Une semaine après

Une semaine de congés, c’était pas du luxe, s’agissant de la première de l’année. C’était nécessaire. Et ça a été compliqué !

Comme prévu, je suis allé en région parisienne voir Phèdre. Ca s’est passé un peu comme je l’avais imaginé, c’est à dire pas terrible au début, puisque Phèdre et moi, on a la fâcheuse habitude d’être en opposition. Moi qui cherchait un peu de quiétude, j’ai eu droit à quelques pics de stress. Mais bon, au delà de ça, on arrive toujours à régler nos différents, à revenir sur des discussions constructives, et puis le cadre chez elle est franchement agréable, avec de la forêt à perte de vue de tous les côtés. J’ai donc pu remplir mon objectif principal, qui était de trouver quelques beaux bouts de bois pour faire un peu de sculpture.

Et quelques graines à replanter ici, pour la variété.

Parce que oui, je me suis trimballé une scie là bas !! Ca n’étonnera vraiment personne… J’ai même réussi à ne pas trop passer pour un psychopathe. J’avais aussi un bouquin à lire, et il n’aura pas beaucoup avancé parce que le premier soir, Phèdre m’aura mis sur les bras un bouquin d’organisation que je devais absolument lire. C’était finalement beaucoup de GTD en français, mais assez bien écrit pour que j’y trouve quelques idées d’organisation, et d’aménagement pour mes propres tâches. Je vais juste avoir besoin de plein de temps pour mettre ça en place.

Et du temps, je n’en aurai pas eu beaucoup, puisqu’à peine rentré, j’ai enchaîné les sorties, d’abord vendredi soir avec le trio de mes libraires d’origine (d’il y a 15 ans) que j’ai enfin pu rassembler à un même endroit et un même moment. Et le lendemain, un gros repas d’anniversaire chez l’ami dont l’épouse (et mon amie) nous a quitté le mois dernier, tellement gros repas que ça aura en fait été deux repas. Le tout suivi par l’anniversaire de l’Excalibur, mon bar de toujours à Strasbourg.

J’ai trouvé un peu de temps dimanche, finalement, mais entre la fatigue et la quantité de choses à préparer, j’aurai finalement assez peu avancé. Et les quelques bombes qui sont tombées au boulot en mon absence me laissent à penser que la semaine va être trop courte, comme d’habitude. Mais justement, j’ai l’habitude.

Une semaine après

What we can never have

J’aimerai dire que ma vie se résume à ça. Ca serait un horrible mensonge, parce que ma vie est un cirque, pleine de clowns, de fauves, d’acrobates, de tours de prestidigitation, dans un spectacle que je suis toujours heureux de pouvoir raconter. Mais ce soir, j’avais juste envie de n’entendre plus que ça pendant un instant.

What we can never have

Les projets en cours

Comme je le disais plus bas, j’avais besoin de rentrer dans une phase de projets intensive en ce moment. Ca n’aura pas été facile avec le peu de temps que j’ai à disposition ces derniers jours, et surtout avec la température caniculaire. Mais j’ai quand même démarré pas mal de trucs.

Un des premiers projets que je vise, c’est l’auvent dans mon jardin. Pour rappel, il ressemblait à ça :

Ce que j’ai à lui reprocher, outre le fait de commencer à rouiller, c’est qu’au fil des années, la couverture plastique transparente n’est plus transparente depuis bien longtemps (la faute à l’usure).

J’ai déjà parlé plus bas du fait que j’ai retiré la couverture plastique, non sans y laisser quelques morceaux de bras. J’ai commencé à décaper la peinture vieillie et la rouille, j’ai fait un premier essai de peinture, et j’ai fixé un anneau à un coin. L’idée finale sera de tout décaper, de tout repeindre en blanc avec une peinture protectrice, et de fixer un anneau à chaque coin pour tendre un voile d’ombrage que je pourrai du coup retirer lorsque le temps sera moins bon. J’ai quelques autres idées, mais qui peuvent attendre.

Un autre projet que j’ai dans les cartons depuis longtemps, c’est de placer une étagère dans ma douche. Oui, je sais, ça peut sembler bizarre, si on ne sait pas que j’ai un espace de malade dans ma douche (en fait beaucoup d’espace perdu). Et puis j’ai besoin d’un endroit où suspendre mes poulpes. J’ai donc cherché dans les chutes de planches de mon atelier, et comme souvent, soit j’ai la longueur, soir la largeur, mais jamais les deux en même temps. Ca me faisait quand même chier d’utiliser une grande planche de 2m pour ma découpe, et donc j’ai testé un truc que j’avais vu, qui consiste à joindre deux planches à la fraiseuse à lamelle et à la colle pour former une planche plus grande.

