibilité de faire un café avec de l’eau froide. Mais comme visiblement il appréciait la conversation, il m’a encouragé à tester, tout simplement en me donnant, gratuitement, une bonne grosse poignée de grains de cafés, à charge pour moi de lui faire un retour. Donc oui, être gentil n’est jamais inutile, c’est aussi l’occasion de tester de nouvelles choses !

… et des fois, être gentil, ça a du sens

Je ne suis pas toujours gentil

On me dit tout le temps que je suis gentil (bon, des fois on me dit « trop bon trop con »). J’estime qu’on n’est jamais assez gentil, et je reconnais aussi que j’ai une certaine empathie qui fait que je comprends assez bien ce que les gens peuvent faire ou dire sous le coup de l’énervement, de la fatigue, ou de la lassitude. Et je ne leur en tiens que rarement rigueur. Donc oui, je suis gentil. En général.

Les petits vieux qui habitent à côté étaient venus me voir l’an dernier, parce que le noisetier qui pousse contre leur clôture fait tomber des feuilles chez eux, et ça ruine leur gazon anglais. Et ils m’avaient gentiment demandé s’ils pouvaient couper les branches qui dépassaient. Je suis gentil, donc j’ai dit oui, de toute façon, la loi est de leur côté (l’arbre ayant 35 ans, ils ne peuvent pas me demander de le couper, mais ils peuvent se charger de ce qui est de leur côté). J’ai dit oui et je ne m’en suis plus occupé. Ils savent que je récupère le bois, donc je m’attendais à ce qu’il balancent les branches dans mon jardin. Et voilà que deux semaines plus tard, j’ai … des branches dans mon jardin. Genre beaucoup de branches. Genre des branches qui font 15 à 20cm de diamètre, et qui ont été coupées largement sous la ligne de la clôture, de mon côté (mon jardin n’est jamais fermé, et ils le savaient). Les petits vieux ont taillé dans le vif, et ils ont descendu la moitié du noisetier. Alors bon, ça m’a surtout fait chier parce que je pouvais pas tout laisser là, ça allait étouffer l’herbe. Je m’inquiétais pas trop pour le noisetier, qui pousse de toute façon comme la mauvaise herbe. Ils m’ont fait ça deux fois de suite, à deux semaines d’intervalle, et j’ai à chaque fois passé mon dimanche après midi à tout débiter et ranger. J’ai hésité à aller les voir pour râler, mais bon, j’aurai peut être du être plus clair. Et puis j’aime pas faire une scène pour ça. Et puis la vengeance est un plat qui se mange froid.

S’il y a des personnes qui se demandent la différence entre la pelouse et le gazon, c’est simple. Le gazon, c’est de la merde. C’est typiquement une à trois variété d’herbes différentes, qui assurent un look uniforme et cassent la biodiversité. La pelouse, à l’inverse, c’est une grande quantité d’herbes, de plantes, de fleurs, de végétaux, qui donnent un look plutôt anarchique, et assurent une biodiversité au top. Donc ma vengeance est toute choisie. Je suis en train de préparer quelques bombes végétales, à base de graines de chardon, de rhizomes de liseron, et d’autres plantes diverses et variées qui poussent trèèèèès bien et qui vont apporter une variété insoupçonnée au gazon de mes voisins. Parce que je suis gentil avec eux.

Je ne suis pas toujours gentil

Ça, c’est vraiment moi !

Ce soir, un instant devant mon PC, je me dis que comme je n’ai rien de planifié pour la soirée, je vais en profiter pour sauvegarder et mettre à jour mon serveur web. Mais d’abord, manger (il est 19h). Je vais donc à la cuisine, à me demander ce que je vais pouvoir faire. Avant de trouver mon repas du soir, je vois mon autocuiseur, et je me souviens qu’il ne marche plus. C’est vrai que je m’étais promis de le démonter pour voir si je pouvais le réparer. Tiens, je vais rajouter ça à ma liste des choses à faire ce soir, mais pour ça, il me faut mon tournevis et tous mes embouts. Qui sont à la cave. Je vais donc à la cave. Je vois mon tournevis et mes embouts, et je vois aussi deux planches sur lesquelles je travaillais cet après midi (more on that later), et que j’avais prévu de fixer ensemble. Tout à l’air sec, alors vite fait, je fais ça. Un coup de colle, quatre chevilles, une dizaine de serre-joints, et c’est parti. J’attrape le tournevis et les embouts, et je vois un grand bout de fil de fer. C’est vrai que je m’étais dit qu’il fallait que je me fasse une petite structure pour tordre un bout de bois vert. J’attrape le fil et une pince, et je remonte le tout.

Me voilà donc avec un ordi à backuper et upgrader, un autocuiseur à réparer, du fil de fer à tordre, mon repas du soir à faire, et il est 19h30. Faciiiile !!

L’autre histoire de la journée qui me représente bien, c’est justement que j’ai travaillé un peu mon bois cet après midi. Des planches issues de palettes que j’ai démontées et qui vont me servir à complètement autre chose. J’avais envie de tester une nouvelle technique pour assembler les planches, et j’ai ri quand j’ai monté mon équipement. L’idée était d’utiliser la défonceuse avec une tête un peu particulière :

A droite, une tête de défonceuse normale ; à gauche, le monstre que j’utilise.

L’idée était de rainurer les planches. C’est pas le truc le plus facile à faire, mais ça se tente. Et c’est là que l’histoire se corse. Plutôt que de romancer, je vais montrer le résultat :

Ca va marcher moins bien, forcément !

Inutile de dire qu’avec ce machine là en train de tourner dans la défonceuse, j’ai un peu eu peur que tout m’explose à la gueule. Heureusement, j’ai pu rapidement couper le contact, mais ça n’a pas été simple, parce que les vibrations de cette tête en rotation à un milliers de tout minutes, c’est coton.

Finalement, j’en suis revenu aux bonne vieilles chevilles, au moins celles là ne vont pas me péter à la figure.

Et pour finir, un projet qui touche à sa fin, l’escalier de l’entrée :

Depuis, j’ai fait les joints de carrelage, mais globalement, j’ai plus qu’à tout nettoyer.

Une journée bien remplie, donc.

Ça, c’est vraiment moi !

L’objectif vert

En dehors de mon objectif zéro-déchets et de ma transition végétarienne, j’ai aussi prévu de reverdir mon jardin et mon entrée. Ou du moins de le planifier. J’aimerai le faire l’année prochaine, mais d’une part c’est dur de se projeter à si longue échéance, d’autre part, j’ai forcément besoin d’un peu de temps pour trier les idées, et voir ce qui est faisable et ce qui est intelligent.

Mais une chose est sûre, c’est que mes premiers efforts pour passer d’une végétalisation purement décorative et esthétique, à une végétalisation plus raisonnée et à vocation écologique, ça a eu quelques effets. Il y a plus d’insectes. J’ai maintenant régulièrement des criquets, pas mal d’autres petits trucs, et étrangement ou pas, il y a aussi beaucoup de ça :

Des mantes-religieuse !

C’est déjà la quatrième que je vois cette année. Et la quatrième que je vois de ma vie, en fait. C’est à priori un bon indicateur du biotope. Ça me fait dire que finalement, mes actions vont dans le bon sens.

L’objectif vert