C’est en train de sécher, mais ça se présente bien.

Le projet que je devais finir depuis longtemps et qui ne dépendait pas vraiment de moi, c’était la moustiquaire dans la chambre. Par les températures actuelles, ça semblait une obligation. Ma soeur a fini la couture cette semaine, et j’ai donc pu mettre tout ça en place.

En fait ça se voit pas à gauche, mais la moustiquaire court tout le long de la pièce.

Et là, j’ai eu à faire face à un petit problème. J’ai deux rideaux / moustiquaires qui sont accrochés au plafond, et qui courent sur toute la longueur, avec plus d’un mètre de recoupement. Mais là où ils touchent le mur, je n’ai pas de fixation, et donc ça se balade assez librement, ce qui du coup n’est pas très étanche, pour une moustiquaire. Je dirai bien que j’ai fait preuve d’ingéniosité, mais j’avais déjà pensé à ça il y a un moment. Et j’ai résolu le problème de façon assez simple.

Oui, bon, là c’est pas super évident.

Non, je n’ai pas tout vissé dans le bois. En fait, pour être plus précis, j’ai utilisé ça :

Comment ça c’est pas plus clair ???

C’est une boite d’aimants en néodyme, et un paquet de rondelles métalliques toutes simple. J’ai percé un petit trou dans le bois, collé l’aimant à l’intérieur de ce trou, de façon à ce qu’il s’intègre dans le bois, et les rondelles tiennent la moustiquaire en place, bien tendue le long du mur. Ca a l’avantage de tenir assez fort pour ne pas bouger en cas de coup de vent, mais pas assez fort pour que si je me prends les pieds dans la moustiquaire, tout se décrochera sans arracher la moustiquaire. Et hier soir j’ai superbement bien dormi en profitant de la fraîcheur nocturne sans jamais entendre le moindre insecte venir me titiller les tympans (ça m’empêche de dormir bien plus que la chaleur). J’ai aussi quelques nouvelles réalisations au fablab, mais ça je dois encore les peaufiner avant d’en parler ici.

Et maintenant, j’ai décidé que j’avais besoin de vacances, et donc je prendrai ma première semaine de l’année du 8 au 12 Juillet. Je n’avancerai pas forcément beaucoup mes travaux, à priori, puisque j’ai été invité chez Phèdre pour me changer les idées, et c’est vrai que j’en ai besoin. Mais pour autant qu’on se soit tous les deux bloqué la semaine, je sais comment je suis, pas sur que j’y reste aussi longtemps. Je tiens facilement un jour en communauté. Le second jour, est généralement pas trop difficile, mais à partir du troisième, je ressens le besoin de me retrouver seul, et c’est pas souvent que je tiens quatre ou cinq jours avec des gens, aussi loin de mon antre. C’est plutôt la recette pour me faire péter un boulon. Heureusement, mes billets de train sont échangeable à volonté en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, donc j’ajusterai en fonction.

Les projets en cours

Le hasard et le vélo

Pour les non-résidents de notre belle communauté urbaine de Strasbourg (CUS), il convient de placer un peu de contexte. La CUS a un challenge qui existe depuis 10 ans, Au boulot à vélo, et qui vise à suggérer aux entreprises d’encourager ses employé·e·s à prendre le vélo pour venir bosser. Ca fait quelques années que j’y participe, parce qu’avec ou sans ce challenge, je viens au boulot à vélo de toute façon.

Au fil des années, le challenge s’est étoffé, avec de la chasse au trésor, des concours photo, des courses spéciales, etc, le tout dans le but d’ajouter des kilomètres à son entreprise. J’ai un peu participé à la chasse aux balises (mais assez peu vu qu’en moins de 5 jours, les 100 avaient été trouvées), et la course spéciale avait lieu le soir d’une dédicace que je ne voulais pas rater.

Stéphane Perger, il tabasse, quand même.

Il y a aussi la photo de groupe, et comme il fallait (pour que ce soit comptabilisé) qu’on ait au moins 10% des participants, l’association sportive du boulot a essayé de faire les choses bien. C’est à cette occasion que j’ai appris qu’on avait une RH QVT. Donc pour faire les choses bien, la direction a fait venir un photographe professionnel, a négocié pour que le Président et le Directeur général (qui sont eux aussi cyclistes à l’occasion) soient présents sur la photo, et histoire de motiver les troupes, ont annoncé l’organisation d’une tombola pour les participants à la photo, et dont le prix serait un vélo à assistance électrique. Bon, moi j’ai jamais caché que j’avais besoin de pédaler et de faire l’effort pour que mon trajet à vélo soit efficace, mais l’initiative est vraiment sympa.

Comme j’aime faire le militant vélo, j’avais de toute façon motivé pas mal de collègues à participer au challenge, et j’ai motivé plusieurs collègues à venir à la photo (perso, je déteste apparaître sur les photos, mais bon, je fais parfois des efforts). Nous voilà donc à aller au point de rendez-vous pour la photo, qui devait avoir lieu à 11h, heure d’une réunion que j’ai pu décaler de 10 minutes pour l’occasion. Je n’ai finalement réussi à motiver que deux collègues à m’accompagner, mais c’est déjà ça. On croise deux personnes qui distribuent les billets de tombola, je laisse passer les collègues, je rigole parce que les personnes ont eu l’air de galérer à décrocher les tickets, et finalement quand je demande à voix haute si je prends celui de gauche ou de droite, la jeune fille à ma droite me dit « prenez le mien, ça sera forcément le gagnant ! » J’ai pas osé lui dire que je ferai un mauvais gagnant.

Mais ce à quoi personne n’avait pensé avant le jour même, c’est la température à 11h du mat. On ne voyait pas grand monde sur le lieu de la photo, effectivement, et tout le monde était parti chercher de l’ombre en attendant qu’on démarre. J’aurai eu assez peu à attendre pour qu’on se mette tous en place, en plein soleil. Je ne vais pas blâmer l’association sportive ni la RH qui ont organisé ça au mieux de leurs moyens, mais rester 5mn en plein soleil pour mettre tout le monde en place était déjà un enfer, attendre 5mn de plus que le président et le directeur général sortent de leur réunion pour nous rejoindre était une catastrophe, et prendre encore 5mn de plus pour faire une photo correcte était juste surréaliste, dans la mesure où on était tous en nage. J’ai pas vu la photo finale, mais j’imagine qu’on aurait pu faire un concours de chemises mouillées. La photo prise, tout le monde se dirige vers la sortie (surtout que j’étais très juste pour ma réunion), mais non « attendez, y’a le tirage au sort de la tombola !! » J’avais juste envie de partir, mais ça fait pas terrible d’être le premier à se barrer, alors je suis resté, le temps que ça s’organise, en priant pour que ça dure le moins de temps possible.

Ca n’aura pas duré longtemps, puisque pendant que je discutais avec mon voisin des bienfait du pédalage sans assistance électrique, c’est mon numéro qui aura été tiré…

Évidemment à ce moment là, il y a plein de choses qui sont passées par ma tête. Déjà, je voyais tout le monde rentrer, et je me disais que moi je pouvais pas encore me mettre à l’ombre, ou mieux à la clim. La RH qui commence à organiser la photo du vainqueur, moi qui vais serrer la main au président et au DG qui étaient les auteurs du tirage. Ma réunion qui prend encore au moins 10mn dans les dents. Le fait que je transpire comme un porc alors qu’on va incessamment sous peu me prendre en photo avec le président et le DG. Le fait que je vais hériter d’un vélo à assistance électrique. Le fait que j’ai récupéré tellement de trucs au déménagement de mon pote la semaine dernière que je n’ai pas la moindre place dans mon garage. Bref …

Il y a deux résultantes à ça :

  1. Ma photo est maintenant placardée dans le bureau et dans les couloirs, parce que les collègues ne se lassent pas de me taquiner sur les contacts que j’ai maintenant à la direction du groupe.
  2. Ma position sur l’assistance électrique étant connue, tout le monde me dit « bah t’as qu’à le revendre ». Sauf que bon, ça ne me semble pas correct. J’ai passé un moment à me demander ce que j’allais bien pouvoir faire de cet engin, et à la réflexion, je me dis que ça pourrait valoir le coup de voir s’il me permettrait de couvrir la distance jusqu’à chez mes parents (60km à la louche, avec pas mal de dénivelé). On verra quand j’aurai la bestiole entre les mains si elle est capable de tenir cette route là. Et si c’est pas le cas… bah je sais pas encore.

Alors non, je ne me plains pas. Il ne manquerait plus que ça, tiens. C’est sympa, j’ai eu de la chance, c’est d’ailleurs ce que je dis à tous les gens qui me félicitent en dépit du fait que je n’ai rien fait de particulier à part prendre le ticket qu’on m’annonçait à l’avance comme gagnant (j’en ai d’ailleurs glissé un mot à la jeune fille qui me l’avait annoncé, elle n’en revenait pas elle non plus). Et puis voilà, on va voir quand j’aurai ce vélo entre les mains. Mais je continuerai à venir au travail à la force de mes cuisses et de mes mollets.

Le hasard et le vélo

Ces choses qui vont et viennent

Cette semaine aura été éprouvante à plus d’un titre, et si j’ai quelque part l’habitude de ces événements qui arrivent par vague, ceux de cette semaine auront testé ma capacité à rester à flot au cœur de la tempête. Tout ça aura commencé par certains espoirs qui n’auront finalement pas la suite que j’aurai souhaité, culminera avec l’enterrement d’une amie, et finira avec un énième déménagement où on compte toujours sur moi, autant pour l’organisation que la charge. Dire que je suis lessivé est un doux euphémisme.

J’aurai quand même eu une vraie bonne surprise dans tout ça :

Cette équation résume ce que nous savons des particules et des forces fondamentales.

Une petite carte postale de mon architecte préféré, D’ailleurs, tu avais parlé de début d’année de peut-être (ou peut-être pas, suivant ton emploi du temps) passer faire un tour dans le coin. C’est toujours d’actualité ? Ou c’est mort ? En tout cas, comme je le disais en début d’année, ça sera toujours avec plaisir.

Outre la fatigue qui sait parfois se montrer insistante, mon état est … je crois que le meilleur mot est « triste ». Pas déprimé, pas malheureux, juste triste. Triste pour ce que j’ai perdu, triste pour ce que je n’ai pas, et triste de l’image que je projette qui, si elle n’est pas mauvaise en soi, ne correspond pas à ce que j’aimerai. Mais j’ai appris il y a longtemps que ces choses là ne sont pas sous mon contrôle, alors je sais lâcher prise. Et je reconnais cette tristesse comme étant une marque de l’importance et de l’affection que je porte à toutes ces personnes.

Alors maintenant, quoi ? Bah comme d’habitude, quand les événements s’acharnent sur moi, je me referme doucement. Et je fais ce que je sais faire de mieux. Apprendre, bricoler, créer. Pas mal de travaux qui étaient encore à l’état d’idées dans ma tête vont commencer, voir ont déjà commencé pour certains. Par exemple, j’ai changé ça :

C’est vieux, c’est moche, c’est plein de pollen, c’est abîmé, et c’est une relique de la maison avant que j’emménage.

en ça :

C’est pas la perfection, mais ça fera l’affaire. Et c’est pas encore plein de pollen.

Voilà deux heures de travail sous la pluie hier soir qui à défaut de m’avoir reposé physiquement m’auront permis de m’évader un temps. Et rien à foutre de la pluie.

Et puis comme j’ai envie de me remettre à la sculpture sur bois pour un autre projet très personnel, et que je n’ai plus beaucoup de branches en stock suite à mon dernier projet, je me suis enfin décidé à démonter complètement les trois énormes morceau de bois qui composaient le rebord de la cheminée que je n’ai plus, pour les débiter en petits morceaux, et les mettre en forme à l’aide de mon mini tour, un autre jouet qui a le don de faire s’évader mon esprit.

J’ai pas encore la moindre idée de ce que ça donnera au final, et je ne suis même pas sur que la forme soit la plus adaptée à la sculpture que je veux faire. Mais c’est pas comme si j’avais pas encore 80kg de ce bois.

Et à côté de ça, j’ai commencé à m’intéresser à i3 (via Regolith), à une méthode plus abordable pour moi pour l’instant, à savoir gTile (qui à l’avantage de me permettre de continuer à utiliser GSConnect, ce que je n’ai pas réussi sous i3, assez logiquement), j’ai aussi commencé à regarder Home Assistant, qui est une alternative à openHAB, et j’affine mon utilisation d’Orgzly. Et je viens de voir que Dropbox limitait maintenant son utilisation à 3 appareils, ce qui me conforte dans l’utilisation de Syncthing (et si j’en avais pas besoin pour échanger avec quelques non-libristes, à commencer par mes parents, je dégagerai ce service immédiatement).

Alors j’ai bien conscience que toute cette activité sert essentiellement à m’abrutir assez l’esprit pour que je trouve le temps de bien lâcher prise, mais il y a aussi à la fois quelque chose de satisfaisant à voir que je suis toujours capable d’accomplir certaines choses positives, et dans l’absolu, ça a beau représenter pas mal de boulot, comme ça me permet de m’évader, c’est beaucoup plus reposant physiquement qu’il n’y parait. Espérons juste que je mette moins de temps que la dernière fois à sortir de cet état.

Ces choses qui vont et viennent

Des projets et de l’informatique

Je ne bricole pas que des choses à la main, il m’arrive toujours de bricoler des choses sur ordinateur, en fonction de ce qui me botte. Mes projets du moment se limitent à peu de choses en comparaison de mes travaux manuels, mais vu la météo, c’est aussi bien de pouvoir travailler en intérieur.

  • Syncthing : J’ai déjà parlé précédemment de Syncthing, c’est un candidat valable pour remplacer (dans mon contexte) des solutions propriétaires comme Dropbox ou Google Drive. C’est d’autant plus amusant qu’on peut vraiment synchroniser comme on veut en fonction des machines. Certains répertoires du PC se synchronisent sur le NAS, certaines répertoires du mobile sur le PC et réciproquement, la tablette sur le PC, et mes serveurs Raspberry Pi un peu partout… J’avance l’installation des différentes instances au fur et à mesure, je joue avec le paramétrage, j’efface et je recommence pour avoir un truc plus propre, et souvent il me prend l’envie de changer mon paradigme de sauvegarde.
  • OpenHAB : Je suis tombé là dessus par hasard en explorant F-Droid. OpenHAB est une plateforme de gestion domotique. Bon, en soi, la domotique ma souvent laissé de marbre parce que j’ai du mal à robotiser mon intérieur, et à consommer plus d’électricité pour faire moins d’efforts physiques. C’est pas le principe, chez moi. Mais… OpenHAB peut s’installer sur un Raspberry Pi, et en soi, c’est prévu pour s’interfacer avec un maximum de choses sans avoir besoin de faire appel à un produit spécifique. Sans trop y réfléchir, ça s’est interfacé avec mon media center, mon ambilight, l’éclairage LED de ma chambre, ma freebox, et quelques autres trucs. Moyennant un peu de bricolage, je peux aussi connecter ma radio internet, par exemple. Et là, je me dis qu’il y a un intérêt certain. Non pas de fainéanter, mais de corriger mes étourderies. Combien de fois je laisse la lumière allumée à la cave par erreur ? Combien d’appareils je laisse branchés à l’atelier ? Combien de fois j’oublie de couper le radio réveil quand je suis en déplacement ? C’est pas garanti que j’arrive à résoudre tous ces problèmes, mais ça vaut le coup de creuser. Et en plus ça m’amuse.
  • Emacs & Orgmode : Celui là, c’est un conseil d’Aline, pour tout ce qui touche à la prise de notes et la gestion de todo. J’ai d’abord douté un peu, parce que j’avais précédemment tenté le frère ennemi d’Emacs, Vim, et j’avais pas réussi à accrocher. Mais il faut dire qu’elle me l’a bien vendu, et que même s’il s’agit d’un mode spécifique à Emacs, ça reste de la manipulation de fichier texte, donc je ne reste pas enfermé dans un outil quelconque (on est d’accord qu’avec Emacs, c’est quand même plus pratique). Comme le gros de l’outil est prévu pour utiliser les milliers de raccourcis claviers, je suis en phase d’apprentissage. Pour l’exercice, je tiens une liste assez exhaustive de mes tâches à faire, et autant dire que j’ai assez rapidement réussi à faire une loooooongue liste de trucs … Ca veut pas dire que ça prendra, mais ça vaut la peine d’essayer.
  • Aria2 : Celui-là, je n’y ai pas encore touché, mais ça me démange de remonter mon serveur de téléchargement sur Raspberry Pi. Et puis surtout je crois que je suis curieux de savoir à quoi ça ressemble une fois en place. Ca veut probablement dire que ça ne tiendra pas longtemps en place, mais peut-être que j’aurai tort. Le seul moyen de le savoir, c’est d’essayer.
  • CardDav & CalDav : Un vieux projet que j’ai pas abandonné, à savoir auto-héberger un outil qui me permette de synchroniser mon téléphone en CalDav et CardDav, pour ne plus dépendre directement de Google pour mes contacts et mon calendrier. J’ai quelques pistes en tête, mais il me faudra un peu de temps pour faire une installation sérieuse et qui devra être proprement backupée si je veux faire un switch définitif.

Et surtout, tout ces projets sont une bonne raison de faire une pause dans un autre projet que j’ai démarré récemment, et qui m’a déjà bien gonflé en très peu de temps, en l’occurrence refaire l’auvent dans mon jardin. Le problème de base était que le toit de cet auvent était en vieux plastique, qui était à la base transparent, mais avec les années, était devenu totalement opaque. Et abîmé. J’ai vite compris que c’était pas juste du plastique, mais probablement du PRV. Je l’ai compris quand, en essayant de dévisser le tout, j’ai commencé à avoir des démangeaisons persistantes sur les bras. Le fait est que la surface était tellement flinguée que je frottais les bras sur la fibre de verre, et c’est une trèèèès mauvaise idée en général. Mais je reparlerai de ce projet là un peu plus tard.

Des projets et de l’informatique

Le hasard et la bande dessinée

Depuis le début de l’année, mon libraire a organisé des soirée « Apéro BD » mensuelles, où les volontaires se retrouvent au magasin, avec de quoi faire un apéro, et une bande dessinée à présenter aux autres. Le concept est sympa, même si c’est réalisé dans la désorganisation la plus totale. Et au delà du fait de parler de bande dessinée, c’est aussi l’occasion de rencontrer des gens, de discuter, et de partager. Je me souviens de l’apéro de Février, où en discutant des anciens de la BD, une personne s’est rappelé m’avoir croisé pendant des années avec mon père dans la précédente librairie (et j’avais le vague souvenir de l’avoir déjà vu moi aussi), une autre m’a demandé si on s’était pas déjà croisé quelque part (mais après avoir énuméré les lieux où on me trouve généralement, on en a déduit que non), et une troisième m’a demandé si j’avais pas un blog (si, mais je le mets à jour assez rarement, en fait). Et le soir même, en rentrant chez moi, j’avais un message sur Habitica me demandant si c’était pas moi qui était à la librairie le soir même.

Je me souviens assez bien de cette soirée-là, parce que c’était une véritable aventure dès le départ. Pour ma part, je rentrais d’une réunion à Paris, avec un train qui partait en retard, et un début d’allergie au pollen qui ne me mettait pas au mieux de ma forme. Je suis arrivé en retard, et au milieu d’une assemblée que je connaissais à peine, à part le libraire, un des clients, et Terkel qui se pousse pour me faire une place et me propose une bière. Je me suis assis, et j’ai écouté les gens parler, parce que je commençais à avoir une migraine assez terrible, en partie due au pollen, et en partie due au fait qu’après une journée en salle de réunion, et une soirée apéro, j’étais vraiment en train de me déshydrater (ça je ne l’ai compris qu’après). C’est donc un miracle que je me souvienne de tout ça, et même que j’ai réussi à finir la soirée. En fait, je me souviens de pas mal de choses, même des mois après. Mais il y a un truc dont je me souviens parfaitement.

Je ne suis jamais à l’aise de me retrouver au milieu de tout un tas d’inconnus, c’est bien pour ça que je me mets dans ce genre de situation. Comme on écoutait une personne parler d’une BD, moi j’en profitais pour faire le tour de l’assemblée, de repérer les gens que je connaissais, ceux que je croyais avoir déjà vu, ceux que je n’avais jamais vu, et … Et il y avait cette fille à l’autre bout du cercle qu’on formait. Je ne la connaissais clairement pas, ça c’était une certitude. Par contre, elle avait quelque chose d’indescriptible, ce petit truc qui fait que même en continuant à faire le tour de l’assemblée du regard, je revenais vers elle à la moindre occasion. C’est pas juste qu’elle était mignonne, il y avait autre chose, comme une aura de curiosité. Le genre de curiosité qui fait que j’ai attendu impatiemment qu’elle prenne la parole, parce qu’elle ne parlait pas en dehors de ça. Ce qui était amusant aussi, c’est que régulièrement, l’une ou l’autre personne se levait pour chercher un truc dans ses affaires, pour prendre un verre à boire ou un morceau à manger, ou présenter sa BD, et qu’en se rasseillant à une autre place, je me retrouvais à me décaler et à me rapprocher toujours un peu plus de cette fille.

C’est quand j’ai presque fini à côté d’elle que je me suis dit que je devais passer pour un creeper, et que bon, elle devait avoir quoi, 25 ans, donc qu’il était temps que je me calme un peu (mon mal de crâne s’en chargeait bien, d’ailleurs). C’est pas grave, je peux bien être sous le charme de cette fille pendant une soirée, profiter du plaisir de cette attirance primitive, et ne rien faire de plus. Ca a beau être un instinct animal qui me poussait à apprécier sa présence, ça veut pas dire que je me comporte comme une bête. J’ai assez de jugeote pour savoir où est ma place dans tout ça. En plus alors que tout le monde était en train de remballer, j’ai eu l’impression qu’elle était hésitante, et pas forcément à l’aise. Et c’est pas ce que j’ai envie de provoquer chez les gens alors j’ai finalement tourné mon attention ailleurs.

C’est là qu’elle est venue me demander si par hasard j’avais pas un blog.

J’aimerai dire que ce que j’ai réussi à balbutier ensuite était causé par mon mal de crâne, mais non, c’est juste que je suis pas doué. Bon, le fait est que c’est quand même vrai que mon blog est un peu moribond ici, en tout cas comparé à ses débuts (les tous premiers, il y a … la vache, bientôt 17 ans !). Je ne crois pas avoir fait forte impression, je m’en suis voulu pendant deux minutes, et puis je me suis rappelé que je me faisais probablement des idées, et que le fait qu’une fille me parle n’était que ça, une conversation, sans la moindre intention derrière. Et donc l’histoire s’arrête là.

Ou pas, puisque j’ai eu le soir même ce curieux message sur Habitica me demandant si c’était moi qui était à la librairie ce soir-là. Ca aurait pu être Louis, celui qui se demandait si on s’était déjà croisé, ou Julien, celui qui m’avait déjà croisé avec mon père. Mais non, c’était bien Aline, qui avait fait le lien entre mon profil Habitica, mon blog, et ma tronche de migraineux pollinisé.

Suite à ça, on a un peu échangé, et assez rapidement on s’est revu pour manger un morceau, boire un verre, et discuter un peu. Ca m’a suffit pour me rendre compte qu’il y avait plein de choses chez elle qui me plaisaient, au delà de cette attirance primitive. Alors dans un élan de courage assez peu commun de ma part, je lui ai dit ce que je pensais, et je lui ai demandé ce qu’elle en pensait (notez que, mon courage étant en quantité limité quand il s’agit de sujet personnel, j’ai attendu le lendemain pour demander ça). Et elle en pensait que l’idée lui plaisait bien. Et d’une certaine manière, l’histoire s’arrête là. Parce que pour tout un tas de raisons, on a convenu d’attendre un peu. On continue de se voir, on continue de discuter, de se découvrir un peu, mais on attend. Je ne prétendrai pas que l’attente est une chose simple, mais c’est quelque chose que je sais faire, et vu que j’ai toujours un million de projets en tête, c’est pas vraiment un effort surhumain de ma part. Et pour la suite, advienne que pourra.

En attendant, je t’avais promis d’un jour te raconter ce que j’avais pensé ce soir là, c’est chose faite, j’espère que ça t’aura fait rire autant que j’en rigole rétrospectivement !

Le hasard et la bande dessinée

Une inauguration et de l’amour

Le week-end n’est pas fini qu’il est déjà riche en événements. Ca aura commencé samedi très tôt avec un retour post-apéro d’anniversaire où mon vélo aura commencé à faire des bruits bizarres, puis un bruit indiquant clairement que quelque chose n’allait pas. Ca faisait plusieurs jours déjà que les vitesses arrière n’étaient plus bien alignées et je sentais quelque chose venir. Mais à une certaine heure, on a juste envie de dormir, et comme j’étais pas loin de la maison, j’ai juste posé le vélo en me disant que je regarderai au réveil. Et au réveil, j’ai regardé.

Il ne devrait pas y avoir autant de pièces, en temps normal.

Au registre des pièces de vélo que j’ai inhabituellement cassées au cours des années, il y avait la chaîne, la pédale, les roulements à bille de la fourche, et il y a maintenant l’axe de la roue arrière. Ca expliquait bien le boucan infernal que faisait le vélo à la fin. Et donc, en voyant ça, la question évidente, c’est « Et maintenant, je fais quoi ? »

Je me souviens d’une discussion assez vive avec Phèdre qui, en bonne minimaliste, me demandait pourquoi est ce que j’avais deux vélos à la maison alors que je n’en utilisais qu’un seul. La réponse est là : le second sert à prendre le relai du premier en cas d’accident de ce type. En l’occurrence, comme je dois encore changer les freins du second, j’ai juste échangé les roues arrière. Elles ne sont pas super bien alignées au niveau du dérailleur, mais ça fait l’affaire le temps de trouver une solution plus pérenne. Une solution plus pérenne qui devait attendre, parce que samedi, j’avais un déménagement, et je me voyais mal dire à Kemal « Je peux pas venir, j’ai cassé mon vélo ». Ca fait un peu cliché du type qui ne veut juste pas venir.

Et des fois je me dis qu’il faudrait que j’arrête d’aller à tous les déménagements où je suis gentiment invité. Parce que depuis 15 ans que je connais Kemal, par exemple, et pour l’avoir déjà déménagé à son appartement actuel (au 5ème sans ascenseur), je savais très bien ce qui m’attendait. Kemal et sa famille sont tout sauf des minimalistes. Samedi, le but était de transbahuter les cartons à leur destination, pour qu’ils aient de nouveau la place de faire d’autres cartons. Et on se demande comment tout ça tenait là au départ… Quand on s’est retrouvé à descendre les cartons de 30kg de comics que je me souvenais avoir monté à l’époque, j’ai comparé ça au fait de confronter une personne au serial killer qui aurait tué ses parents sous ses yeux étant enfant. Un vague sentiment de terreur et une défiance certaine.

Alors pourquoi est-ce que je m’inflige ça ? Parce que comme avec tous mes amis, j’aime Kemal. Et j’aime aussi toute sa famille. Ils font partie de cette catégorie de personnes pour qui je donnerai un rein sans réfléchir. Et donc je les déménage sans y réfléchir non plus. De toute façon, c’est la chose à faire, alors pourquoi y réfléchir ? Au delà de l’amour que je lui porte, Kemal est quelqu’un de fascinant, qui évolue dans une monde qui est très loin du mien, mais qui est tellement appréciable par sa diversité que j’ai toujours plaisir à m’y confronter.

Et puis il y a la petite histoire qu’il avait déjà utilisée à son dernier déménagement. Après les deux premiers trajets, alors que la quinzaine de personnes présentes (que je ne connaissais absolument pas) étaient à table, et que ça discutait du programme de l’après midi, quelqu’un a évoqué la possibilité de vider la mezzanine. Kemal s’y est opposé, parce que la mezzanine était remplie de ses précieuses figurines, et, debout devant l’assemblée, il ajoute « Il n’y a qu’une personne en qui j’ai assez confiance pour déplacer mes figurines, c’est Benoit, personne d’autre ne touchera mes figurines », dit-il en me pointant du doigt. Moi qui avait espéré me fondre dans l’arrière-plan et dans le bruit de fond, c’était foutu, tous les yeux étaient braqués sur moi à cet instant. J’étais évidemment pas à l’aise, mais c’est toujours amusant de se retrouver face à une situation qu’on n’aime pas spécialement.

C’est aussi pour ça que je m’attends à avoir un coup de fil de lui dans la journée, pour demander si je peux passer pour lui filer un coup de main (justement avec les figurines, je pense) aujourd’hui. C’est normal, je lui avais dit que je m’étais réservé le week-end pour l’aider, et il sait qu’il peut compter sur moi. De toute façon, j’ai eu le temps hier soir d’aller en vitesse racheter une roue arrière, faire installer mes anciens pignons dessus, et réparer complètement le vélo. Donc je suis prêt à en découdre.

Une inauguration et de l’amour